dimanche 20 mai 2018

MEMOIRE DES SUDS

A Dom Gabrielli     De l'oignon cru de l'huile d'olive du pain et une pincée de sel tel est ton repas aujourd'hui succulent en ces jours de disette et tu te souviensd'une colline devant Jérusalemoù un petit chevrier te souriaitassis sur un rocher sous le ciel radieux de Palestinetu te souviens du paysan crétois aux yeux bleu clairqui remplissait ton verre de rakiun jour de Pâque inondé de lumièreavec la mer éblouissante à perte de vuetu te souviens au bord d'un chemin de caillouxsous un... [Lire la suite]

vendredi 22 décembre 2017

UN GOÛT DE FRUIT MÛR...Extrait

Agnès Schnell...Deux ans déjà    . Je me souviens....   Pieds nus dans le songe dans la fraîcheur de son eau la main ferme de l'aîeul le village encore assoupi   les mots d'ailleurs lourds en bouche le sourire de l'ancêtre et le gris des jours s'installe en mode effacé.... L'enfance telle une offrande en rouge soleil.   ...   C'était une saison aux rives incertaines une saison sans rambardes où l'infini côtoyait le banal.   En gouttes d'encre on... [Lire la suite]
jeudi 16 novembre 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Des ponts pour ceux qui partentdes ponts ou une impulsionhors des nœuds de la nuit…Ce que tu crois stablen’est que province abandonnéedévastée lapidéesans refuges pour les cruesétrangléetels des souvenirs serrés dans un mouchoir… .     AGNES SCHNELL     .  
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mercredi 15 novembre 2017

POEMES INEDITS...Extrait

Dur moment dans la voie quand les jours s'obscurcissent quand le chemin se creuse pareil à une tombe Où sont les jours heureux le murmure des voix dans le jardin discret Les visages de ceux qu'on aimait voir à table Où sont les jours heureux où on l'était soi-même sans même le savoir Dur moment dans la voie quand le miroir se brise laissant au fond de nous mille morceaux épars que garde la mémoire Mais sans aucune chance pour nous de se revoir   .   GEORGES HALDAS   .   Oeuvre ?  
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mercredi 1 novembre 2017

ANECDOTES

En ce jour saint comme en d'autres je pense à Simon Paul et Léontine, mes chers père et mère - Henri-Louis Pallen . Mon père parlait aux grives, aux merles, aux moineaux et il avait une main droite qui savait tout faire, des objets petits ou grands, avec ingéniosité. Bricoler, comme susciter le chant d’une guitare. Ma mère aimait le café bien frais, c’est-à-dire chaud qu’elle sucrait rarement, avec du miel de lavande, ses yeux s’émerveillaient devant les roses du jardin. Elle avait des robes élégantes, elle était... [Lire la suite]
jeudi 19 octobre 2017

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Tels des naufragés de haute mer certains souvenirs s'arrachent à l'oubli par vagues folles aux crocs d'écume, gueules hurlantes d'incendie Longtemps après, je les retrouve parmi les coquillages sur le sable brûlé, paroles exténuées, paroles nues -- lavées de tout. Un chant de femme très doux, la lyre d'une ancienne muse, le vent peut-être...     .   ANNE MARGUERITE MILLELIRI   .        

jeudi 5 octobre 2017

HÔTEL DU GRAND RETOUR

... Tu vas revenir par les menthes Par les luzernes les étés Dans l'esprit les fusées errantes Les cheveux d'astres les épées Tu vas revenir par les ambres Les bleus les saumons les chamois Les chevreuils les dessins des chambres Et les yeux de l'homme aux abois Les trains fantômes de décembre Dans les vallées du souvenir Les rires d'eau des chutes tendres Qui dévalent de l'avenir Tu vas revenir redescendre Par les berges du verbe aimer Par le delta des regards tendres Le grand escalier des années ...   .    ... [Lire la suite]
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mercredi 16 août 2017

TEMPS A AUTRE...Extrait

Il y a ce train têtu qui avance à travers les paysages, à travers la foule. Quelques arrêts pour laisser  monter un fol pour ajouter un tiroir, une lettre, une musique. Il y a les autres qu’on laisse au bord de la voie ceux qui nous disent on vous rattrapera et ceux qui n’en peuvent plus, qui se couchent sur le talus, font un signe avec la main   résignés. Il y a ces souvenirs qui disparaissent, déposés sur le quai, estampillés révolus. Alléger poursuivre aller de l’avant vers un horizon qu’on ignore pas toujours plus... [Lire la suite]
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lundi 14 août 2017

DEBRIS

Je ne sentirai plus Sous mes pieds la Terre qui tremble et se rebelle Voulant Cesser d’être ronde Ni mes côtes s’ouvrir devenues la carène d’un coraque Ou de la felouque où s’allonge le batelier Pour enlacer sa belle lorsque le Nil devient Fleuve de sang et de boue Je ne caresserai plus Ni les joncs de la rive et l’odeur de l’eau Ni rien qui soit vivant ni les déserts ni l’écume Ni la cime des arbres et les bras des statues Y sentant le frisson de la pierre qui prie sa délivrance Je regarderai Cachée, La main qui écrivait... [Lire la suite]
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lundi 3 juillet 2017

L'ALBUM...Extrait

Un soirj'ouvre l'albumpour ne pas être seulLes photos n'ont pas jauniDans la forêt de MarlyJean Rousselot fait la course avec son ombreles arbres applaudissentUn jardin entre dans l'étéMichel Manoll invente des bouquetsaux couleurs de la liturgieJean Bouhier marche sur la merDans les yeux de Luc Bérimontdes jeunes filles nous sourientGuillevic à La Forê t Sainte -Croixdonne des leçons de solfège au merle…Et Laude encoreles yeux fermésécoutantsa chienne de vieaboyer à la mort   . SERGE WELLENS  Poèmes de l'inconfort . ... [Lire la suite]