dimanche 13 novembre 2011

CICATRICES DU SOLEIL

(...) Toi qui ne sais pas lire     tiens mes poèmes tiens mes livres fais-en un feu pour réchauffer tes solitudes que chaque mot alimente ta braise que chaque souffle dure dans le ciel qui s'ouvre Toi qui ne sais pas écrire que ton corps et ton sang me compte l'histoire du pays parle Serait-ce illusion de l'arc-en-ciel que d'être de toi de ce corps qu'on mutile Je lirai les livres à l'envers pour mieux lire un champs de fleurs sur ton visage Je parlerai la langue du bois et de la terre pour... [Lire la suite]

dimanche 27 mars 2011

LES PIERRES DU TEMPS ET AUTRES POEMES...Extrait

"La passion des origines est un arbre il te suit dans tes voyages dans tes errances quand tu es fatigué tu t'appuies à son tronc quand tu veux dormir tu le secoues et des rêves mûrs tombent dans ton sommeil comme les fruits de l'enfance." . . . . .   TAHAR BEN JELLOUN . . . . . Oeuvre Frida Khalo    
mardi 1 mars 2011

LA REMONTEE DES CENDRES...Extrait

La poésie se contentera d'être là, pour être dite comme une prière, dans le silence, dans le recueillement du deuil. Incommensurable est notre besoin de dire, même si nos paroles, emportées par le vent, iront buter contre les montagnes jusqu'à la perte du sens, jusqu'à faire des trous dans la roche et faire bouger les pierres lourdes de l'insomnie. . TAHAR BEN JELLOUN . Oeuvre Frida Khalo
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mardi 27 juillet 2010

TAHAR BEN JELLOUN

J'arpente l'abîme. Je descends. Je suis suspendu. Les cendres fument encore. Elles montent, m'enveloppent puis retombent, poussière grise qui fait de mon corps un sablier. Je suis friable. Je suis une vieille roche délaissée. Je suis sable et temps. Je suis sans visage. Je nourris la terre et verse mes paroles dans le sang de la terre. J'irrigue les racines d'arbre au printemps tardif.                        Je compte les jours et les morts pendant... [Lire la suite]
dimanche 11 juillet 2010

A L'INSU DU SOUVENIR...Extrait

" Étranger prends le temps d'aimer l'arbre accoude-toi à terre un cavalier t'apportera de l'eau, du pain, et des olives amères c'est le goût de la terre et des semences de la mémoire c'est l'écorce du pays et la fin de la légende ces hommes qui passent n'ont pas de terre et ces femmes usées attendent leur part d'eau. Étranger, laisse la main dans la terre pourpre ici il n'est de solitude que dans la pierre. .TAHAR BEN JELLOUN .
mardi 30 mars 2010

A L'INSU DU SOUVENIR....Extrait

Etranger prends le temps d'aimer l'arbre accoude-toi à terre un cavalier t'apportera de l'eau, du pain, et des olives amères c'est le goût de la terre et des semences de la mémoire c'est l'écorce du pays et la fin de la légende ces hommes qui passent n'ont pas de terre et ces femmes usées attendent leur part d'eau. Etranger, laisse la main dans la terre pourpre ici il n'est de solitude que dans la pierre. . TAHAR  BEN  JELLOUN .

mardi 14 octobre 2008

TAHAR BEN JELLOUN

"Dans mon payson ne prête pas,on partage.Un plat rendun'est jamais vide ; du painquelques fèvesou une pincée de sel.". TAHAR BEN JELLOUN .  
samedi 22 mars 2008

POEMES PAR AMOUR ..Extrait

Quel oiseau ivre naîtra de ton absence toi la main du couchant mêlée à mon rire et la larme devenue diamant monte sur la paupière du jour c’est ton front que je dessine dans le vol de la lumière et ton regard s’en va sur la vague retournée sur un soir de sable mon corps n’est plus ce miroir qui danse alors je me souvienstu te rappelles toi l’enfant née d’une gazelle le rêve balbutiait en nous son chant éphémère le vent et l’automne dans une petite solitude je te disais laisse tes pieds nus sur la terre mouillée une rue blanche et un... [Lire la suite]
vendredi 29 février 2008

ELOGE DE L'AUTRE (version française et portugaise)

Celui qui marche d’un pas lent dans la rue de l’exilC’est toiC’est moiRegarde-le bien, ce n’est qu’un hommeQu’importe le temps, la ressemblance, le sourire au bout des larmes l’étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeuxAucun arbre arrachéNe donne l’ombre qu’il faut Ni le fruit qu’on attendLa solitude n’est pas un métierNi un déjeuner sur l’herbe Une coquetterie de bohémiensDemander l’asile est une offenseUne blessure avalée avec l’espoir qu’un jour On s’étonnera d’être heureux ici ou là-bas. . TAHAR BEN JELLOUN . .... [Lire la suite]
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samedi 26 janvier 2008

Iyâd Râdi Janajarâ

  Iyâd Râdi Janajarâ 20 décembre 1988 . À Naplouseaprès les blessuresla mort s'est glissée dans la douceur des motset le ciel a dépêché une prièrecalme et sereine.Elle s'est posée, précise sur un corps fondu dans l'argile.Il avait vingt et un ans.et venait de Tallûzâ .Les jours éteints sont faits de silence :l'ombre muette d'un regard déterrant la pierre se pose ;elle s'étale et retient la main lourde de l'hiver.Sur cette table : une saison, une forêt et le village qui descend vers la rivière. .Le corps est suspenducar le... [Lire la suite]