dimanche 12 juillet 2009

DESARROI DU FONCTIONNAIRE

L'Ere démocratique a bouleversé bien des données et ébranlé bien des certitudes. Je me suis souvent demandé quelle idée peuvent rétrospectivement avoir du système qu'ils ont servi le policier discretement en faction aux environs de la maison de Mouloud Mammeri, le flic affecté à la surveillance de Kateb Yacine, les "tacherons" chargés de torturer Bachir Hadj Ali, les commis (faux magistrats, gardiens de prison...) qui ont mené la vie dure à des hommes donnés aujourd'hui comme exemples de droiture, de patriotisme, de conviction... [Lire la suite]
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dimanche 12 juillet 2009

SOLEIL BAFOUE...Extrait

J'invoque encore la débâcle des AuroresJ'invoque encore à la dérive des dernières Iles-refugesJ'invoque à l'orée de toutes les plaiesle soleil bafouédéchiqueté dans une odeur de vagueEt accroché aux derniers sanglotsdes cithares qui se sont tuesJ'invoque pour me désabuserOh quel cauchemarJ'ai rêvé que Sénac est morttous les chants caniculaireannonciateurs d'un Feu possibleFaut-il avec nos dernières larmes buesoublier toutes les terres de soleilou personne n'aurait honte de nommer sa mèreet de chanter sa foi profondeoublier oh... [Lire la suite]
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mercredi 20 mai 2009

PERENNES...Extrait

  s'il n'y avait ce cri,en forme de pierre aiguëet son entêtement à bourgeonner s'il n'y avait cette colère,ses élancements génésiqueset son soc constellant,s'il n'y avait l'outrage,ses limaces perforanteset ses insondables dépotoirs,l'évocation ne serait plusqu'une canonnade de nostalgies,qu'une bouffonnerie gluante,le pays ne serait plusqu'un souvenir-compost,qu'un guet-apenspour le larmier.   .   TAHAR  DJAOUT . . .
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mercredi 20 mai 2009

POEME POUR NABIHA

  Je rentrerai de voyages   Et te trouverai endormie. Le raffût des meubles se sera tu, Les bêtes en douceur se seront éclipsées Et tous les tambours de la maison Seront devenus peaux vivantes mais discrètes.   J'arrive toujours dans la suspension juste des pulsations, Quand la chaux, l'argile et leur blancheur ont tout réoccupé.   J'arrive Et je vois peu à peu l'émersion : Toi d'abord qui orchestres couleurs et mouvements, Redonnes leur tapage aux bestioles, Diriges des vols périlleux. Puis les objets,... [Lire la suite]
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mercredi 22 octobre 2008

LA MORT DE L'EAU

La rivière n'en peut plusd'avoir couru par monts,d'avoir rusé avec les vaux(champs de pierre ou bois touffus)pour rejoindre la mer lointaine.elle dort làcomme un cheval recru,la langue enfoncée dans le sable. . . . TAHAR  DJAOUT . . .
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lundi 13 octobre 2008

TOUT L'ESPOIR N'EST PAS DE TROP...Extrait

Te perdrec'est retrouver le néant des sablesavec ses os de seiches obstruant ma bouche,c'est retrouver le jour encombré d'épluchures,jonché de squelettes épineux.Toi perdue,mes mains se videront de tout ce qui les faisait gémirou trembler,mes lèvres n'atteindront plus aux voiles du ciel frais,les épines des rosiers ne serviront qu'à composer aumonde un visage barbelé.Toi perdue,je serai ce corps neutreoù les angoisses font halte.Toi perdue,je ne tiendrais dans mes brasque ce tas de sable qui coule,avec la mort embusquée dans le... [Lire la suite]
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