lundi 7 octobre 2019

ENTRE DEUX

  Où serons-nous quand ces fleurs deviendront des fruitsdans l’étroit entre deux, où la fleur n’est plus une fleuret le fruit n’est pas encore un fruit.Quel merveilleux entre deuxnous formions l’un pour l’autre, entre nos corps,entre nos yeux, entre l’éveil et le sommeil.Entre chien et loup, ni jour ni nuit. Ta robe de printemps a pris si viteles couleurs de l’été, elle flotte déjàà la brise de l’automne.Ma voix n’est plus ma voixMais déjà, presque prophétie. Quel merveilleux entre deux nous étions, comme la terreentre les... [Lire la suite]
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samedi 5 octobre 2019

L'ENFANCE AUX BRUMES...Extrait

Ainsi, le verbe être au présent capricieux … Le verbe aller qui se camoufle si bien que la petite ne le reconnaît pas toujours… Et les verbes faire et venir et d’autres encore. Et puis il y a les temps. Le temps présent, ça va encore. Mais le passé et le futur sont parfois si étranges… Le temps, c’est l’ennemi des enfants ! Les parents n’ont jamais le temps ou ils veulent du temps rien que pour eux. Et pour les petits, il est toujours temps d’aller au lit, ou de sortir du bain, ou d’obéir, ou d’étudier. Le temps s’échappe quand on... [Lire la suite]
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mercredi 25 septembre 2019

YEHUDA AMICHAI

Ne deviens pasune épine.Prends exemplesur les pleurs, le grain de blé,ou l’obliquede tes yeux, toi. Nous ne sommes pas immuniséscontre le défaut des choses. Toujours partir.Monde de séparations,le coeur, les vêtementsapprovisionnent les valises. Quand nous élargissonsjardins et visages,nous détruisonsla règle des temps, futur et passémort et usure du temps,seul le sourire du sommeilcompte.     .     YEHUDA AMICHAI     .       Oeuvre Thor Lindeneg
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jeudi 12 septembre 2019

BRUNO RUIZ...Extrait

« Ce peu de temps qui reste A ce corps qui s’enliseJe le veux souverainSous la lune compliceJe le veux dans ta mainPlus léger qu’une abeilleComme un coussin d’étéLa flèche d’un hiverJe le veux sans compterLes ruines de nos routesEt savourer à deuxL’instant qui s’éternise. »***« Voici le temps des bilans de l’usure Aux feux croisés de nos forges intimesJe veux l’amour absolu jusqu’au boutFace à la verte et dernière beautéMaintenant »   . . .   BRUNO  RUIZ . . . . Oeuvre ?
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jeudi 5 septembre 2019

L'INOUBLIABLE...Extrait

Nous avons grand désir De regarder le Jour, Un jour vertical, joyeux, Qui nous ramène à la source. Mais nul ne peut sans ailes Arriver tout droit à ce qui est Tout proche et le saisir Et venir sur l'autre versant. Orienté vers l'origine, attiré Par la fraîcheur des ombrages, Au sein de forêts mythiques.  Le poète voulait là-haut Fonder ce qui demeure, En beauté. Là où il pourrait Parler seul avec Dieu, Et ne recevoir d'autre écho.  Mais... [Lire la suite]
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mercredi 31 juillet 2019

ECLATS ET BRECHES...Extrait

Est-ce bien nousce tremblement fragile du cielce rire évanoui ?Nous sommes brèches, éclats ,explosions éphémères Les creux laissés par nos corpssur la plagese sont remplis de sableplus d'une foisNos cris ont la fragilité de la craie,la vitesse du goéland Nos tendresses sont torturées Nos mots s'ėcaillentNos rêves n'ont pas toujours le tempsde nous parvenirEt c'est dans cette incertitudeque nous nous plaisons à vivre.   .     COLETTE GIBELIN       .     Photographie... [Lire la suite]

jeudi 18 juillet 2019

HOMMAGE AUX DISPARUS DU CINEMA

  C'est un temps de rien,C'est votre voix, Monsieur Marielle,qui à jamais retentitsur ce chemin d'absence où les heures se perdent.C’est un temps de rien, un temps de tout.C'est votre rire, Monsieur Rochefort, qui s'égare dans des nuits d'océan.C'est la présence indistincte d’un oiseau blesséet le jour qui revient sur la pointe des rêves.C’est un chandail de brumes oublié Hôtel du Nordet Arletty qui traverse le cri d’un amour,c’est une gueule d'atmosphère qui s’éloigne sur la pointe des pieds.C’est le rire des oubliés qui... [Lire la suite]
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jeudi 18 juillet 2019

ENCORE, VOLE

C'est un matin de fronde. Tais-toi mes mots, ne te perds pas aux encensoirs, aux critiques, aux chemins balisés. N'oublie pas la traverse. Ne te pends pas aux ramilles d'hiver quand le regain t'invite sur la page d'à côté. Ne t'oublie pas aux pas lourds quand tes akènes trépignent d'envol. Tais-toi mes mots si tu rapièces un consensus quand l'unique de toi est affranchi depuis longtemps. Si tu t'ignores quand tu dédales aux lacis d'agitations certifiées. Ne te souviens-tu plus des sillages d'outardes qui te semblaient si proches,... [Lire la suite]
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jeudi 18 juillet 2019

L'HOMME DE BEL ABBES

La mort, c'est ce chat qui m'attend dans une rue de Sidi-Bel-Abbès pour me dire que les fleurs étranglées ont écrit des zéros   La mort, c'est cette belle vitriolée par l'Amour, par le Temps, par les crèves et les chemins de détresse jouant aux dames derrière le carreau   La mort, c'est se revoir sur un banc au collège chez les marchands de mensonge avec son copain qu'est devenu un autre   La mort, c'est ce marchand d'étoiles sorti d'un manège qui joue de la déchirure mémoire et de la gomme à songes... [Lire la suite]
mardi 9 juillet 2019

NOTRE PLANETE

Nous avons l'immense douleur de vous faire part de la mort, ce soir, de notre ami le poète Michel Baglin, à 68 ans. Notre peine est immense.Voici le dernier poème qu'il nous as envoyé et que nous publions dans l'anthologie du Festival Voix vives 2019 , un poème dédié à Jackie, sa femme, vers qui toutes nos pensées se tournent ce soir. - Les éditions Bruno Doucey   .   Tant de mêmes paysages peuplent nos regards ! Depuis plus d’un demi-siècle ensemble nous jouons les balanciers sur la crête des jours traversés,... [Lire la suite]