jeudi 27 avril 2017

LES INEDITS 12

Près du visage que tu aimes Se trouvent les lucioles Se trouvent les baisers Non encore échangés Se trouve l’argile de l’origine Près du visage que tu aimes Se trouvent les oiseaux Non encore envolés Les secrets non encore dévoilés Se trouve la genèse des arbres Se trouvent les racines D’un amour inouï Et c’est le tien Et c’est le mien Tous les jours A nouveau réinventé Par la force et le lien De l’invisible De l’indicible Garde auprès de toi Le visage que tu aimes Ne sois pas distrait par la foule Garde en toi cet amour Après toutes... [Lire la suite]
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jeudi 27 avril 2017

ANNE MOUNIC...Extrait

Le poème – une parole qui ne peut, ne veut, prétendre coïncider. L’erreur consisterait à vouloir effacer l’omniprésente disjonction au cœur du temps, de la bouche à l’oreille et du présent à sa reprise, mais il s’agit d’une transcendance par-dessous, qui fonde en fusant sans fonder uniformément, et s’éprouve au fluide de l’intuition, puis de la pensée que peu à peu elle engendre, lorsque les bulles à la surface de l’eau se mettent à former des phrases. Ainsi le remuement des mille lèvres de l’instant, entre ces lignes, le grand... [Lire la suite]
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lundi 24 avril 2017

CAROLE DAWSON

Poème pour Patrig .   Je bois goutte à goutte à la pluie du silence J'écoute les bruits qui se sont tus J'entends les mots qui ne sont plus Immuable cadence Qui danse qui danse Et je glisse au-delà du paysage Là où la clarté repose Amarrée à mon rivage Au frôlement d'un murmure qui s'impose Au coeur du silence L'invisible frémit d'abondance Quand tout s'est tu quand tout se tait Plus rien n'y paraît Suspendu est le temps Et juste là Germe une lueur s'inspirant D'une parcelle d'un ciel rougissant Juste là De l'immensité Naît... [Lire la suite]
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vendredi 21 avril 2017

DONNEZ-MOI DES MOTS D'HOMME

À la mémoire d’Albert Camus... . . Donnez-moi des mots d’Homme Des mots qui s’acheminent De Tipasa la bleue aux flancs de Lourmarin Ces mots d’ocre et de feu qui épousent les cimes Délestant le soleil du poids des lendemains Ces mots je les voudrais griffonnés de lumière D’une lumière écrue revenue du bonheur Quand à midi la plage offre son ventre amer Aveuglant le passant d’une intime candeur Je voudrais des mots d’Homme De ceux qui vont en paix Rapiécer le silence au Petit Villeblevin Où le phénix d’or... [Lire la suite]
mercredi 19 avril 2017

PASSAGERE DE LA DUREE...Extrait

Ce temps composé de fragments d'éternité lorsque tu implosais en mille rayons de fruits ce temps mitoyen et distant pareil aux grilles du désert où l'on attache les chevaux de l'eau aux pieds en flamme.   Ce temps de presque rien où tu vivais de fines embrasures d'un brin de matin d'un souffle de feuillage fraîche vocalise dan la gorge.   Ce temps de nul temps sans repères ni boussole où tu mourrais de morsures de fleur en plein poumon du chagrin de l'abeille d'une griffure d'oiseau de sel à même la... [Lire la suite]
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mercredi 19 avril 2017

ETAT DES LIEUX

Maintenant Je laisse ma vie fuir son cours Les heures filer dans mes doigts le sable s’entasser sous mes dents le vent Vide façonner mes dunes y bâtir des escaliers à dévaler revenir Aux sources du mal en avaler les boues Dosant habilement les vins aux goût de bois Les drogues licites des pharmacies leurs bulles opiacées leurs benzos Car je sens qu’il ne vaut mieux pas que je reprenne conscience Tout à fait Ni que la colère flambe ni qu’elle prenne une perfection de symphonie Giclant d’un seul envol de violons et de bois Ni que je... [Lire la suite]

lundi 17 avril 2017

VOYAGE A TRAVERS UNE NEBULEUSE

 Je ne peux remettre l’amour à un autre siècle je ne peux pas même si le cri s’étrangle dans ma gorge même si la haine éclate crépite brûle sous des montagnes grises et des montagnes grises Je ne peux ajourner cette étreinte qui est une arme au double tranchant d’amour et de haine Je ne peux rien ajourner même si la nuit pèse des siècles sur mes épaules même si tarde l’aurore indécise Je ne peux remettre ma vie à un autre siècle ni mon amour ni mon cri de libération Non je ne peux ajourner le cœur.     .   ... [Lire la suite]
samedi 15 avril 2017

L'ÂME INSURGEE...Extrait

« Le poète, je vous l’ai dit, n’a pas la vie facile dans ce monde et ses besoins, pour exister, n’ont rien d’épisodique ou de professionnel. Il est voué à l’essentiel. Donc à la pauvreté matérielle. Une existence entière à préserver dans tous ses lieux, ouverte à ses passions, conquérant son intégrité. L’ampleur indispensable de l’espace et du temps, la solitude, le silence et la continuité. Les questions à poser vraiment ; la réponse à attendre de tout. Un travail où l’on entre une fois pour toutes pour ne plus le... [Lire la suite]
vendredi 14 avril 2017

QUATRIÈME ANNONCE/CUARTO ANUNCIO

Tout ce qui parvient à toucher le cielSe transforme en cette simultanéité qui courbe les âmesLes autres ne font que porter la pourriture des vagues,L’angoisse des objets.Oui, ceux-là mêmes que nous commençons à connaîtreQuand l'ombre se multiplie en ardeursQuand vivre c’est comme démêler les eauxOu voir comment la ride enceinteBouge dans le pré chaque année.Le couteau n’entre pas, mais ôte toute l’eau qu’il y a dans les joursJusqu’à ce que dans ce fond ne reste que la vieillesseRien que cette conciliation qu’acquiert la langueEn se... [Lire la suite]
mercredi 12 avril 2017

L'EBLOUI

Je ne sais d’ici que le lent ravitaillement des heures Et le chant incessant écharpant le silence Je ne sais d’ici que l’ongle des sentiers qui écosse la plaine Et la mer au lointain qui lisse ses bas bleus La paresse des îles Le rouet de tes yeux L’indolence des palmes L’insolence des cieux Tu es cet ébloui revenu du silence Tu es ce murmuré dans le soir silicieux Tu as repris l’espace comme on reprend la chance Avec au cœur l’espoir d’un ultime voyage Tu es cet ébloui qui se joue des naufrages Tu me l’avais promis ... [Lire la suite]