mercredi 31 juillet 2019

ECLATS ET BRECHES...Extrait

Est-ce bien nousce tremblement fragile du cielce rire évanoui ?Nous sommes brèches, éclats ,explosions éphémères Les creux laissés par nos corpssur la plagese sont remplis de sableplus d'une foisNos cris ont la fragilité de la craie,la vitesse du goéland Nos tendresses sont torturées Nos mots s'ėcaillentNos rêves n'ont pas toujours le tempsde nous parvenirEt c'est dans cette incertitudeque nous nous plaisons à vivre.   .     COLETTE GIBELIN       .     Photographie... [Lire la suite]

jeudi 18 juillet 2019

HOMMAGE AUX DISPARUS DU CINEMA

  C'est un temps de rien,C'est votre voix, Monsieur Marielle,qui à jamais retentitsur ce chemin d'absence où les heures se perdent.C’est un temps de rien, un temps de tout.C'est votre rire, Monsieur Rochefort, qui s'égare dans des nuits d'océan.C'est la présence indistincte d’un oiseau blesséet le jour qui revient sur la pointe des rêves.C’est un chandail de brumes oublié Hôtel du Nordet Arletty qui traverse le cri d’un amour,c’est une gueule d'atmosphère qui s’éloigne sur la pointe des pieds.C’est le rire des oubliés qui... [Lire la suite]
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jeudi 18 juillet 2019

ENCORE, VOLE

C'est un matin de fronde. Tais-toi mes mots, ne te perds pas aux encensoirs, aux critiques, aux chemins balisés. N'oublie pas la traverse. Ne te pends pas aux ramilles d'hiver quand le regain t'invite sur la page d'à côté. Ne t'oublie pas aux pas lourds quand tes akènes trépignent d'envol. Tais-toi mes mots si tu rapièces un consensus quand l'unique de toi est affranchi depuis longtemps. Si tu t'ignores quand tu dédales aux lacis d'agitations certifiées. Ne te souviens-tu plus des sillages d'outardes qui te semblaient si proches,... [Lire la suite]
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jeudi 18 juillet 2019

L'HOMME DE BEL ABBES

La mort, c'est ce chat qui m'attend dans une rue de Sidi-Bel-Abbès pour me dire que les fleurs étranglées ont écrit des zéros   La mort, c'est cette belle vitriolée par l'Amour, par le Temps, par les crèves et les chemins de détresse jouant aux dames derrière le carreau   La mort, c'est se revoir sur un banc au collège chez les marchands de mensonge avec son copain qu'est devenu un autre   La mort, c'est ce marchand d'étoiles sorti d'un manège qui joue de la déchirure mémoire et de la gomme à songes... [Lire la suite]
mardi 9 juillet 2019

NOTRE PLANETE

Nous avons l'immense douleur de vous faire part de la mort, ce soir, de notre ami le poète Michel Baglin, à 68 ans. Notre peine est immense.Voici le dernier poème qu'il nous as envoyé et que nous publions dans l'anthologie du Festival Voix vives 2019 , un poème dédié à Jackie, sa femme, vers qui toutes nos pensées se tournent ce soir. - Les éditions Bruno Doucey   .   Tant de mêmes paysages peuplent nos regards ! Depuis plus d’un demi-siècle ensemble nous jouons les balanciers sur la crête des jours traversés,... [Lire la suite]
dimanche 7 juillet 2019

ANNA MARIA CARULINA CELLI...Extrait

Mon enfant court tout autourTout autour de la mer La mer, île des temps passés Que le vent a emportée Lorsque soufflant sur le Ciel de la marelle La Terre s'est renversée Mon enfant court tout essouffléTout autour d'une dune enfarinée Une mamelle de pain blanc Tiède, laiteuse et parfuméeMariant rondeurs enneigéesA la chaleur des profondeurs Mon enfant court autour d'un œil vert Tandis que dansent sur ses chevillesLes longues herbes des pupilles Cils ondulants du bord de rêveVers les savanes... [Lire la suite]
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dimanche 7 juillet 2019

GENEVIEVE CLANCY...Extrait

  ...  Il y a cette coupe de temps où l’avenir se suspend pour laisser voir le Tout. Puis le poids revient sur l’éveil nous rendant à la nostalgie.Est-ce la présence ?Il y a cet appel mélancolique qui monte de la beauté, écho de nos peurs à briser les attaches des rêves qui ont perdu la mémoire du vol.Est-ce la présence ? (…)La présence, passeur traversant les formes pour délivrer les profondeurs qu’elles retiennent… "     . GENEVIEVE CLANCY .    
samedi 6 juillet 2019

OCEANS PARALLELES

Être, si peu de choses, en définitive, que le temps dévore à sa guise et que la mer réfugie, immémoriale... Vastes océans parallèles que  l'existence,  la mémoire, un penser imaginant ; ainsi de l'âme ! Parvenir au terme de la raison ou dénégation de ce qui fut d'emblée asséné, dans les méandres et les arcanes de la pensée unique ! Quoi choisir, retenir, avant le grand saut, à l'ancre noire  ? Que de digressions ... Mais de l'espace, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, vers  l'autre versant du temps que... [Lire la suite]
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jeudi 4 juillet 2019

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

Ta langue s'est perduedans les méandres de Babel ...Perdus le chant dansantet le son de la voix. Et tu cherches tes mots dans l'errance du vent,au creux des larmes dans un visage désertique. Enchanteresse, elle l'était,comme toute langue de l'enfance --enchantée, comme ces châteaux en Espagne, les yeux gris-verts de la mère,la mer océane,le soleil léopard,le ciel goéland. Et te voilà sans parole, dans cet enclos planté de fleurs sages dont les graines se vendent.Où sont tes ailes ? Où sont tes yeux... [Lire la suite]
samedi 22 juin 2019

MICHEL ECKHARD ELIAL...Extrait

Toute terre nue est un seuild’un si faible poidsque le chant l’élèvequand elle n’accède plusà l’air et au ciel. Un jour, c’est l’indicible pareilquand sur les griffes étroitesd’une poignée de terresi grand est le désirqu’il se retire derrière l’astredu visible amour. De toutes les vagues du cœurdu versant de l’êtreà ouvrir et comprendrele choryphée du visageannoncecomme l’ange du voyageou la vigie de l’obscur traverséque le temps est pleinde notre rencontre.   .   MICHEL ECKHARD ELIAL   .   ... [Lire la suite]
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