dimanche 19 avril 2009

UN CAHIER ORDINAIRE...Extrait

C'est un vieux temps. En noir et blanc. Des rouges gorges sur les graines. Un, d'espoir en souliers sous un arbre en bougies. De givre sur les herbes, de mousse dans la crèche, de santons un à un. La voix pure dans l'église à minuit, c'est ma mère qui chante. Mains dans les poches, la cigarette qui troue la nuit, c'est mon père. À pieds, la route nous ramène, chaussettes, bonnets, moufles de laine. Le ciel traîne son jus d'hiver, de carcasse de pierre éclatée par le gel, de froid qui prend tout des écorces aux étoiles. Partout les... [Lire la suite]
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mercredi 15 avril 2009

A BOUT

Il me reste à brûler maintes années, retenuSur ce corps comme la flamme d'une chandelle.Mais j'abrite en moi-même une ombre bleueUne vivante présence au seinDe ma flamme de vie, coeur invisible de la rose.Ainsi, au long de ces jours, alimentant ma flamme à la vie,Qu'importe la substance léchée par ma flamme quotidienne,Si le coeur de cette flamme est ombre inviolée,Ténèbres rêvant pour moi mon rêve immuable..D.H.  LAWRENCE .
jeudi 2 avril 2009

LES IMPOSTEURS DU TEMPS

Depuis que le Pouvoirpeut se moquer de nousattrapant notre viepar les cheveux de l’heurepour prolonger le jouret racornir la nuitla nature interditene nous reconnaît pluscomme « enfants du Soleil » !...Tous les êtres fragilesdepuis plus de trente anssubissent je le saiscette stupidité !...Technocrates obscursau service du videpensez-vous que Phébusà qui nous devons toutmodifiera la coursede son char merveilleux ?...Comment pouvez-vous croireque pousser une aiguilleen ajoutant un tournous fera oublierque l’heure « disparue »pour les... [Lire la suite]
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mercredi 25 février 2009

LES CORPS CONTINUS

Nous ne mettrons pas de point à notre phrase Les mots d’amour sont sans fin L’étreinte est sans temps Juste des roulis de murmures, chute de soupirs et autres preuves d’éternité Des mots comme des billets doux offerts au vent Nous déposerons des virgules sur la page à raconter l’amour Il faut effeuiller du songe les métaphores Enumérer les couleurs des villes Soulever le ciel pour voir d’un peu plus près, la peau d’après Nous ne mettrons pas de point à notre phrase Nous durerons comme durent les oeuvres Nous durerons jusqu’au sans... [Lire la suite]
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samedi 21 février 2009

Ô AMI, Ô FATIGUE

Après que le poème eut déchiré le vêtement des joursJ'invitai le vent et lui montrai la voiePour que ses doigts se fassent aiguillesEt qu'il couse l'espace avec les restes du temps..ADONIS.
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dimanche 15 février 2009

FERREMENTS...Extrait

L'exil s'en va ainsi dans la mangeoire des astresportant de malhabiles grains aux oiseaux nés du tempsqui jamais ne s'endorment jamaisaux espaces fertiles des enfances remuées . .   AIME  CESAIRE . . . Oeuvre Gérald Bloncourt
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mardi 11 novembre 2008

L'ARBRE PARLE...Extrait

"Comme le temps joue avec nous au bord du gouffre, au fil de la nuit il frotte deux, quatre, six                                          syllabes ! et les laisse s'envoler au large, de ce côté qui n'est ni ça ni là. Soleils, lunes, planètes, tournent, brillent, chantent,                             ... [Lire la suite]
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mardi 14 octobre 2008

FRAGMENTS D'UN LIVRE FUTUR

"Un peu de temps a passé. Le temps passe et ne laisse rien. Il emporte, il entraîne beaucoup de choses avec lui. Le vide, il laisse le vide. Se laisser vider par le temps comme les petits crustacés et les mollusques se laissent vider par la mer. Le temps est comme la mer. Il nous use jusqu'à être transparents. Il nous donne la transparence pour que le monde puisse se voir à travers nous ou puisse s'entendre comme nous entendons la sempiternelle rumeur de la mer dans le creux d'un coquillage. La mer, le temps, alentours de ce que... [Lire la suite]
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lundi 13 octobre 2008

CHANSONS D'AU-DELA...Extrait

"Amer il jaunit le tempset il n'est plus de tempspour encore démentir la mort.Marin toi qui conduisla barque du passage,L'oiseau dans le gréementchante toujours son chant. Je l'écoute au-delà du temps." . JOSE ANGEL VALENTE .
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vendredi 10 octobre 2008

MARIA ZAMBRANO

"La poésie appartient à ce genre d'activités qui ne se pratiquent que sous l'empire du destin" ... . Quelques poètes lucides (...) ont su que la nostalgie qui les dévore non seulement se rapportait à l’enfance, mais à un temps antérieur à tout temps déterminable. Et ils savent que leur passion de la parole a pour but de lui rendre son innocence perdue grâce à laquelle la leur serait retrouvée ; en vérité atteinte. . . .   MARIA ZAMBRANO . . .