jeudi 18 octobre 2018

BERNARD PERROY...Extrait

Bien-sûr le temps demeure un lieude course folle ou d'immobilité,de courses poursuitesentre nos élans et nos peurs,nos belles heures et les plus sombres,nos promenades, nos marches forcées,nos territoires gagnés ou perdus,nos flammes de vaste envoléeou celle trébuchante à chaque seconde,mais sûre abri en son indéchiffrable beauté dont la lumière s'élève dans la nuit de nos cœurs comme le tremblement obstiné de l'étoile…   .     BERNARD PERROY     .   Photographie Gaëlle de... [Lire la suite]
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jeudi 18 octobre 2018

LE LIVRE D'IMAGES...Extrait

Les feuilles tombent, tombent comme si au loinse fanaient dans le ciel de lointains jardins ;elles tombent avec des gestes qui se refusent.Et dans les nuits la lourde terre tombede toutes les étoiles, dans la solitude.Nous tombons tous. Cette main tombe.Et vois, cette chute est dans toutes les autres mains.Et pourtant il en est un qui retient dans sa main,cette chute délicatement, éternellement.   .     RAINER MARIA RILKE (1875–1926)      .     Photographie Thami Benkirane ... [Lire la suite]
vendredi 12 octobre 2018

A L'ORIENT DE TOUT...Extrait

Derrière les yeux, le mystèreD’où infiniment advient la beautéD’où coule la source du songeBruissant entre rochers et feuillagesChantant en cascadeles saisons renouveléesChantant les instantsde la vraie vie offerteMatin du martinet disparuMidi de la mésange retrouvéeLongues heures à travers le jourUn seul battement de cils et mille papillonsprêts à s’enfouir parmi les pétalesprêts à durer tant que dure la briseJusqu’à la passion du couchantoù les âmes clameront allianceJusqu’à l’immémorial étangoù rayon de lune et onde... [Lire la suite]
mercredi 10 octobre 2018

LA PEINE ET SES ETOILES

Que la peine soit lourde ou légèreQu’elle soit profonde ou passagère,Il existe toujours trois étoilesQui sont comme des guides. Trois étoiles qui nous aidentA éviter la peine ou à vivre avec elleEt à la traverser. L’étoile du tempsQuand tout parait désert, brulé et désoléParce qu’on a trop souffert,Le temps qui passe peut encore nous aider.Lentement, patiemment, grâce au temps,D’autres joies, d’autres rêves,Viennent se glisser en nous … L’étoile du veilleurÊtre veilleur, c’est tenir une lampe alluméePour empêcher la peine... [Lire la suite]
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samedi 6 octobre 2018

TOUTE REVOLTE EST UN POEME

Toute révolte est un poème  Celui de la terrible intuition des hommes silencés Dont le chant d’allégresse s’élève soudain Vers des cieux approbateurs Il en est des yeux illuminés des insoumis Ouverts sur d’autres plaines Comme de leurs bouches monumentales Proférant la langue étrangère à la tyrannie Chaque voix hier encore solitaire Dessine maintenant l’image déconcertante D’un nouveau recommencement-clair-désir De métamorphose La révolte est ce poème d’étonnement de chacun à lui-même Quand il s’atteint par l’enfance... [Lire la suite]
mardi 2 octobre 2018

LA RETRAITE SENTIMENTALE...Extrait

"Une tombe, ce n’est rien qu’un coffre vide. Celui que j’aime tient tout entier dans mon souvenir, dans un mouchoir encore parfumé que je déplie, dans une intonation que je me rappelle soudain et que j’écoute un long instant, la tête penchée… Il est dans un court billet tendre dont l’écriture pâlira, dans un livre usé que flattèrent ses yeux, et sa forme est assise à jamais, pour moi, mais pour moi seule – sur ce banc d’où il regardait, pensif, bleuir dans le crépuscule la Montagne aux Cailles… "     .     ... [Lire la suite]
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mardi 2 octobre 2018

CHARLES AZNAVOUR - HOMMAGE - LES EMIGRANTS , MOURIR D'AIMER, LE PERE GORIOT, ECRIRE

      .   . Comment crois-tu qu'ils sont venus? Ils sont venus, les poches vides et les mains nues Pour travailler à tours de bras Et défricher un sol ingrat Comment crois-tu qu'ils sont restés? Ils sont restés, en trimant comme des damnés    Sans avoir à lever les yeux Pour se trouver tout près de Dieu Tous ensemble Ils ont vois-tu, plein de ferveur et de vertu Tous ensemble Bâti un temple à temps perdu Comment crois-tu qu'ils ont... [Lire la suite]
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samedi 29 septembre 2018

BRUNO RUIZ

Ce peu de temps qui resteA ce corps qui s’enliseJe le veux souverainSous la lune compliceJe le veux dans ta mainPlus léger qu’une abeilleComme un coussin d’étéLa flèche d’un hiverJe le veux sans compterLes ruines de nos routesEt savourer à deuxL’instant qui s’éternise. Voici le temps des bilans de l’usureAux feux croisés de nos forges intimesJe veux l’amour absolu jusqu’au boutFace à la verte et dernière beautéMaintenant     .     BRUNO RUIZ     .   Oeuvre Susan Hall  
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vendredi 28 septembre 2018

MIRAGES

  A petits pas qu'importe ! De l'autre côté le temps ne presse plus. De l'autre côté l'instant ne leurre plus. Le voyage ne finit pas de désarticuler qu'importe le pas. Marcheur immobile dans l'eau qui emporte malgré soi vers l'irrésistible.. Oeillade des feux nuits où les rêves prennent corps et nous écrasent de tendresse le marcheur loin des voies qui se dupliquent ne sait quoi butiner le temps qui se ramasse et reste dans l'angle mort le désir défiant le silence ou cet infime frémissement que... [Lire la suite]
samedi 22 septembre 2018

FICTION D'UN DEUIL

Hommage à mon père... pour ses marguerites et ses coquelicots, qu'on admirait sans jamais les cueillir   . L’innocence, je l’ai toujours vue accrochée à ton regard comme un voile d’eau qui danse les lumières du monde, enveloppe et sublime chaque chose du monde  Les chevelures folles des enfantsLa nacre des coquillages aux teintes indécidablesSculptésAux croisées des vents et des marées Un chapelet de beignets enfilés dans une feuille de palmierLes marchands ambulantsLes figues fraîches et le maïs grillé sur les... [Lire la suite]