vendredi 28 septembre 2018

MIRAGES

  A petits pas qu'importe ! De l'autre côté le temps ne presse plus. De l'autre côté l'instant ne leurre plus. Le voyage ne finit pas de désarticuler qu'importe le pas. Marcheur immobile dans l'eau qui emporte malgré soi vers l'irrésistible.. Oeillade des feux nuits où les rêves prennent corps et nous écrasent de tendresse le marcheur loin des voies qui se dupliquent ne sait quoi butiner le temps qui se ramasse et reste dans l'angle mort le désir défiant le silence ou cet infime frémissement que... [Lire la suite]

samedi 22 septembre 2018

FICTION D'UN DEUIL

Hommage à mon père... pour ses marguerites et ses coquelicots, qu'on admirait sans jamais les cueillir   . L’innocence, je l’ai toujours vue accrochée à ton regard comme un voile d’eau qui danse les lumières du monde, enveloppe et sublime chaque chose du monde  Les chevelures folles des enfantsLa nacre des coquillages aux teintes indécidablesSculptésAux croisées des vents et des marées Un chapelet de beignets enfilés dans une feuille de palmierLes marchands ambulantsLes figues fraîches et le maïs grillé sur les... [Lire la suite]
vendredi 21 septembre 2018

RIVES EN CHAMADE...Extrait

Après ton départJe veux respirer l'ocre de ta naissanceDes souvenirs tremblés font fuir la mémoire de ta voixEgarée dans l'absence de ton amourJe voyage à travers la richesse de ma lignéeLa patience du temps me conduit à la frontière de tes chantsDans cette nuit-làDes larmes muettes s'étalent au pied du tombeauLe sommeil affectionne les pentes lointaines de NoëlDans cette nuit-làDes larmes muettes fleurissent ta sépulture de granitTu savoures l'étreinte éternelle de la femme aiméeCelle qui a rétabli ton paysTrop faible encore pour... [Lire la suite]
vendredi 21 septembre 2018

RIVES EN CHAMADE...Extraits

Méditerranéenne je suisPar ma silhouette et ma peau mâtinéeKabyle par les épices de mon regardCorse par les sonorités de la langueKabyle-corse par la cuisine rougeUnie par l'arba barona et le cumunuFrançaise par Villon et Louise MichelFardée par toutes les intempériesJe suis femme     ...   Piège du sirocco et di a tramuntana détournés Je m'engouffre dans les rêves qui incisent l'horizonConfins déplacés je scrute l'espoir qui m'espionneA califourchon entre Bavedda et le DjudjuraCrainte blottie dans les grottes de... [Lire la suite]
samedi 15 septembre 2018

L'OR DES TIGRES...Extrait

C'est l'amour. Je devrai me cacher ou fuir.Les murs de ma prison grandissent, comme en un rêve atroce. Le beau masque a changé, mais comme toujours c'est le seul. De quoi peuvent me servir mes talismans : l'exercice des lettres, la vague érudition,l'apprentissage des mots dont l'âpre Nordse servit pour chanter ses mers et ses épées,la sereine amitié, les galeries de la Bibliothèque, les choses courantes, les coutumes, le jeune amour de ma mère, l'ombre militaire de mes morts, la nuit intemporelle, la saveur du... [Lire la suite]
vendredi 14 septembre 2018

DJAFFAR BENMESBAH...Extrait

Le chant des vagues est l’ivresse raffinée des flots quand ils symphonisent le silence des océans pour le confier en murmure à la chronique du temps qui passe. C’est une œuvre d’inspiration tendre dans laquelle la mélopée se lie indissolublement aux paroles de l'évasion où l’amour tient une part plus large que l’éloignement, la séparation, l’exil, la tristesse et la nostalgie. Une œuvre qui, dans le rideau du soir, livre par déclamation libre et notée les secrets de pérennité.    .   DJAFFAR  BENMESBAH   ... [Lire la suite]

lundi 10 septembre 2018

L'EXIL IMMOBILE/ESILE IMMOBILE

Ce matin je ne sais pas ce qui s’est passé :les maisons n’ont plus de fenêtres,les arbres n’ont plus de racines,les prairies ont abandonnéleur couleur dans la nuit,les fleurs se sont réduitesà un simple contour en fil de fer.La mer ne retrouve plus l’horizontransparent dans l’espace transparent.Des étoiles monte un filet de brumecomme de chandelles éteintes.Le bon Dieu a avalé l’orange du cielet à la place de la lune, plus qu’un trouqui conduit au cimetière des avions morts,il fait nuit dans la nuit, noir dans le noir.Maintenant les... [Lire la suite]
vendredi 7 septembre 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI...Extrait

La pierre sur l'eauContre le vent rapaceLa caresse de l'eau, la caresse des doigtssur la pierre lisseTes mots à haute voix sur l'enclos de tes lèvresLe murmure d'un baiser, le murmure or et vert de l'eau -- sources secrètes.Un éclat d'aurore vient heurter le soirà son heure incertaineLe soir alentit son pas, à la rue bruissante intime le silenceUn éclat d'auroreEt la grande main du soir un instant se pose sur le cours du temps --Je pense à toi.   .     ANNE MARGUERITE MILLELIRI     ... [Lire la suite]
jeudi 6 septembre 2018

ON DIT QUE LES PLANTES NE PARLENT PAS/ DICEN QUE NO HABLAN LAS PLANTAS

On dit que ni les plantes, ni les sources, ni les oiseaux ne parlent, Non plus la vague et ses grondements, ni les astres et leur brillance, On le dit, mais c'est faux, car toujours quand je passe, Ils murmurent et s'exclament: - Voilà la folle rêvant De l'éternel printemps de la vie et des champs, Et déjà bien vite, bien vite, elle aura les cheveux blancs, Et tremblante, gelée, elle voit que le givre couvre le champ.     - Il y a des cheveux blancs sur ma tête, et du givre dans les champs, Mais je continue à... [Lire la suite]
vendredi 24 août 2018

C'EST A DIRE...Extrait

Ainsi me suis-je mis à aimer ce qui était propulsédans ce mondehors de l’écritureLe petit jour dans les îlesUn simple oiseau revenu transfiguré de sa migration.Il suffisait d’une barqueIl suffisait de ça.   ...   sivasteétait le mystère de la viesiprofondel’anxiétéqu’ellevéhiculaitquepresque sans raisonnous demeurions émotifssans raison ai-je ditsimplementcomme des âmes singulièresdoutant de toutsurtout d’elles-mêmesainsi se faufilaient les anssi profond étant notre étrange désir de vivre   ...   . ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 12:51 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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