lundi 9 juillet 2018

MA VIE

J'ai eu vingt ans et bientôt trente, les quarante ont suivi et aussi les cinquante,avec quelques unités pour perturber les comptes.J'ai lu des magazines qui parlaient de mes rides,de bouchers qui taillaient dans les bideset remontaient des seins à la filecomme dans les usines pour les automobiles.Rester jeune, peu importe le prix !Info, intox, il paraît même que le botox...Alors, là, moi, j'dis stop.Remonter le temps? Avoir encore vingt ans ?Ça va pas, non ? Tu sais quoi ? J'ai pas le temps ! Demain, dans un mois, dans un... [Lire la suite]
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samedi 7 juillet 2018

BRUNO ODILE...Extrait

Nous portons nos enfances jusqu’aux bords ruisselants de nos frontières. Des bouts de fils et de laine blanche tricotent ensemble des longs cordages extravagants. Nos candeurs exhalées dévisagent le monde et tirent la langue aux passants incongrus. Nous portons nos enfances comme le charretier conduit son attelage, se frayant un chemin parmi les ombres et les ravins. Nous détenons dans le regard toute la source de nos magnificences et c’est de ce reflux d’images, tantôt normales, tantôt subliminales, que nous extirpons des vagues... [Lire la suite]
jeudi 5 juillet 2018

NOTRE PART D'OMBRE ET D'OR...Extrait

Cela commence à la fin d’un mondeau dernier printemps d’un monde qui va mourir.Cela surgit dans une apocalypseoù les guerriers croyaient mourir avec l’HistoireDe chair aimante aimée (du pur bonheur)de la chair déchirée (de l’onde bien-aimée)de la chair en son fond ouverte découverte(de l’âge d’or où l’être en sa plénitude dormait,où l’être en dormant se formait à naître)de la chair justifiée (et le temps, le tempsqui va se jeter sur sa proie nouvelleun instant à jamais est nié)de la chair merveille écartelée émerveilléecela cela cela... [Lire la suite]
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jeudi 5 juillet 2018

GEORGES EMMANUEL CLANCIER...Extrait

Non, faux magicien des vocables,L'alezan ne s'enracineraPas plus que l'érable ne détale,De pierre demeurera la roche,Et l'odeur, sur l'océan, des rosesNe laissera qu'illisible sillageOù ni l'écuyer n'éperonnera les vaguesNi le monstre marin la cavale écumante.Branchu, feuillu, danseur et murmurant,Jet d'ombre et de soleil vert sera l'arbre,Geste somptueux et calme de la vie,Cependant que du col, des naseaux et des flancs,De ce grand œil de sultane languide,De ce panache sur la croupe volant,Telle encore te séduit ta conquêteQue le... [Lire la suite]
lundi 2 juillet 2018

CONCERTO POUR MAREES ET SILENCE...Extrait ( Revue )

       Dans ce bleu qui nous pousse vers Lorient         me revient de l'autre mer         un goût de sel et d'oursin         en ce mois d'août finissant         je me souviens d'une naissance accordée à l'aube         et d'un poète crucifié dans les caves d'une ville... [Lire la suite]
mercredi 27 juin 2018

RAVIR : LES LIEUX...

D’ici bouge la lumière. Regarde le vide lourd sur l’épaule éparpillé parmi les fenêtres.   Cherche ce que tu appelles, l’impossible mosaïque silencieuse du voyage et la lampe qu’on dirait brûlée par le temps. Regarde seulement la pièce où résonne ta vie. L’ombre jamais vue visible maintenant, dans les yeux du soir.   Entre toutes terres, le centre, la maison plus au centre, le jardin : sillons que tu racles, bêche de l’âme tirant vers toi le soleil les eaux de pluies sur les pétales à peine apparus. Au cœur... [Lire la suite]
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lundi 25 juin 2018

D'ARGILE ET DE SOUFFLE...Extrait

A Geoffrey Oryema        .   Feuilles, petites aiguilles qui claquentcomme claque le vent contre les jourset perce peu à peu le brouillard   Voici le temps, mon âme. Retourne-le sans hâte.Traverse chacune des arches qu’il érige ;prends dans ta main les pierresqui jalonnent le passagede la terre jusqu’au cielet de nouveau à la terre       Il n’existe aucun chemin ;la quête que nous poursuivonsrepose en chaque chose approchéeen chaque instant qui délivre ses clartés.   Le... [Lire la suite]
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lundi 25 juin 2018

BIRAGO DIOP...Extrait

Je voudrais vous dire des choses si tendres,Vous murmurer des mots si doux,Que seules les fleurs mortes peuvent entendreCar c'est tout ce que j'ai de vous.Je voudrais vous confier mon rêve de folieMon beau rêve si insensé,Hanté par le spectre de la mélancolieOù viennent sombrer mes penséesJe voudrais vous dire pourquoi mon âme pleureQuand tout aime et refleurit,Pourquoi elle gémit à la fuite de l'heureQui part sans apporter l'oubli.Je voudrais vous dire comment je vous adore.Hélas je ne le pourrais pas,Et c'est en mon rêve qui... [Lire la suite]
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samedi 23 juin 2018

LES DIMENSIONS DU COEUR

  "Sin duda que así como dizen que van degenerando los hombres y siendo más pequeños cuanto más va (de suerte que cada siglo merman un dedo, y a este paso vendrán a parar en títeres y figurillas, que ya poco les falta a algunos), sospecho que también los coraçones se les van achicando..."     .      Il est certain que, de même que les hommes perdent peu à peu, à ce qu'on dit, leurs qualités, et deviennent plus petits avec le temps (de sorte qu'ils rapetissent de la hauteur d'un doigt à chaque... [Lire la suite]
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jeudi 21 juin 2018

ANDRE VELTER...Extrait

 Pourtant, cendres laissées au vent ou sépultures de sable, il est d'ultimes séjours qui s'effacent, entretiennent le mystère, ouvrent d'infinis espaces aux détectives érudits. Et il en est aussi qui gardent leur secret sous les fleurs. .   ANDRE VELTER( cf. préface aux Quatrains d' Omar Khayam : " Rubayat " ) .   Oeuvre Antonio José Garcia
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