vendredi 26 mai 2017

LA BOITE A MUSIQUE...Extrait

Ce que je me dis à moi-même jamais ne passe mes lèvres de ce que je lis dans les livres ne naît pas l'oubli de mes peines or mes peines sont ordinaires pourquoi résisteraient-elles à la grâce d'un vol d'oiseaux sauvages au bord du ciel les oiseaux migrateurs sont loin la peine toujours se réveille et je ne peux tendre la main qu'à cette ombre inconnue qui m'appelle   ...   Je ne parlerai qu'à voix basse à mes fantômes familiers et de nos pas dans les allées incertaines du vieux vieux temps nul ne pourra suivre... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

lundi 22 mai 2017

LES SECRETS DE L'ECRITURE

Je n’écris pas pour quelques-uns retirés sous la lampe Ni pour les habitués d’une cité lacustre Pour l’écolier attentif à son cœur Non plus pour cet enfant paresseux qui sommeille Entre mes bras depuis cent ans Mais pour cet homme qui dépassé par l’orage N’entend pas la rumeur terrestre de son sang Ni l’herbe le flatter doucement au visage J’écris pour divulguer ce qui vient des saisons La neige pure ainsi qu’une main féminine Et le pollen éparpillé sur les gazons Aussi l’agneau qui fait le calme des montagnes J’écris pour dépasser la... [Lire la suite]
samedi 20 mai 2017

JOURNAL, LE 20 MAI 2017

Lettres vives et langues mortes. Dans le petit coffre reposent quarante ans de correspondance. Quarante ans de signes. Les lettres d’amour dévoilent la généalogie et l’avancée d’une parole. Qui n’osait pas. Qui avait peur qu’on ne lui réponde pas. La lettre des amis brûlés par le temps où les symboles sont clos. La lettre des amis dispersés par le forsythia et la solitude du jardin dès lors. Quelques mots sur du papier : je pense à tes yeux, à tes mains... Quelques mots qui ouvraient la façade des saisons. Qui faisaient bruire dans... [Lire la suite]
jeudi 18 mai 2017

LE CRI DU BUTOR

Maintenant que la jeunesse S'éteint au carreau bleui Maintenant que la jeunesse Machinale m'a trahi Maintenant que la jeunesse Tu t'en souviens souviens-t-en Maintenant que la jeunesse Chante à d'autres le printemps Maintenant que la jeunesse Détourne ses yeux lilas Maintenant que la jeunesse N'est plus ici n'est plus là Maintenant que la jeunesse Sur d'autres chemins légers Maintenant que la jeunesse Suit un nuage étranger Maintenant que la jeunesse A fui voleur généreux Me laissant mon droit d'aînesse Et l'argent... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
jeudi 18 mai 2017

UN COEUR QUI BAT

Merci Adélita mia   Lorsque le coeur éclot dans le berceau du temps, Comme une goutte d'eau jaillissant de la source, Un lever de soleil, des bourgeons éclatants, Sur la vie au long fleuve, un vaisseau prend sa course. Lorsque le coeur frémit sous le souffle du vent, Poussant tous les ruisseaux merveilleux de l'enfance, Au regard d'une mère, on voit briller souvent Une perle, une larme, au miroir d'espérance. Lorsque le coeur explose aux rayons de l'été, Ainsi qu'un soudain feu brûlant l'aube première, Rien ne peut... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,
jeudi 18 mai 2017

LE PREMIER AMOUR DU MONDE

Le soleil est venu Et reparti cent mille fois Depuis le jour du premier jour Du premier amour Le premier amour du monde? C'était... quand? Et d'abord, comment se sont retrouvés Comment se sont retrouvés Le Ciel et l'Océan? Il a pris sa main sans le savoir Sans savoir où les menait la peur du premier soir Il a pris son corps contre le sien Sans savoir qu'un deuxième matin Renaîtrait des cendres du premier matin Ils ne savaient pas que d'autres jours Suivraient le premier jour Ils ne savaient pas que la naissance La... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

mardi 16 mai 2017

SILENCE

Le silence est un lit pour le chant du monde. Il est rempli de sons (les amoureux et les solitaires le savent)  dans la ville comme à la campagne. Le silence, c’est avant tout se taire, un état d’esprit, un moment de l’en-soi, quand cesse la course et le contrôle. Le silence est vagabondage possible (mais non obligatoire !) de la pensée. J’ai besoin de silence. Tous, nous en avons besoin, même si certains ne le savent pas, même si certains ne le trouvent jamais, la faute aux conditions extérieures, intérieures, cela dépend... [Lire la suite]
jeudi 11 mai 2017

UN JARDIN SUR LA MER

Je sais un lieu de haute lice Où la livrée du matin joue À robinsonner sous les lys Près des falaises d’amadou Où le déhanchement des îles Grise la Manche qui s’exile Sous son chapelet de Corfou . Je sais un lieu de haute sphère Où les sternes vont poinçonnant Le nonchaloir évanescent D’un archipel bagué de mousse Où la veine bleutée du vent Sur les voiles des barcaroles Jette la clé de ses vingt ans . Je sais un lieu d’étreintes folles Où pour l’ongle d’un souvenir La mer au large s’émeraude Et encorbelle de... [Lire la suite]
Posté par emmila à 11:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
mercredi 10 mai 2017

PALETTE ÉGORGÉE

Tu possèdes tes géographies intérieuresque tu sèmes pêle-mêlelors de souterraines insomniessur une palette égorgée.Marges blanchesd’où fuse un orchestre d’angesles continents que tu façonnesn’ont ni crépuscules ni nuits.Ruelles d’exilles arbres rougissent de leurs feuilleset rêvent d’oiseaux d’avant la naissanced’horloge sorcièreà ensevelir le temps.Tu t’enrichis de jardins charnelsvisibles sur fond de toilehélant d’autres arbresperdus sur l’axe de la durée.Exploratrice de l’extrêmetu prends d’assaut l’infini.   .   ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mardi 9 mai 2017

JOEL GRENIER...Extrait

Tu verras, tous les deux, on ira à la mer peut être pour fermer les yeux, comme quand on était jeune et qu'on s'aimait moins fort. Je tiendrai par la taille un frisson de jeunesse que tu auras gardé pour te blottir encore dans nos silences complices. Je te dirai la vague, tu me diras l'élan, on entendra le vent nous bercer d'éternité. Et l'on sera heureux comme si c'était hier, comme si c'était le temps des marées à l'étale. Et le soir venant, nous aurons de l'écume sur nos rires comme si nous avions joui une nouvelle fois.   .... [Lire la suite]
Posté par emmila à 09:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,