mercredi 10 mai 2017

PALETTE ÉGORGÉE

Tu possèdes tes géographies intérieuresque tu sèmes pêle-mêlelors de souterraines insomniessur une palette égorgée.Marges blanchesd’où fuse un orchestre d’angesles continents que tu façonnesn’ont ni crépuscules ni nuits.Ruelles d’exilles arbres rougissent de leurs feuilleset rêvent d’oiseaux d’avant la naissanced’horloge sorcièreà ensevelir le temps.Tu t’enrichis de jardins charnelsvisibles sur fond de toilehélant d’autres arbresperdus sur l’axe de la durée.Exploratrice de l’extrêmetu prends d’assaut l’infini.   .   ... [Lire la suite]
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mardi 9 mai 2017

JOEL GRENIER...Extrait

Tu verras, tous les deux, on ira à la mer peut être pour fermer les yeux, comme quand on était jeune et qu'on s'aimait moins fort. Je tiendrai par la taille un frisson de jeunesse que tu auras gardé pour te blottir encore dans nos silences complices. Je te dirai la vague, tu me diras l'élan, on entendra le vent nous bercer d'éternité. Et l'on sera heureux comme si c'était hier, comme si c'était le temps des marées à l'étale. Et le soir venant, nous aurons de l'écume sur nos rires comme si nous avions joui une nouvelle fois.   .... [Lire la suite]
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samedi 6 mai 2017

ON TROUVERA DES LETTRES

On retrouvera des lettres entre les draps, dans une armoire normande au bois vermoulu. Dans la chambre où la poussière a figé le temps, on traversera en quelques pas des années de silence. Contre le mur, calé par des livres de papier jaune, le grand bahut nous craquera sa vérité enfouie. Il faudra de la patience pour ouvrir l’armoire à la serrure grippée. On insistera. La clef en laiton fera des tours perdus à l’angoisse de la découverte. Les battants finiront par céder dans un frémissement. Sur les étagères, des piles de linge... [Lire la suite]
vendredi 5 mai 2017

HEATHER DOHOLLAU

 L’illusion dans une île Est de croire tout voir Dans le livre blanc des heures Que chaque oiseau déchire Ici comme partout Vivre c’est fermer les yeux .   . . HEATHER DOHOLLAU . .   .              
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vendredi 5 mai 2017

L'EROSION DE L'ÂGE

Je m’enfonce à nu dans le précipice sous ce ciel réfractaire mon souffle vagabonde j’interroge l'épitaphe de l'obscure absence en exil je cueille l'érosion de l'âge j'espère l'indulgence de l'éloignement une armée de cris s'est tue dans ma prairie seul je brave l'incendie de l’étrange songe mon ombre enchaînée à son brasier se consume dépourvue de compassion je jure sur le parvis de cette danse avec l’abîme que la valve de mon cœur ne pliera pas devant le sentier paradoxal de la cruauté je vous ai laissé les ossements de ma... [Lire la suite]
jeudi 4 mai 2017

LE SEL DE LA VIE ...Extrait

" L'événement s'envole, mais reste l'essentiel, inscrit dans le corps, qui resurgit au charme furtif d'une évocation, au frisson d'une sensation, à la force étonnamment vive et parfois incompréhensible d'une émotion. À quoi cela tient-il sinon à cette voix intérieure brûlante, cette dynamo vitale dont nous ne savons même pas que nous l'avons élaborée au fil du temps. Le souvenir n'est plus mais la mémoire sensuelle du corps parle toujours. Nous sommes un tissu muni de capteurs qui enregistrent des empreintes tenaces lesquelles nous... [Lire la suite]

mercredi 3 mai 2017

A CEUX QUI VIENDRONT APRES NOUS

Vraiment, je vis en de sombre temps ! Un langage sans malice est signe De sottise, un front lisse D’insensibilité. Celui qui rit N’a pas encore reçu la terrible nouvelle. Que sont donc ces temps, où Parler des arbres est presque un crime Puisque c’est faire silence sur tant de forfaits ! Celui qui là-bas traverse tranquillement la rue N’est-il donc plus accessible à ses amis Qui sont dans la détresse ? C’est vrai : je gagne encore de quoi vivre. Mais croyez-moi : c’est pur hasard. Manger à ma faim, Rien de ce que je fais ne m’en... [Lire la suite]
jeudi 27 avril 2017

LES INEDITS 12

Près du visage que tu aimes Se trouvent les lucioles Se trouvent les baisers Non encore échangés Se trouve l’argile de l’origine Près du visage que tu aimes Se trouvent les oiseaux Non encore envolés Les secrets non encore dévoilés Se trouve la genèse des arbres Se trouvent les racines D’un amour inouï Et c’est le tien Et c’est le mien Tous les jours A nouveau réinventé Par la force et le lien De l’invisible De l’indicible Garde auprès de toi Le visage que tu aimes Ne sois pas distrait par la foule Garde en toi cet amour Après toutes... [Lire la suite]
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jeudi 27 avril 2017

ANNE MOUNIC...Extrait

Le poème – une parole qui ne peut, ne veut, prétendre coïncider. L’erreur consisterait à vouloir effacer l’omniprésente disjonction au cœur du temps, de la bouche à l’oreille et du présent à sa reprise, mais il s’agit d’une transcendance par-dessous, qui fonde en fusant sans fonder uniformément, et s’éprouve au fluide de l’intuition, puis de la pensée que peu à peu elle engendre, lorsque les bulles à la surface de l’eau se mettent à former des phrases. Ainsi le remuement des mille lèvres de l’instant, entre ces lignes, le grand... [Lire la suite]
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lundi 24 avril 2017

CAROLE DAWSON

Poème pour Patrig .   Je bois goutte à goutte à la pluie du silence J'écoute les bruits qui se sont tus J'entends les mots qui ne sont plus Immuable cadence Qui danse qui danse Et je glisse au-delà du paysage Là où la clarté repose Amarrée à mon rivage Au frôlement d'un murmure qui s'impose Au coeur du silence L'invisible frémit d'abondance Quand tout s'est tu quand tout se tait Plus rien n'y paraît Suspendu est le temps Et juste là Germe une lueur s'inspirant D'une parcelle d'un ciel rougissant Juste là De l'immensité Naît... [Lire la suite]
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