lundi 25 juillet 2016

UN MURMURE DE LUMIERE

Il a plu ce matin et l’eau venue du ciel adoucit de rosée les ronces de la nuit. Chaque rire d’oiseau est une vague de plume sur l’océan des feuilles. Dans la maison du temps l’espace est une porte que l’on ouvre sans main. Malgré tous les faux pas j’ajoute l’espérance à la grandeur des mots. J’ai mis sur l’absence une passerelle de phrases mais l’attraction du fleuve emporte vers la mer jusqu’à l’encre des pas. Tu as laissé en moi un murmure de lumière que même la distance ne pourra pas éteindre. Derrière... [Lire la suite]

dimanche 24 juillet 2016

LE BAL CHEZ TEMPOREL

Si tu reviens jamais danser chez Temporel Un jour ou l'autre Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés Auprès du nôtre D'une rencontre au bord de l'eau Ne restent que quatre initiales Et deux coeurs taillés au couteau Dans le bois des tables bancales Si tu reviens jamais danser chez Temporel Un jour ou l'autre Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés Auprès du nôtre Sur le vieux comptoir tu pourras Si le coeur t'en dit boire un verre En l'honneur de nos vingt carats Qui depuis se sont fait la paire Si tu reviens... [Lire la suite]
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dimanche 24 juillet 2016

LE CAHIER ROUGE ...Extrait

« Car la poésie ne se fractionne pas en poètes ni entre poètes, elle est présente et unique, dans toutes ses manifestations - chez chacun, toujours plus, toujours totale, de même qu'en réalité il n'existe pas des poètes, mais un seul et même poète depuis le commencement et jusqu'à la fin du monde, une force se parant de la couleur des temps, des peuples, des pays, des parlers, des personnes, qui traversent cette force, qui la portent, tout comme un fleuve reflète l'une ou l'autre de ces rives, l'un ou l'autre de ces cieux, l'un ou... [Lire la suite]
jeudi 21 juillet 2016

PAUL CELAN

La nuit, quand le pendule de l'amour balance entre Toujours et Jamais, ta parole vient rejoindre les lunes du cœur et ton œil bleu, d'orage tend le ciel à la terre. D'un bois lointain, d'un bosquet noirci de rêve l'Expiré nous effleure et le Manqué hante l'espace, grand comme les spectres du futur.   . PAUL  CELAN   .
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mercredi 20 juillet 2016

ON SAIT L'AUTRE...

  "On meurt : on meurt, on est à terre. On écoute les poètes, on écoute leur voix, le temps qui passe par leur souffle, venus de tous pays, marchant vers nulle part, on entend le murmure du monde, la mémoire de l'oubli, un long chant lancinant, et qui s'élève : et nous rehausse. Ils sont tous là, assis par terre, le dos au mur, à faire un feu avec la vie. Ils sont là, tous, à faire des flammes avec leurs mains, mettre des braises avec leur bouche, et nous réchauffer le... [Lire la suite]
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mercredi 20 juillet 2016

SAISON DE SEL

à Isabelle   Les caprices de notre automne ne mènent à rien Je voudrais offrir à tes yeux des rivières des roses absolues des années labourées sans récolte de cendres Je voudrais remonter notre destin de l’abîme préserver la mémoire de l’Euphrate loin des rêves pris entre les plis du silence                                 d’exilés morts à force de regret   Les saisons n’ont pas laissé de traces et la rivière étirée en cortège... [Lire la suite]
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mercredi 13 juillet 2016

LES PLAISIRS INTERDITS...Extrait

Si pour certains, la vie, c'est marcher les pieds nus sur des éclats de verre ; pour les autres, la vie, c'est regarder le soleil en face.    La plage compte les jours et les heures pour chaque enfant qui meurt. Une fleur s'ouvre, une tour s'effondre.    Rien n'a changé. J'ai tendu le bras, pas de pluie. Marché sur du verre, pas de soleil. Regardé la lune, pas de plage.    Qu'importe. Ton destin, c'est de voir des tours que l'on élève, des boutons de fleur, des enfants qui meurent; à... [Lire la suite]
mardi 12 juillet 2016

SOURCES DU VENT...Extrait

Toujours l’amour Sous les lueurs des plantes rares les joues roses des cerisiers les diamants de la distance Et les perles dont elle se pare Sous les lustres des flaques tièdes A travers la campagne hachée A travers les sommeils tranchés A travers l'eau et les ornières les pelouses des cimetières A travers toi Au bout du monde Le monde couru pas à pas Ton amour sous la roue du soir A peine la force de ce geste de désespoir A peine l'eau ridée sur le cours de ton sein Contre le parapet fragile du destin J'aime ces flocons blancs de la... [Lire la suite]
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mardi 12 juillet 2016

UNE BOUSSOLE

Choses sont mots. Quelqu'un - mais qui, mais quoi? -                        Nous écrit: cette incessante graphie                        Inextricable et qui ne signifie                       ... [Lire la suite]
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mardi 12 juillet 2016

PAS A PAS

Oui d’ici            d’un seul pas                    nous rejoindrons tout  Le tout nous rejoindrons            d’un seul pas                    ou de dix-mille  Pas à... [Lire la suite]