dimanche 20 septembre 2015

QU'IL Y AIT DES AUBES SOUS NOS EPAULES

Qu’il y ait des aubes sous nos étoffesque ces étoffes soient notre peauque cette peau soit ce qui nous sépare de nous-mêmesson inépuisable gestequ’il y ait sous notre peau le voile de cendrele jourla nuitqui muent sans nouset que la douleur soit si violemment nuece que nous essayons en vain d’attraperc’est l’ignorance même de l’épurela voix presque absentela forme de voixje suis ce que je tiens de moima salivemon pasl’étage de ma boucheet pour voirces deux yeuxque je ne vois pasvoici que les couleurs s’aviventau-dessus de notre... [Lire la suite]
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samedi 19 septembre 2015

TOURS DE SILENCE...Extraits

La multiple réalité s’effacedans l’air vide.Tout égare son nomdans l’unité secrète,et l’essence de chaque chosese rechargeà l’abri lucide des ombres....Nous serons de retour chaque foisjusqu’à tarir l’être que nous sommesafin que, de pure vie, nous puissions gagner le sensde nos naissances répétées....Les vastes terrassesde la maison qui ne fut jamais bâtie ;les vignes ocres qui ne furent pas plantées ;le temps antérieur au premier instant ;les villes non fondées ;le contre-rêve, l’envers de la réalité ;ce qui... [Lire la suite]
samedi 19 septembre 2015

BELLES SAISONS OBSCURES

Nous n'oublions rien des moissons lourdes Des plaines brûlées du long désir Noué aux vignes des sarments rouges De la chair des pollens de lumière Autour des épaules des visages Tendus vers une crête invisible Nous sommes la mémoire du vent Qui s'épuise au chevet de l'hiver Quand vous ne songez plus qu'au silence Où disparaissent même les noms Des plus aimés de leurs plus beaux songes Même cette paume sur la nuque A la croisée des routes les peurs Et leurs aveux débordant les ombres.   .   GERARD BOCHOLIER ... [Lire la suite]
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samedi 19 septembre 2015

IL AUTOMNE

"Il automne, à pas furtifs, Il automne à pas feutrés, Il automne à pas craquants Sous un ciel pourpre et doré. Sur les jardins dénudés Se reflètent. en transparence Les brumes d'automne rouillées, Rouillées Dans la forêt de tes cheveux Aux senteurs de poivres mêlés Et sur nos nuits de mi-novembre, Il automne miraculeux, Il automne miraculeux. Il automne, il automne des chrysanthèmes Sur leurs deux curs endeuillés. Il automne des sanglots longs Sous un ciel gris délavé Et, de la gare au cimetière Où ils reviennent chaque année, De... [Lire la suite]
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vendredi 18 septembre 2015

MOSTEIRO DOS JERONIMOS ...extraits en français

 Le regard efface la promenade,si lointainsle vent frais du fleuve,l’odeur des toutes petites fleursles couleurs passées peu à peu.Il n’y a rien de tranquille dans toute cette tranquillité.De tant de risques dûs,la beauté est fragile en cette fin d’après-midi.... Avec le temps, la couleur change et reste à définir; on cherche ses secrets, ses règles, ses mesures, ses retards, parfois ses échecs. Les yeux incertains et le regard, le passage des glacis, des noms, des lointains. Reste la tension du regard, la fragilité de la... [Lire la suite]
jeudi 17 septembre 2015

TOUJOURS

Tout est mensonge : aime pourtant, Aime, rêve et désire encore ; Présente ton cœur palpitant À ces blessures qu’il adore. Tout est vanité : crois toujours, Aime sans fin, désire et rêve ; Ne reste jamais sans amours, Souviens-toi que la vie est brève. De vertu, d’art, enivre-toi, Porte haut ton cœur et ta tête ; Aime la pourpre comme un roi, Et, n’étant pas Dieu, sois poète ! Aimer, rêver, seul est réel : Notre vie est l’éclair qui passe, Flamboie un instant sur le ciel, Et va se perdre dans l’espace : Seule la passion qui luit... [Lire la suite]
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mercredi 16 septembre 2015

LÂCHER PRISE

Nous n'avons qu'une seule vie, qu'une seule pauvre vie et, en partie, nous la perdons dans le leurre, le mensonge d'un travail. Alors, un jour, dans ce jardin, notre vie s'est retirée en silence. Elle est allée rejoindre les solitaires, la solitude. Devons-nous la porter comme un fardeau, nous délivrer d'elle? Ou bien l'abandonner à la faim des serpents, à l'horreur des jours, aux regards assassins des bourreaux? C'est pour rejoindre notre vie que nous écrivons, c'est pour toucher en nous les battements de son cœur que nous... [Lire la suite]
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lundi 7 septembre 2015

ANACHRONIQUE...Extrait

Oh tant de bleu sur la conscience tant de matins légers et de brumes pudiques votre précise fébrilité mains féminines ouvrant la porte aux peupliers rassurant les choses inquiètes vérifiant la fraîcheur des fronts   Pas un avril féroce Pas un baiser amer Et pourtant parfois une peine comme une écharde quand une seule feuille oubliait l'allégresse du vert quand un oiseau doutait du ciel quand résistant à tes douces tisanes l'insomnie regardait dans les yeux la grande nuit muette   Puis-je te... [Lire la suite]
lundi 7 septembre 2015

JUARROZ

Les paradis perdus n’existent pas. Le paradis est une chose qui se perd tous les jours, comme se perdent tous les jours la vie, l’éternité et l’amour. Ainsi perdons-nous également l’âge qui semblait croître et pourtant diminue chaque jour. car le compte est à l’envers. Ou ainsi se perd la couleur de ce qui existe, en descendant comme un animal bien dressé marche par marche, jusqu’à ce que nous soyons sans couleur. Et comme nous savons au surplus que les paradis futurs non plus n’existent pas, il ne reste alors d’autre issue que... [Lire la suite]
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mercredi 26 août 2015

POEME A ALAIN GERBAULT

Tu n'es pas fait de la même glaise que nousC'est un autre torrent qui brise tes genouxDe quel monde inconnu tiens-tu ces belles hanchesCes colombes de sel qui nichent dans tes branchesTon pas n'a pas franchi le seuil de nos prisonsTu ignores le gel et le nom des saisonsEt tes bras sont peuplés de voyageurs étrangesO toi dont la peau sent le soleil et l'orangeQui trace ton sillon dans le sable des mersConnaîtras-tu jamais nos sourires amersNos épaules fanées, ces poitrines fragilesEt les relents d'acier qui ternissent nos îlesTu... [Lire la suite]