jeudi 10 août 2017

DJAFFAR BENMESBAH...

Bonjour la rue des sottes nuits hivernales Pavée de mes pas et mes détours maudits Mes soupirs, mes plaintes et mes râles Reviennent ombrager tes accès interdits Vieux drille je suis, assidûment étranger Tel un Oyat des plages de colères arraché Obviant vaille que vaille aux vergetures Et à l'essor guindé des vaudevilles futurs Du village qui m’a vu naître et les déconvenues Passant par les cités d’ombres que j'ai connues Jusqu'à Paris où j'ai chaviré de mes ails d’agami Étranger là où j'ai été et chanté, là où j'ai dormi. ... [Lire la suite]

dimanche 6 août 2017

PARLEZ, VOUS AVEZ TROIS MINUTES / HABLEN, TIENEN TRES MINUTOS

M’en revenant de promenade où j’ai cueilli une petite fleur pour te tenir entre mes doigts l’espace d’un instant et bu une bouteille de beaujolais pour descendre dans le puits où dansait un ours-lune, dans la pénombre blonde de la lampe j’accroche ma peau et je sais que je serai tout seul dans la ville la plus peuplée du monde. Pardonne-moi l’hystérie de cet inventaire, entre rat qui se débine et plaintive morphine, mais il fait froid, la pluie tombe sur ma tasse de café, et sur chaque demi-lune l’humidité lustre ses pattelettes... [Lire la suite]
vendredi 28 juillet 2017

TON NOM DE PALESTINE...Extrait

Tant d’entre nous sont tombés fauchés par une balle ou trop de peine Pour les honorer je veux au milieu du désert un espace dépouillé de simples tombes PAS de décoration PAS de fleurs Pas de couronnes et SURTOUT pas de sang Je laisse la couleur sang aux colonisateurs et à leurs toréadors PAS de discours Devant le grand carré dédié aux enfants de Palestine Gaza Jérusalem Hébron Deir Yassine Jénine Yarmouk Sabra et Chatila JUSTE des cerfs-volants  et des ballons blancs Je prie le sable de leur faire à tous une couverture tiède... [Lire la suite]
samedi 8 juillet 2017

AGNES SCHNELL...Extrait

Elle rêvait souvent, alors...Elle multipliait les rêves comme si la vie, menacée dans son terme, avait besoin d’être doublée, prolongée par l’illusion du songe.Son inconscient créait des lieux infinis. Elle passait de l’un à l’autre avec aisance, traversait le temps, les âges, les contrées sans s’étonner. Elle nouait le presque réel à l’absurde sans se réveiller. Il lui arrivait d’en rire dans son sommeil, d’en sourire encore se réveillant......Ses rêves germaient le jour et s’épanouissaient la nuit. Mais, de temps à autre, ils... [Lire la suite]
vendredi 30 juin 2017

JEAN-TOMAS WARD...Extrait

Que ce soit les tiennes les dernières poussières d’étoile qui m'envolent. les blandices constellées sur tes paupières cristallisent l’énigme le décor palpébral. comme une mosaïque d'aurores où adorent s'attarder mes traversées . fragrance d' iridescence que mes vertiges thésaurisent comme des fragments d’empyrée. que ce soit les tiennes les dernières mains à poétiser mon visage. ton aura lustrale rosoyée sur mes joues y perler les gouttes d'entéléchie peut être avoir le courage d'effleurer l'horizon omineux encore une fois,... [Lire la suite]
dimanche 7 mai 2017

L'AMITIE

Beaucoup de mes amis sont venus des nuages Avec soleil et pluie comme simples bagages Ils ont fait la saison des amitiés sincères La plus belle saison des quatre de la terre Ils ont cette douceur des plus beaux paysages Et la fidélité des oiseaux de passage Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse Alors, ils viennent se chauffer chez moi Et toi aussi tu viendras Tu pourras repartir au fin fond des nuages Et de nouveau sourire à bien d'autres visages Donner autour de toi un... [Lire la suite]
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jeudi 4 mai 2017

BERNARD PERROY ...Extrait

J'imagine le bruit d'un tendre mot couleur de lune quand il tombe sur le sable, un mot comme un cri, dans le tumulte du monde, que plus personne n'entend...   .     BERNARD PERROY   .   Oeuvre Tejo Verstappen    
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samedi 15 avril 2017

ARMEL GUERNE...Extrait

Ici, où le silence nous a rendu le pas des heures du jour et de la nuit, nous marchons heureusement de saison en saison sans quitter un instant la communion immense de la création, cette prière qui vit en nous, silencieuse, et qui nous rend à notre état vivant de créatures. Sans aller jusqu'à l'humilité, certain éclat de la modestie supprime les barrières et ouvre sur les dimensions universelles pour la joie comme pour la gravité. Les fleurs et les moucherons de l'herbe me parlent souvent d'une terrible colère du ciel. J'écoute.... [Lire la suite]
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mardi 14 mars 2017

BALLADE

Je retrouve toujours mêlés à la souffranceLe cri mal achevé de notre amour, le goûtDe tes baisers, et comme au ciel de la nuit d’août,La musique des mots s’évade et recommence.Le temps du désespoir n’a fait que rendre viveCette soif que j’avais de l’eau de ton regard,Car pour nous séparer, le sort venait trop tardSi même notre amour est amour fugitive.Le ciel peut refermer sur nous sa main de nues,L’océan nous lier avec ses goémons,Le pain avoir le goût mortel de la ciguëEt les oiseaux mourir dans les cours des prisons,Ton amour est... [Lire la suite]
vendredi 10 mars 2017

LA CENTAINE D'AMOUR...Extrait

Ces fleurs brusques avec des eaux et des menaces,ce pavillon pris dans les tourments de l’écume,ces rayons de miel et ces récifs incendiairessont devenus la paix de ton sang dans le mien,une couche d’étoiles et bleue comme la nuitet la simplicité sans fin de la tendresse. »   . PABLO NERUDA .
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