jeudi 21 juin 2018

JOURNAL DES ARBRES

Prends-moi dans tes bras comme si nous étions le sentiment des vierges tout en haut de cette colline du pardon. Où nous allions dans la vérité simple de l’amour consenti. Le dos contre l’arbre, échangeons un baiser dans cette langue native. Je comprends ton dialecte de femme. L’attente est subtile. Il ne faut rien brusquer. Si tu le veux, je vais explorer la nuance et les creux. Si tu le désires je serai ce jeune homme florentin avec la timidité de celui qui débute dans cette grande maison moirée du sentiment et des aveux. Et si... [Lire la suite]

samedi 28 avril 2018

CHÂTEAUX DE SABLE

Merci Adélita   . Pourquoi ne m'as tu pas dit que tu étais en train de bâtir ce château de sable ? C'eût été si beaupouvoir entrer par son petit portail,parcourir ses couloirs salés,t'attendre aux parterres de coquillages,en te parlant depuis le balconavec la bouche pleine d'écume blanche et transparentecomme mes mots,ces mots frivoles que je te dis,qui n'ont rien de plus que le poidsde l'air entre mes dents. Il est si beau de contempler la mer. Elle aurait été si belle la merdepuis notre château de sable,pourléchant le... [Lire la suite]
vendredi 6 avril 2018

NICOLE BARRIERE...Extrait

il y a les mots les ombres des motsles lumièresles lueurs des motsles crisles chuchotementsles mots tendrement ouvertsles mots envolés des lèvrescomme des ailes pliéescomme des fenêtres ouvertescomme des rivières où naissent les âmesles mots tombent comme des fruits mûrscomme des feuillescomme l’herbe rouge et bleueplus tardquand les feuilles noircissentla peau des rêvesle soir descend des étoilesune autre langue parleles mots du chemin et de la forêtdans toutes les languesmarchent sur l’invisiblec’est ta main dans la mienne... [Lire la suite]
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mercredi 21 mars 2018

CHANSON

Toi, à qui je ne confie pas mes longues nuits sans repos, Toi qui me rends si tendrement las, me berçant comme un berceau ; Toi qui me caches tes insomnies, dis, si nous supportions cette soif qui nous magnifie, sans abandon ? Car rappelle-toi les amants, comme le mensonge les surprend à l'heure des confessions.   Toi seule, tu fais partie de ma solitude pure. Tu te transformes en tout : tu es ce murmure ou ce parfum aérien. Entre mes bras : quel abîme qui s'abreuve de pertes. ils ne t'ont point retenue, et c'est... [Lire la suite]
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dimanche 25 février 2018

BRUNO ODILE...Extrait

A mon tour, si je savais pleinement déverrouiller mes lèvres, il me faudrait plonger plus loin que mes cris condamnés à l’exil. Peut-être, arriverais-je ainsi à ciseler tous les sourires anciens qui remontent comme des rots chargés de rouille fiévreuse. Je sais à présent qu’il n’y a pas d’heure et qu’il n’est pas de temps exact pour que les mains déliées ne se replient sur la poitrine du jour. Chaque mot se recroqueville sur les commissures desséchées de l’espoir. Il n’existe pas de temps pour mourir ivre de nostalgie, il n’y a... [Lire la suite]
samedi 13 janvier 2018

BERNARD PERROY...Extrait

... Et si nos peines ont du mal à se taire, il me reste tout de même ce sang qui court dans tous les canaux de ma vie, cette pauvre démarche en moi qui ne suis qu'un homme de peu, si fragile,   mais qui sait combien toutes ses boiteries sont sa seule façon de danser vers la lumière,   vers cet immense cadeau qui se pelotonne dans le fond de son cœur,   ce halo, cette pointe, ce regard dont la tendresse n'a pas de fin…     .   BERNARD PERROY   .   Oeuvre Deedra... [Lire la suite]
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samedi 30 décembre 2017

AUTRES MESURES...Extrait

A petits pas qu'importe !De l'autre côtéle temps ne presse plus.De l'autre côtél'instant ne leurre plus. Le voyage ne finit pasde désarticulerqu'importe le pas. Marcheur immobiledans l'eau qui emportemalgré soivers l'irrésistible.. Oeillade des feuxnuits où les rêvesprennent corps et nous écrasentde tendressele marcheur loin des voiesqui se dupliquentne sait quoi butinerle temps qui se ramasseet reste dans l'angle mortle désir défiant le silenceou cet infime frémissementque le vent porteavec l'averse ? Magie des voix pierreusesdes... [Lire la suite]
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lundi 27 novembre 2017

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

.... Il y a une parole confiée au silence, que l'ombre nous transmet. Une parole d'effacement qui est parole de tendresse. Peut-être pourrions-nous aussi parler de bonté. Lavis d'ombre sans que soit raturée cette lumineuse coulée qui la contient. Mais plus proche de notre dénuement. Je crois à cette parole d'ombre. Elle n'est pas jeu de lumière ou de solitude mais ce que nous pouvons comprendre d'un dialogue qui se fait, qui se défait en nous. A chaque instant. Car nous ne pouvons comprendre que l'ombre. La brisure de l'éclat. ... [Lire la suite]
samedi 11 novembre 2017

A CE POINT DU SOIR

à ce point du soir c’est là, vois-tu que le verbe devrait se saisir des corps épars des âmes concassées les étreindre au plus vide de leur manque bercer leur moelle et écrire tendrement à même leurs veines le mythe jamais écrit de la consolation   .     FLORENCE NOËL     .        
samedi 14 octobre 2017

IL FAUT DE LA MUSIQUE

Il faut de la musique aux ventres Des arbres pleins d’âmes Des bouquets de blondeurs à vous couper les reins   Il faut de la musique aux seins Sur tous les fleuves où se déplie l’audace Où se diluent les larmes sans caresses Où se meuvent jardins et vitraux   Il faut de la musique à notre peau Nos mots Des ailes adoucies de pervenches au comble de tout geste galbé A la mouvance de nos hanches guidées par quelque cœur venu de l’étranger   Il faut de la musique aux mains Ces lieux de sortilège unique qui... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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