samedi 13 janvier 2018

BERNARD PERROY...Extrait

... Et si nos peines ont du mal à se taire, il me reste tout de même ce sang qui court dans tous les canaux de ma vie, cette pauvre démarche en moi qui ne suis qu'un homme de peu, si fragile,   mais qui sait combien toutes ses boiteries sont sa seule façon de danser vers la lumière,   vers cet immense cadeau qui se pelotonne dans le fond de son cœur,   ce halo, cette pointe, ce regard dont la tendresse n'a pas de fin…     .   BERNARD PERROY   .   Oeuvre Deedra... [Lire la suite]
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samedi 30 décembre 2017

AUTRES MESURES...Extrait

A petits pas qu'importe !De l'autre côtéle temps ne presse plus.De l'autre côtél'instant ne leurre plus. Le voyage ne finit pasde désarticulerqu'importe le pas. Marcheur immobiledans l'eau qui emportemalgré soivers l'irrésistible.. Oeillade des feuxnuits où les rêvesprennent corps et nous écrasentde tendressele marcheur loin des voiesqui se dupliquentne sait quoi butinerle temps qui se ramasseet reste dans l'angle mortle désir défiant le silenceou cet infime frémissementque le vent porteavec l'averse ? Magie des voix pierreusesdes... [Lire la suite]
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lundi 27 novembre 2017

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

.... Il y a une parole confiée au silence, que l'ombre nous transmet. Une parole d'effacement qui est parole de tendresse. Peut-être pourrions-nous aussi parler de bonté. Lavis d'ombre sans que soit raturée cette lumineuse coulée qui la contient. Mais plus proche de notre dénuement. Je crois à cette parole d'ombre. Elle n'est pas jeu de lumière ou de solitude mais ce que nous pouvons comprendre d'un dialogue qui se fait, qui se défait en nous. A chaque instant. Car nous ne pouvons comprendre que l'ombre. La brisure de l'éclat. ... [Lire la suite]
samedi 11 novembre 2017

A CE POINT DU SOIR

à ce point du soir c’est là, vois-tu que le verbe devrait se saisir des corps épars des âmes concassées les étreindre au plus vide de leur manque bercer leur moelle et écrire tendrement à même leurs veines le mythe jamais écrit de la consolation   .     FLORENCE NOËL     .        
samedi 14 octobre 2017

IL FAUT DE LA MUSIQUE

Il faut de la musique aux ventres Des arbres pleins d’âmes Des bouquets de blondeurs à vous couper les reins   Il faut de la musique aux seins Sur tous les fleuves où se déplie l’audace Où se diluent les larmes sans caresses Où se meuvent jardins et vitraux   Il faut de la musique à notre peau Nos mots Des ailes adoucies de pervenches au comble de tout geste galbé A la mouvance de nos hanches guidées par quelque cœur venu de l’étranger   Il faut de la musique aux mains Ces lieux de sortilège unique qui... [Lire la suite]
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jeudi 5 octobre 2017

HÔTEL DU GRAND RETOUR

... Tu vas revenir par les menthes Par les luzernes les étés Dans l'esprit les fusées errantes Les cheveux d'astres les épées Tu vas revenir par les ambres Les bleus les saumons les chamois Les chevreuils les dessins des chambres Et les yeux de l'homme aux abois Les trains fantômes de décembre Dans les vallées du souvenir Les rires d'eau des chutes tendres Qui dévalent de l'avenir Tu vas revenir redescendre Par les berges du verbe aimer Par le delta des regards tendres Le grand escalier des années ...   .    ... [Lire la suite]
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mercredi 30 août 2017

LA VIE ENTIERE...Extrait

"Devant le jour épais qui s'avance à pas lents  Devant l'horrible face à face  O coeur ouvert à tous les vents  Et jusque dans ces bras qui cherchent le courant  Hier demain et à présent    Il n'y a rien de nouveau  Sous le soleil de ma poitrine  C'est toujours la même tendresse qui chemine  Le même filet bleu qui baigne mes poumons  Toujours ma chair à l'abandon    Plus haut la tête claire  O mon front riverain du ciel et de la terre  Prunelles... [Lire la suite]
dimanche 20 août 2017

REMINISCENCE

Merci à Marie-Paule et Raymond Farina . Revenant des piétés discrètes de la petite humanité d’une Malte absolue, quelque chose comme un appel, une prière vers Dieu sait qui :   Que nos pères soient moins célestes & nos mères plus maternelles. Que toute larme soit de joie, que soit de mai toute pensée, que tout enfin coule de source. Que paissent l’éternité verte les bêtes qui nous ont sauvés de tant de déluges d’acier & qu’on cesse de dispenser des noms de nymphettes & de fées aux typhons & aux... [Lire la suite]
jeudi 10 août 2017

DJAFFAR BENMESBAH...

Bonjour la rue des sottes nuits hivernales Pavée de mes pas et mes détours maudits Mes soupirs, mes plaintes et mes râles Reviennent ombrager tes accès interdits Vieux drille je suis, assidûment étranger Tel un Oyat des plages de colères arraché Obviant vaille que vaille aux vergetures Et à l'essor guindé des vaudevilles futurs Du village qui m’a vu naître et les déconvenues Passant par les cités d’ombres que j'ai connues Jusqu'à Paris où j'ai chaviré de mes ails d’agami Étranger là où j'ai été et chanté, là où j'ai dormi. ... [Lire la suite]
dimanche 6 août 2017

PARLEZ, VOUS AVEZ TROIS MINUTES / HABLEN, TIENEN TRES MINUTOS

M’en revenant de promenade où j’ai cueilli une petite fleur pour te tenir entre mes doigts l’espace d’un instant et bu une bouteille de beaujolais pour descendre dans le puits où dansait un ours-lune, dans la pénombre blonde de la lampe j’accroche ma peau et je sais que je serai tout seul dans la ville la plus peuplée du monde. Pardonne-moi l’hystérie de cet inventaire, entre rat qui se débine et plaintive morphine, mais il fait froid, la pluie tombe sur ma tasse de café, et sur chaque demi-lune l’humidité lustre ses pattelettes... [Lire la suite]