vendredi 16 décembre 2016

LES LEVRES ET LA SOIF...Extraits

... un oiseau s’est posé aujourd’hui sur tes lèvres, comme si c’était un infime tremblement de paille ou de la poussière blanche, comme si c’était l’haleine d’un songe ou un charbon de neige, un oiseau s’est ainsi posé au bord du vide, au bord de la pensée, tout au bord du silence, tout au bord d’un poème entrouvert, … ce qu’on appelle un oiseau, ce n’est pas un oiseau, c’est un voile avec l’oiseau en dessous, c’est une prairie avec des insectes minuscules, de la rosée, du chant d’herbe et un voile au-dessus de tout ça, ... [Lire la suite]
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mercredi 14 décembre 2016

BERCEUSE POUR V.....( VIRGINIE )

Pour Vincia, ma fille que j'aime   Dors, ma fille, ma gazelle,ma rose du Doued et de la Laponie,mon fruit d'Asie, ma tourterelle,la nuit chantonne "V....." ( Virginie )Dors mon jasmin, mon Bagatelle,mon poisson d'or, ma symphonie,une étoile ouvre son ombrellesur le berceau de V......( Virginie )Dors mon oiseau, ma belle abeillemon bébé de songe et de vie,j'entends les chevaux du sommeilattelés de rêve et de bruit.Mon opéra, mon arabesque,mon air de fable et d'infinij'entends chanter au vent de sableun air de fées pour V......(... [Lire la suite]
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mercredi 7 décembre 2016

L'INDICIBLE

Pas de motsla tendresse du ventle respir d’une essencel’accueil de son épaule…mon être qui revitla joie cachée dans la nuitJe vienslentementje viensj’entre dans le non-ditdans les abysses de ton être…et voici nos fragilitéscette fêlure dans la pierrecette arme de satanj’en partage le sanget l’amère faiblesseta chère… ton humble mainta main si fraternelleanéantit les tracesLa nuit le reçoit du silencele murmure court entre les arbresd’un soufflevava profondet soulève le poidsqui étouffait le cœurle briseen disperse les cendres…  ... [Lire la suite]
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jeudi 1 décembre 2016

PRIZREN

L’enfance, les herbes, le lac le jadis du monde je pense comme le granit Des temps immémoriaux bien des fantômes reviennent dans la forteresse des mots Des lieux, des gens s’entrecroisent la nuit, le temps les oliviers et les oiseaux le temps semble fait de lumière pas d’obscur sur les places il fait beau. Des tziganes cheminent Et jouent le long de la rivière L’air entraine la danse il y a dans l’air des prières païennes des appels magiques et des pans silencieux d’histoire des prairies entrevues remplies de mémoire des... [Lire la suite]
vendredi 4 novembre 2016

COLOMBES DANS LA LUMIERE...Extrait

Merci Marie-Paule et Raymond   Où te garderpetite fiancée qui fais du bruitdans la lumière de mon cœurbeauté qui éparpillesun vol d’anges dans ma nuit.Une main veille toujourssur mon sommeiltu souris aux replis tendres de ma libertétu te penches sur mon oreillerpour que je rêvede petits jardins et de colombes blanches.   .     GEORGES STOÏANNIDIS Traduit du grec par André Kedros   .  
samedi 22 octobre 2016

L' IVRE LIT, LIVRE LIT ...Extrait

... nuit d'oiseaux déliés dans les branchesnuit de tendresse recouvréenuit des peaux qui s'écoutentbras et jambes chevauchésnuit des mains qui s'éprennent renouant au rivage mer dénouéenuit d'oreilles profondesnuit de la fleur ouvertesouvenue et pleurantnuit de la peur qui succombedes tempes libéréesdu sommeil délacédu souffle revenutoujours en toi les flancs du feula flamme verte l'horizonles ailes délivrées   .   GERARD CLERY In " Roi nu( l ) "   .  

mercredi 5 octobre 2016

HEATHER DOHOLLAU...Extrait

A ma Vince... Je te cherche Es-tu ma mère, ma fille ? Laquelle est la porte de l’autre La terre est là Au niveau de nos songes Faut-il descendre et monter Pour y être A portée de tes bras ?   .   HEATHER DOHOLLAU   .   Oeuvre Christian Arjonilla
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samedi 1 octobre 2016

LA CHAMBRE OBSTINEE...Extrait

Je serai peut-être vent de cendre dans la Guisane Cette rivière du pays de mon père qui va s'oublier Dans la Durance comme tout oublie toujours tout Et si je suis loin pensez à moi de temps en temps De la même façon Suffisamment Vivant Dans le vieil habit propre sincère de la tendresse Donnez-moi une postérité de proximité de baisers déplacés   .   PATRICK CHEMIN   . La Guisane au Lauzet    
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lundi 26 septembre 2016

À TOI QUI SAIS TENIR PAROLE

Toi, femme aux mains de poignante douceur, lèvres offertes comme fardées au pinceau rouge du vin des noces de Cana, je salue en ta chair la naissance du monde, toutes saveurs du sel, ton parfum de fourrure, l'appel sourd de la terre, sa promesse de source, son octroi de froment.Toi, femme qui inventes la prosodie de mes paroles, toi par qui mes songes prennent corps ; tu as flétri mes cauchemars dans tes flancs de longue houle.Avant toi, rien, jamais, ne m'avait suggéré que le poème est la pâture pour faire éloge ou récuser ; que sa... [Lire la suite]
vendredi 23 septembre 2016

N'ÊTRE...Extrait

Merci Thami ―« Je l’aurais achevé de sitôt, n’était cette flamme qui m’a pris en otage, bien avant l’adhérence, que j’ai couvée intimement, contre vents et marées, allant d’attisement en attisement ; n’était cet amour qui me coiffe d’auréoles, m’entoure de colliers d’écume flamboyante, rassure la raison de persister à me réveiller chaque matin, et, avec beaucoup de peine, rassembler mes membres disloqués, tant le marasme ambiant entrepose : un oeil par-ci une hanche par là et les pieds en tête-bêche dévoyés n’était cette tendresse... [Lire la suite]
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