samedi 13 avril 2019

MARIN MON COEUR...Extrait

... Nous avons coutume ici d’accueillir des enfants, c’est-à-dire de les mettre au monde comme ailleurs on capture des éléphants sauvages. Ceux qui capturent les éléphants sauvages afin de se les approprier se doivent de développer une argumentation suffisamment forte pour convaincre l’éléphant que sa vie en captivité sera mille fois plus belle que celle qu’il aurait pu vivre à l’état naturel. Cette argumentation prenait chez les Thaï la forme d’un poème forcément long car bourré de mensonges et le poème prenait forcément... [Lire la suite]
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mardi 9 avril 2019

LA PAROLE QUI VACILLE...Extrait

Dés la peaula caresse abolit l'inutile aux lèvres nuesjuste aux miennes baillées aux regardspuits secrets des longs chants de la terre aux frissons d'entre pluiessur avides ravines aux herbes que rienne peut foulerd'éternelaux herbes aux roséesfragiles et tendresqui nous unirent au temps d'entre deux notesoù musique fleuritsur nos bonheurstendue aux pasqui de tout me séparentou m'approchent selonl'instinct bleu des étoiles aux silences des paumesensemble reposéesdans la nuit à ce qui aurait pumais fit bien de ne pas à ce... [Lire la suite]
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vendredi 5 avril 2019

L'AILLEURS N'EST A PERSONNE...Extrait

...   Entrer dans le silence de l'écritureet dans l'ailleurs du sang.Mêler la paille des chosesau grain des mots.Les mots échangent toujoursun peu de leur substance,de leur couleur,de leur espace. Je les épuisepour mieux toucher une terre lointainepour supporter l'odeur du temps passé.   .     EMILE HEMMEN     .   Oeuvre Egon Schiele
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vendredi 22 février 2019

MICHEL EKHARD ELIAL....Extrait

Quand aux vivants le cœur se rénove et la premièreAmour éveille l’humain et le souvenir des âges d’orHölderlin   .   De tes îles en fleur aucune n'est perduequand toujours même dans l’abîmela terre se tresse autour de l’erranceune côte sauve s’étend jusqu’au cieldes mains à nouveau font fleurir l’olivierpour renouer l’alliance des mots ouvertsoù le temps rebâtit ses tentes de fidélitédans le souffle du jour et le coeur de l’amour.     .     MICHEL ECKHARD ELIAL     .   ... [Lire la suite]
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jeudi 7 février 2019

VOUS AVEZ FAIM ET MOI JE CHANTE

Merci Adélita mia...     Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du pain, les gueux montrent leurs loques,les hommes floués cherchent la vérité.Et la terre couverte d’ivraie, la terre belle et fière,défend sa dignitépar une souffrance obstinée. O hommes affamés, loqueteux, floués!Je sais bien qu’un jour Les vagabonds vont par les routes, je ne les vois pas.Les prisonniers hurlent, je ne les entends pas.Les affamés cherchent du... [Lire la suite]
dimanche 3 février 2019

L'ETRANGER

Un jour tu frapperas à ma porte et ton ombre sera ma lumière Saurai-je alors être digne lorsque ce jour viendra Saurai-je être digne de toi Saurai-je tendre le cœur et sans frémir accepter ton miroir Saisir entre tes cils le sel de ma mémoire Et d’un simple regard reconnaître mon frère Nous aurions dû recevoir à parts égales notre ration de soleil J’ai reçu plus que toi Et le si peu que j’ai déjà Je te le dois Le jour où tu viendras tu m’offriras le parfum de ta terre Je serai l’exilé L’assoiffé L’éphémère ... [Lire la suite]

lundi 14 janvier 2019

SEULE LA VOIX DEMEURE...Extrait

Pourquoi m'arrêterais-je? J'allaite de mes seins les grappes vertes du blé. La voix, la voix, seule la voix, la voix du désir clair de l'eau à couler, la voix de l'écoulement de la lumière de l'étoilesur la paroi de féminité de la terre, la voix de la conception de l'embryon du senset l'extension de l'esprit commun de l'amourla voix, la voix, la voix, seule la voix demeure. Dans le pays des nains, les critères de la mesureont toujours tourné sur le parallèle de zéro degré.Pourquoi m'arrêterais-je? J'obéis à... [Lire la suite]
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dimanche 6 janvier 2019

MICHEL ECKHARD ELIAL ...Extrait

Le corps comme une terre gagnée au dessus du silence quand tu es là vers moi matin de terre natale mer non naviguée. Les mots ne comptent plus, même si tu voudrais que je parle de moi dis-tu. Elle trace des rivières. Au milieu du gué, entre la pierre et l'eau brûle l'herbe de la présence. Si je disais je t'aime à la vie, sans.Sans ta voix, je n'ai pas trace. Cela souffle dans ma voix. J'ai du mal sous le visage. A parler par des mots. Tu ne ne vois pas ce qui parle de toi à lèvre murmurée à silence muré. Aujourd'hui ça... [Lire la suite]
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lundi 31 décembre 2018

SOLITUDE

Homme égaré dans les siècles,Ne trouveras-tu jamais un contemporain?Et celui-là qui s'avance derrière de hauts cactusIl n'a pas l'âge de ton sang qui dévale de ses montagnes,Il ne connaît pas les rivières où se trempe ton regardEt comment savoir le chiffre de sa tête recéleuse?Ah! tu aurais tant aimé les hommes de ton époqueEt tenir dans tes bras un enfant rieur de ce temps-là!Mais sur ce versant de l'EspaceTous les visages t'échappent comme l'eau et le sableTu ignores ce que connaissent même les insectes, les gouttes d'eau,Ils... [Lire la suite]
dimanche 30 décembre 2018

LA GRANDE FUGUE...HOMMAGE A UNE AMIE DISPARUE EN 2018...GHYSLAINE LELOUP

  Pas de faste dans les ombelles portées hautPas d’exubérance dans l’éparpillement des fleursVéronique, narcisses, œillets et asphodèlesDu blanc du rose du bleu du jauneComme on dit le pain et le vinSans nuances pour blesser leur candeur   C’est de l’origine parcourant tes recoinsUn cri brusquement doréQui se cogne aux paroisPuis s’éteint dans des mots élimésIl faudrait des paroles semblables aux fleursAvec leurs principes avec leurs parfums   Le vent prend corps dans l’herbe hauteMais nousQui nous consolera de la... [Lire la suite]