samedi 14 juillet 2018

A LA FIANCEE DU VENT

Et ce n’était rien la pluie. Sinon la touche du vent, la cillée des nuages, les mains aux nœuds défaits, légères à pétrir le ciel de leurs doigts de fontaine. Rien sinon ce qui échappe. Et s’abandonne à l’air. Rien sinon ma danseuse d’automne. Suspendue. Flottante. En devenir dans le tourbillon de son âme déchirée. Rien sinon votre chair qu’aucun mot n’habille. Votre feu qu’aucun regard n’éteint. Votre sang et vos larmes qu’aucune bouche jamais ne parviendra à sécher. Ma danseuse, tout feu, tout... [Lire la suite]
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lundi 26 décembre 2016

PETIT LIVRE D'IMPATIENCE ...Extrait

Chaque matin reprendre pied, prendre position malgré tout ce qui contrecarre et nous écarte de la vie… Le chant reste fidèle dans le cœur, mais souvent trop enfoui… Tout réapprendre du regard, du toucher, des mots, souvent les plus anodins, qui reconstruisent…          BERNARD PERROY "Petit livre d'impatience" préface P. Dhainaut couv. Hamid Tibouchi éd.Le Petit Pavé      
lundi 15 décembre 2014

L'ARBRE ABATTU

Un léger relief arrête la main. A peine sensible, un sillon, puis d'autres proches creusent la surface. La main effleure. Elle tâtonne comme à la recherche de détails estompés. L'arbre a souffert des derniers orages. Il était vieux. Il s'est rendu. Abattu dans l'herbe, il exhibe l'indécence de ses racines lourdes encore de terre. La main qui le frôle est ravinée, parcourue de nervures, de ramures, elle aussi.Esther touche chaque faille, chaque meurtrissure végétale. Elle en touche l'intimité des plis, là où se divisent les branches.Le... [Lire la suite]
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samedi 12 octobre 2013

L'ETERNITE N'EST PAS DE TROP...Extrait

"A ces mots, Lan-Ying ouvre sa paume et laisse Dao-Cheng y coller la sienne. Instant de muette communion et d’extase hors paroles. L’intimité née de deux mains en symbiose est bien celle même de deux visages qui se rapprochent, ou de deux cœurs qui s’impriment l’un dans l’autre. La corolle à cinq pétales, quand elle éclôt, est un gant retourné de l’intérieur vers l’extérieur, elle livre son fond secret, se laisse effleurer par la brise tiède qui sans cesse passe, ou butiner sans fin par d’avides papillons et abeilles qui accourent.... [Lire la suite]
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