jeudi 7 septembre 2017

IMAGINE

imagine l’immense,mer ou plainede grands vaisseaux isolésou des arbres que traverse le ventimagine la cruela crue d’un fleuve ou d’une âmeet cette eau qui bouillonneet ce vent qui la froisseimagine des êtres passanthélant les autres ou la poésiecrevant de chagrinpour des rendez-vous manquésimagine des passages ouvertspuis sans issue soudainet partout des guetteursde l’effondrementimagine un ciel renversél’ombre des maréesles mots grattés à vifpour les réduire au silenceimagine la transparence…Tes songes alors t’arrachentet... [Lire la suite]

lundi 10 juillet 2017

FEUILLETS, ECRITS I...Extrait

L’exubérance, fleurs, feuillages, du milieu de juin n’est rien comparée à la puissante maturité qui saisit cette terre plus belle qu’aucun ciel. A la fin de juillet le ciel auparavant comme une lisse toile bleue se creuse soudain, gouffre sans un frisson où baignent les feuillages verts et noirs d’une dureté inexorable ; et lorsque août arrive, on voit vers le soir la lumière comme un fleuve fuir à l’horizon vers une mer inconnue et rendre à la voûte abandonnée sa transparence peu à peu chargée d’étoiles.   .   Gustave... [Lire la suite]
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dimanche 9 juillet 2017

SERGE VENTURINI...Extrait

Pour notre âme, les hommes sont des cristaux :ils sont la nature transparente. Novalis   La poésie est transparence de l'invisible. Elle est dans la recherche charnelle de la transparence aux lèvres sensuelles, au galbe des formes de la femme ronde, même si le plus souvent elle n'apparaît qu'en formes décharnées d'anorexique. Si la beauté est fille de l'invisible, elle occupe toute la place en sa rose iridescence nacrée. Pour le voyant, la beauté est irradiante. Son impact est percussion et tumulte. Elle foudroie dans sa... [Lire la suite]
samedi 24 juin 2017

AUX SILLONS DU LIRE

«Toi qui sais pétrir la «pierre errante» La ciseler au ciel de l’enfance De «la semence de l’eau » surgit Transparence à l’aube des solitudes tues Faut-il attendre la moisson des orages Pour décloisonner éclairs et appels de la mort ? Ceux qui illuminent les ténèbres de l’exil Miroir fugace à la parole risquée Ton verbe tranche la fulgurance mue Afflue la source de l’immuable agonie Le Poème la reflue gravée entre mer et désert Ainsi rayonne une obscure clairvoyance Polyphonique le poème sonate Retrace la... [Lire la suite]
vendredi 2 juin 2017

PIERRE NOIRE, SANGUINE ET PASTEL

Je t'ai tutoyée, tout de suite. Depuis notre brève rencontre, il y a trois semaines au musée des Beaux-Arts de Besançon, je ne te quitte plus.     On ne devine qu'un fragment de ton épaule, dépassant d'un carré d'étoffe. Tu sembles si pudique, si jeune encore. Cependant ton visage, bien que détourné, s'offre sans réserve. Donné à son intériorité. Et le peintre à son tour a voulu rendre ce miracle de transparence.     Je te rencontre quatre siècles plus tard.   M'aideras-tu à comprendre le passage... [Lire la suite]
dimanche 12 mars 2017

SOUFFLES ET SONGES...Extrait

Lumières d’octobre comme un bonheur inespéré déployant ses filets un félin assoiffé qui voit venir l’hiver Oh ! les feulements du vent quand les temps se renversent Soleils d’octobre illuminant le ciel entre deux averses La vie est douce, et lente, et douloureuse Le présent bat le rythme Cœur d’espace et de transparence La beauté souveraine rayonne en sa fragilité Nous n’avons rien à dire sinon cette caresse de lumière . . . COLETTE GIBELIN . . .

lundi 19 décembre 2016

LUIS MIZON

Je voudrais quitter ma villeet mon corpspour aller vivre ailleurssi le ciel était lumière de l'instantje partirais en quête du cielsi le ciel habitait notre regardje chercherais la transparencepour voir le vol des oiseaux traverser tes yeuxet l'instant de lumièrese poser près de nousjour après jourj'imite je colle je reconstruis avec des motsles morceaux dépareillés de l'instantune maison éphémère entourée de cigalesde bidons et de vieux pneus     LUIS MIZON       Oeuvre Elfi Cella
mardi 20 septembre 2016

TOUSSAINT MEDINE SHANGÔ...Extrait

Je me vois sous l’or vert De hauts micocouliers enivrés d’un Murmure: Quel oiseau de désir aux paupières scellées Gémit vers les faîtes graciles Fléchis par une brise où l’âme du jasmin Se livre à l’âme qui se grise D’un léger et profond plaisir ? Nulle fièvre, nulle mesure, Nulle faille ici, nul miroir Où se reflète un œil duplice L’infini qui me tait son nom, de son odeur Illumine ma transparence.   .   TOUSSAINT MEDINE SHANGÔ   .      
samedi 17 septembre 2016

LES CLARTES MITOYENNES...Extrait

Ce qui façonne la parole  jusqu’au silence  entrouvert soudain transparentavant que l’air ne brasilleLe faîte jusqu’à s’aligner  sur le chemin des sourcesPrésent où se décompose  le plus avant sous les pasqu’environnent pour nousles clartés mitoyennesEt le centre au plus profondoublie la torsion des jours  L’évidence où je dis  surélève toute avanceS’avoue découverte  la parcelle reconquise  dépositaire sans défautdu visage mis à nu .   FERNAND VERHESEN   .   Sculpture... [Lire la suite]
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lundi 25 juillet 2016

FEUILLETS ...Extraits

L’exubérance, fleurs, feuillages, du milieu de juin n’est rien comparée à la puissante maturité qui saisit cette terre plus belle qu’aucun ciel. A la fin de juillet le ciel auparavant comme une lisse toile bleue se creuse soudain, gouffre sans un frisson où baignent les feuillages verts et noirs d’une dureté inexorable ; et lorsque août arrive, on voit vers le soir la lumière comme un fleuve fuir à l’horizon vers une mer inconnue et rendre à la voûte abandonnée sa transparence peu à peu chargée d’étoiles.   .   GUSTAVE... [Lire la suite]
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