lundi 22 mai 2017

PAROLE

La vie lourde battra à sa mesure la poussière Combien de blé cette année pour la saison Quelles gerbes à lier de désirs qu’on arrache à la haie Quelles tresses pour la paume nouées blessant La paresse d’été des moissonneurs On couche sur le sol les journées pour les glaneurs Ils sépareront le bon grain de l’ivraie La douceur des farines et le sec de la balle Le pain blanc pour la Ville Ce qui reste, aux oiseaux, en prévision de leur départ, A moi, la terre nue, pour y bâtir Ce fantôme de champ qui ondule Et le vent rien que Le... [Lire la suite]
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mardi 22 octobre 2013

TRAITE DU SAVOIR-VIVRE A L'USAGE DES JEUNES GENERATIONS

 « Que reste-t-il d’étincelle humaine, c’est-à-dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieue, assourdi par les fracas des machines, lessivé, bué par les cadences, les gestes privés de sens, le contrôle statique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gare, cathédrales de départ pour l’enfer des semaines et l’infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l’abrutissement ? […] De la force vive déchiquetée brutalement à la... [Lire la suite]
Posté par emmila à 01:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 6 juillet 2013

SUR LES CÎMES DU DESESPOIR...Extrait

Les hommes travaillent généralement trop pour pouvoir encore rester eux-mêmes. Le travail : une malédiction que l'homme a transformée en volupté. Œuvrer de toutes ses forces pour le seul amour du travail, tirer de la joie d'un effort qui ne mène qu'à des accomplissements sans valeur, estimer qu'on ne peut se réaliser autrement que par le labeur incessant — voilà une chose révoltante et incompréhensible. Le travail permanent et soutenu abrutit, banalise et rend impersonnel. Le centre d'intérêt de l'individu se déplace de son milieu... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 9 novembre 2012

MOTS DE BRAISE ET DE SANG

Aux suicidés du travail   Je ne sais que dire devant la tragédie de ce temps temps d’humanité brisée brûlée étripée perdue   Je ne sais plus où donner de la tête que condamner encore de cette lave bouillante de crimes de meurtres de génocides de viols et de violences   Je ne sais plus quels mots dire qui rendent audible mon dégoût devant l’indifférence le silence   Quel véhicule choisir qui fasse entendre le cri des suppliciés des désespérés   Quelle voix prendre qui hurle assez fort... [Lire la suite]