mercredi 15 novembre 2017

POEMES INEDITS...Extrait

Dur moment dans la voie quand les jours s'obscurcissent quand le chemin se creuse pareil à une tombe Où sont les jours heureux le murmure des voix dans le jardin discret Les visages de ceux qu'on aimait voir à table Où sont les jours heureux où on l'était soi-même sans même le savoir Dur moment dans la voie quand le miroir se brise laissant au fond de nous mille morceaux épars que garde la mémoire Mais sans aucune chance pour nous de se revoir   .   GEORGES HALDAS   .   Oeuvre ?  
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jeudi 9 novembre 2017

A PEINE DEFIGUREE

Adieu tristesse, Bonjour tristesse. Tu es inscrite dans les lignes du plafond. Tu es inscrite dans les yeux que j'aime Tu n'es pas tout à fait la misère, Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent Par un sourire. Bonjour tristesse. Amour des corps aimables. Puissance de l'amour Dont l'amabilité surgit Comme un monstre sans corps. Tête désappointée. Tristesse, beau visage.     .     PAUL ELUARD   .    
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mercredi 1 novembre 2017

FEDERICO GARCIA LORCA...Extrait

 Je veux dormir un instant, un instant, une minute, un siècle ; mais que tous sachent bien que je ne suis pas mort ; qu’il y a sur les lèvres une étable d’or ; que je suis le petit ami du vent d’Ouest ; que je suis l’ombre immense de mes larmes.   .   FEDERICO GARCIA LORCA     .    
mardi 3 octobre 2017

UNE AUTRE NAISSANCE

Toute mon existence est un verset obscur Qui se répète et te ramène À l'aube des éclosions et des croissances perpétuelles. Dans ce verset Je t'ai soupiré, j'ai soupiré Dans ce verset Je t'ai greffé à l'arbre, à l'eau, au feu. La vie, c'est peut-être, Une longue rue où une femme passe chaque jour avec un panier La vie, c'est peut-être, Une corde avec laquelle un homme se pend à une branche La vie, c'est peut-être, un enfant qui revient de l'école La vie, c'est peut-être, allumer une cigarette Dans la langueur qui s'étire entre deux... [Lire la suite]
dimanche 10 septembre 2017

MEMOIRES SANS VISAGES & AUTRES TEXTES...extrait

J’ai les yeux hagards d’avoir trop regardé les soleils tristes des déserts Et j’ai roulé dans une détresse de chardons Le port, je le refuse Si j’ai mené les barques noires sous la lune, c’était par pur délire de naufrage Rien n’a sombré, que moi-même, et ce centre brûlant du vide, sphère de vent, géologie morbide J’ai les stigmates de l’absence, je me cherche dans les varechs, dans les cactus, les ammonites et le gypse Quel geste me rendra le jeu de vivre parmi les coquelicots fragiles Et les rires ?   .     ... [Lire la suite]
dimanche 3 septembre 2017

BERNARD PERROY...Extrait

Il nous faut nous satisfaire des chemins écartés, des souvenirs d'enfance, arpenter le jour, au jour le jour, avec le coeur insoumis qui se projette en dehors du sentier de nos propres habitudes, et prendre sur soi, infiniment, pour dépasser toute tristesse, fixer la plus profonde des émotions, que retiennent les ans, celle de ne rien encore comprendre de la vie, et c'est tant mieux...   .   BERNARD PERROY   .   Photographie Litsa Roussou      
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mardi 22 août 2017

GUISANE...Extrait

La lumière délimite notre présence au monde Sombres, nous sommes pourtant lumineux Ecrire à peine juste pour frôler la peine Sinon la tristesse finirait par se prendre Définitivement au sérieux Comme la truite qui rejoint les eaux profondes Que nous pensions tenir dans nos mains Pêcheurs du poème     .     PATRICK CHEMIN     .     Photographie Bernard Liegeois  
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mardi 22 août 2017

VENIR A TOI

Nos enfances communes coulent dans cette fosse creusée par le temps, dans ce tiroir de poussières où demeure une vie entassée, étouffée par tout ce qu'elle retient. Dans la saignée trempent les images coloriées de la souche affectée par nos sangs et nos candeurs.   Le souvenir ressemble parfois à un délabrement, à un paysage immobile dans lequel sont restées prisonnières nos candides évolutions et nos naïves révolutions. Tu avais construit dans tes rêves l’imaginaire de ma réalité. Ou le contraire, peut-être. Et, je... [Lire la suite]
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mardi 8 août 2017

VIVRE

La société merdique finit toujours par installer son office délétère qui pousse à choisir la surface, celle des virtualités grégaires et autres lavages de cerveaux, au détriment de la profondeur à créer et partager. Infinie tristesse de constater que la laideur gagne presque toujours sur les possibilités d'élévation. S'emprunte petit à petit des chemins moins contraignants. Les hommes ont ainsi besoin d’agitations futiles, de prairies toujours plus vertes ailleurs, de petits égoïsmes rassurants. La sacralité ordinaire leur fait... [Lire la suite]
vendredi 4 août 2017

LE CLOWN SE MEURT

Je nais chaque fois que je monte sur scène  Un gros nez rouge sur mon visage blême  Je suis l’enfant dont je me souviens bien  Un homme d’esprit, un poète du rien    J’attrape le ridicule et le fait tournoyer          Avec l’élégance des désespérés  Je suis le fou qui transforme les blessures  Des âmes fêlées de mille et une brisures      Je jongle avec mon ballon pathétique  Entre tristesse et vérités cyniques  Mes... [Lire la suite]
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