mercredi 10 janvier 2018

LA TRISTESSE DU FIGUIER...Extrait

 Il y a tout au fond de la fatigue Tout ce qu’un homme a de plus beau à donner : Son courage peut-être,Sa sueur perlée, sa respiration difficileEt ses blessures déjà anciennes. Et au sommet de la colline,Près des myrtilles, des bruyères et de la pluie, Il y a aussi ce secret bien gardé Que seuleLa Nature est prête à partager avec lui.   ...   Un silenceQui ne se mesure pas au nombre de mètres qu’il faut pour l’enjamberEt passer dans l’histoire d’un autre silence, Un silenceQui est parfois rempli de pétales de... [Lire la suite]
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vendredi 24 novembre 2017

J'ATTENDS TA VOIX

J'attends ta voixQui rompe le silenceJe t'attends toiQui brise l'absence.Dans ma solitudeJe répète ton nomA ma lassitudeJe sais mon abandon.Au seuil du désespoirJe mesure ma tristesseA l'aune de mon espoirJe te tais ma détresse.Toi l'enfant de ma chairTu m'as oubliéeMoi ta mère amèreAu désamour, condamnée.     . PALOMA GUERAN .      
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mercredi 15 novembre 2017

POEMES INEDITS...Extrait

Dur moment dans la voie quand les jours s'obscurcissent quand le chemin se creuse pareil à une tombe Où sont les jours heureux le murmure des voix dans le jardin discret Les visages de ceux qu'on aimait voir à table Où sont les jours heureux où on l'était soi-même sans même le savoir Dur moment dans la voie quand le miroir se brise laissant au fond de nous mille morceaux épars que garde la mémoire Mais sans aucune chance pour nous de se revoir   .   GEORGES HALDAS   .   Oeuvre ?  
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jeudi 9 novembre 2017

A PEINE DEFIGUREE

Adieu tristesse, Bonjour tristesse. Tu es inscrite dans les lignes du plafond. Tu es inscrite dans les yeux que j'aime Tu n'es pas tout à fait la misère, Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent Par un sourire. Bonjour tristesse. Amour des corps aimables. Puissance de l'amour Dont l'amabilité surgit Comme un monstre sans corps. Tête désappointée. Tristesse, beau visage.     .     PAUL ELUARD   .    
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mercredi 1 novembre 2017

FEDERICO GARCIA LORCA...Extrait

 Je veux dormir un instant, un instant, une minute, un siècle ; mais que tous sachent bien que je ne suis pas mort ; qu’il y a sur les lèvres une étable d’or ; que je suis le petit ami du vent d’Ouest ; que je suis l’ombre immense de mes larmes.   .   FEDERICO GARCIA LORCA     .    
mardi 3 octobre 2017

UNE AUTRE NAISSANCE

Toute mon existence est un verset obscur Qui se répète et te ramène À l'aube des éclosions et des croissances perpétuelles. Dans ce verset Je t'ai soupiré, j'ai soupiré Dans ce verset Je t'ai greffé à l'arbre, à l'eau, au feu. La vie, c'est peut-être, Une longue rue où une femme passe chaque jour avec un panier La vie, c'est peut-être, Une corde avec laquelle un homme se pend à une branche La vie, c'est peut-être, un enfant qui revient de l'école La vie, c'est peut-être, allumer une cigarette Dans la langueur qui s'étire entre deux... [Lire la suite]

dimanche 10 septembre 2017

MEMOIRES SANS VISAGES & AUTRES TEXTES...extrait

J’ai les yeux hagards d’avoir trop regardé les soleils tristes des déserts Et j’ai roulé dans une détresse de chardons Le port, je le refuse Si j’ai mené les barques noires sous la lune, c’était par pur délire de naufrage Rien n’a sombré, que moi-même, et ce centre brûlant du vide, sphère de vent, géologie morbide J’ai les stigmates de l’absence, je me cherche dans les varechs, dans les cactus, les ammonites et le gypse Quel geste me rendra le jeu de vivre parmi les coquelicots fragiles Et les rires ?   .     ... [Lire la suite]
dimanche 3 septembre 2017

BERNARD PERROY...Extrait

Il nous faut nous satisfaire des chemins écartés, des souvenirs d'enfance, arpenter le jour, au jour le jour, avec le coeur insoumis qui se projette en dehors du sentier de nos propres habitudes, et prendre sur soi, infiniment, pour dépasser toute tristesse, fixer la plus profonde des émotions, que retiennent les ans, celle de ne rien encore comprendre de la vie, et c'est tant mieux...   .   BERNARD PERROY   .   Photographie Litsa Roussou      
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mardi 22 août 2017

GUISANE...Extrait

La lumière délimite notre présence au monde Sombres, nous sommes pourtant lumineux Ecrire à peine juste pour frôler la peine Sinon la tristesse finirait par se prendre Définitivement au sérieux Comme la truite qui rejoint les eaux profondes Que nous pensions tenir dans nos mains Pêcheurs du poème     .     PATRICK CHEMIN     .     Photographie Bernard Liegeois  
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mardi 22 août 2017

VENIR A TOI

Nos enfances communes coulent dans cette fosse creusée par le temps, dans ce tiroir de poussières où demeure une vie entassée, étouffée par tout ce qu'elle retient. Dans la saignée trempent les images coloriées de la souche affectée par nos sangs et nos candeurs.   Le souvenir ressemble parfois à un délabrement, à un paysage immobile dans lequel sont restées prisonnières nos candides évolutions et nos naïves révolutions. Tu avais construit dans tes rêves l’imaginaire de ma réalité. Ou le contraire, peut-être. Et, je... [Lire la suite]
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