mercredi 7 septembre 2016

JE NE COMPTE PLUS QUE SUR LA BEAUTÉ DE TON CHANT ( Hommage )

Ce non-monde, ressassant d'être sans horizon, abhorre la tendresse : le sens n'y tremble plus dans le tempo dément ; ordre ordurier, temps de détresse, il se livre au vitriol, à la tenaille, au garrot, écorchant, matraquant, vomissant du venin en mots braillards, mots mirages amputés, encanaillés, assujettis, empuantis. La vie s'alarme : peut-elle se changer en s'ouvrant à la joie ? Me défiant de la tristesse, j'ai mendié tes doigts de lin, le nid suspendu sous ta robe, le duvet de ton regard à l'heure où les ombres s'allongent.... [Lire la suite]

mercredi 31 août 2016

CES DIEUX LA

je ne veux pas de ces dieux tristes qui ont embué mon enfance je ne veux plus de ces martyrs qui font gémir nos cathédrales je ne veux pas de ces dieux-là je ne veux pas de ces dieux-là je ne veux pas des demi-dieux ni les anges, ni les démons je ne veux pas de processions ni de prières à l'unisson je ne veux pas de ces dieux-là je ne veux pas de ces dieux-là je veux des dieux tout de beauté douceur et de force à la fois qui de leur rire formidable feraient s'écrouler nos chapelles c'est de ces dieux-là que je veux c'est de ces... [Lire la suite]
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mercredi 25 mai 2016

FLAQUES DE VERRE...Extrait

Merci Adélita mia   Dans l’abîme doré, rouge, glacé, doré, l’abîme où gîte la douleur, les tourbillons roulants entraînent les bouillons de mon sang dans les vases, dans les retours de flammes de mon tronc. La tristesse moirée s’engloutit dans les crevasses tendres du cœur. Il y a des accidents obscurs et compliqués, impossibles à dire. Et il y a pourtant l’esprit de l’ordre, l’esprit régulier, l’esprit commun à tous les désespoirs qui interroge. Ô toi qui traînes sur la vie, entre les buissons fleuris et pleins d’épines de... [Lire la suite]
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mardi 17 mai 2016

PATIENCE...

Patience d’arachnéenà tisser et retissercontre l’invisible.Patience pour nos tessonsnos lourds bagagesnotre rage sèchenos brûlures d’abeilles.Patience encorepour la blessure mollela cicatrice dévastéequi saigne le temps à venir.Patience contre la dérobadel’équivoque de l’oxydé.Patience pour creuser l’infime.Patience envers les écritsnés de l’obscurscandés en sautillanttressés sur des ruines.Patience pour les doigts uséspour le chant abandonnéla descentedans l’enfer de l’autre.Patience enfinpour les tempêtes intimescelles que l’on... [Lire la suite]
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mercredi 20 avril 2016

EN PAYS DE VERTIGE...Extrait

... Ne parle pas. Ne parle pas. Ne parle pas. L'air va fleurir. C'est un bouquet triste Vite fané. Sois prêt, le mur va s'ouvrir Et tu verras le versant de l'autre monde.   Chacun s'en va selon son rythme Avec un air de danse dans la tête, La réalité dans les bras. Chacun est Heureux, chacun est triste des mêmes choses.   La route est pleine de chansons inouïes Et le cœur de fleurs saccagées. . . . JEAN MALRIEU . .   . Photographie Thami Benkirane benkiranet.aminus3.com/  
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mercredi 30 décembre 2015

LETTRES A UN JEUNE POETE...Extraits

L'amour, c'est l'occasion unique de mûrir de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour l'amour de l'être aimé. ... L'amour est difficile. Que deux êtres humains s'aiment, c'est sans doute la chose la plus difficile qui nous incombe, c'est une limite, c'est le critère et l'épreuve ultimes, la tâche en vue de laquelle toutes les autres ne sont que préparation. C'est pourquoi les jeunes, débutants en toutes choses, ne savent pas encore pratiquer l'amour : il faut qu'ils l'apprennent. De tout leur être, de toutes leurs forces... [Lire la suite]
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vendredi 19 juin 2015

LE PORTE-AMOUR

Où est le porte-nuitle porte-mystèrele porte-lueur ?A vendre le coffret d’ébènecontenant les lèvres écarlatesde mon amour défunt !Où est le porte-cloule porte-buste, le porte-voix ?Ma tristesse s’embellitcomme le linge qui sèchetel les drapeaux populairesaux fenêtres de jadisOù est le portier fouqui a deux serruresà la place des yeux ?Le coffret d’ébèneest rempli des baisersque je ne donnerai plusque je ne donnerai plus .   ANDRE CHENET In "Dans le corps du poème"   .      
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jeudi 1 janvier 2015

22 POEMES PRESQUE TRISTES...Extrait

Je ne sais pas ce qu'est la tristesse Mais je pourrais la définir ainsi : Un toboggan sans enfants sur une place encerclée par le vent Je ne sais pas ce qu'est la tristesse Mais je sais ce qu'est l'angoisse : Un toboggan à l'infini avec des enfants vieillissants Qui glissent jusque sur le sable sans avoir jamais gravi le sommet. Parce que pour arriver au sommet il faut avoir des ailes Et moi je n'avais que de folles envies Envies de vol et d'éternités. Aujourd'hui je comprends que tellement peu de choses n'adviennent Que chaque... [Lire la suite]
jeudi 20 novembre 2014

MON PAYS MON NAUFRAGE

À Yann Orveillon,« Voleur de feu » considérable.   le pays d’où je viens n’est d’aucune mémoireet la mer en novembre y monte jusqu’aux boisles maîtres de naufrages attendent sur les dunesqu’un bateau étranger se perde dans les Passesle pays d’où je viens a la couleur des lampesque les enfants conduisent aux limites du sableon y marche toujours au milieu des légendesla trace des hommes s’y perd dans une Ville d’hiverle pays d’où je viens a la douleur des landeson y porte parfois des épaves insenséesIl y a des bêtes blanches à la... [Lire la suite]
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mardi 11 novembre 2014

FEUX,CRIS ET DIAMANTS...Extrait

Ne parle pas d'amouraux oiseaux des mursTiens-toi tranquillene dérange pas l'horizon du silenceSois secret comme l'îlepeuplée de totems et de lancesRetiens ce qu'il reste de nuitsous tes paupièresEn cas de détresse dansedanse danseJusqu'à ce que Mère Terreécoute ta blessureDanse jusqu'à ce que tes dentsblanches rientMais ne parle pas d'avenir infiniaux soleils grisaux lunes de tristesse et d'errance. .   ANDRE LAUDE   .   Photographie Violaine Poron        
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