dimanche 6 juillet 2014

FRESQUE SUR LE MUR

Nous disons beaucoup de choses à présent, Du coucher du soleil sur la terre menue. Sur le mur pleure Hiroshima… Une nuit s’en va, et dans le plein midi, Nous n’emportons de notre monde Que la forme du trépas. … Pour tes yeux, d’autres temps, Pour mon corps, une autre histoire, Et dans le rêve nous réclamons le jasmin. Lorsque le monde nous dispersa, il y a quelques années de cela, Les murs étaient rétifs à l’entendement. Les cachets d’aspirine Ramenaient la fenêtre, les oliviers et les rêves à leurs propriétaires. Et la tendresse... [Lire la suite]

dimanche 1 juin 2014

JULIO CORTAZAR

Pas de larmes si les plantes poussent sur ton balcon, pas de tristesse si de nouveau la course blonde des nuages t’est donnée pour preuve de l’immobilité, de cette permanence parmi tout ce qui fuit. Car le nuage sera ici, constant dans son inconstance, quand toi, quand moi – mais à quoi bon nommer la poussière et la cendre. Oui, nous nous abusions, croyant que passer dans le jour relevait de l’éphémère, l’eau qui glisse sur les feuilles jusqu’à se perdre dans le sol. N’a de durée que l’éphémère, cette plante idiote que ne connaît pas... [Lire la suite]
jeudi 15 mai 2014

PRECIS DE DECOMPOSITION....Extrait

" En marge des instants. C’est l’impossibilité de pleurer qui entretient en nous le goût des choses, et les fait exister encore : elle nous empêche d’en épuiser la saveur et de nous en détourner. Quand, sur tant de routes et de rivages, nos yeux refusaient de se noyer en eux-mêmes, ils préservaient par leur sécheresse l’objet qui les émerveillait. Nos larmes gaspillent la nature, comme nos transes, Dieu… Mais à la fin, elles nous gaspillent nous-mêmes. Car nous ne sommes que par le refus de donner libre cours à nos désirs suprêmes :... [Lire la suite]
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samedi 10 mai 2014

LUC-ANDRE REY

" Où regardes-tu grand-papa ? "" Je regarde vers la fin."" Et que vois-tu ? "" Rien. "" Il n’y a rien ? C’est triste. "" Il n’y a rien que je puisse voir."" Je peux regarder moi aussi ? "" Non moustique. Regarde autour de toi, ce qui t’entoure. Les paysages, les visages.C’est peut-être là, pour longtemps, la fin.L’autre, celle où tout de ce que nous avons vu se concentre peut-être, il sera bien assez tôt d’y laisser le regard. Un regard calme, sans peur. D'avoir su regarder tout ce qui nous entourait. " .   LUC-ANDRE REY ... [Lire la suite]
samedi 16 novembre 2013

MEMOIRE DU SILENCE....Extrait

Pour guérir la tristesse des racinesla lente machinerie de la terresuscite dans les profondeursle gargouillement des eaux souterrainesLe ciel étage son théâtretire les rideaux du soleilAujourd'hui nul besoin d'angesils sont inclus dans les rayonsEntre les haies se glissent les sentiersparsemés de tant d'ornièresque l'on entend certains soirscahoter le chariot des rêves .   PIERRE ETIENNE   .        
mardi 29 octobre 2013

JEAN-PIERRE DUPREY...

J’ai dominé toute une station de vie Ma première enfance est entrée dans la pierre Mes premières larmes sont sorties avec les passereaux J’ai vu un Dieu, j’ai vu les hommes Et mes yeux ne se cherchent même plus Hier je suis allé sur la montagne qu’habita la lune Et je suis revenu le cœur plein de tristesse Il ne me reste plus qu’un souvenir et une guitare brisée Un saule pleureur se dépouille et m’habille de larmes Qu’est-il de plus triste au monde que de partir sans chanter   .   JEAN-PIERRE DUPREY ... [Lire la suite]
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lundi 18 mars 2013

LA CONNAISSANCE DU SOIR...Extrait

 Vois la brûlure que fait en ce monde l'instant d'avant les choses tu es la pensée de cet instant et sa chair hélas Il n'y aura plus jamais de place entre toi et la folie de l'oubli et la folie de toutes les flammes Courage va tu as planté la hache les heures sont tes prisonnières déjà quand c'est le soir et que l'air change de couleur tu regardes en te penchant à droite à gauche comme un piéton à travers les arbres d'un pays inconnu tu fais tourner les yeux avec les derniers feux du jour tu marches tantôt doucement tantôt vite... [Lire la suite]
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dimanche 10 mars 2013

LE BONHEUR

Court moment qui ignore le temps qui passe.Souffle de calme après une tempête de violence.Oubli de l’humiliation et du rejet.Flash de silence dans le « cahot » des cris,des larmes et des injures.Paix intense, tout au fond du ventre,qui remonte jusqu’au bord des yeux.Instant suspendu au fil du sursis,accordé à nos peines.Regard posé sur l’infinie beauté du monde :Une branche de pommierD’où ruissellent de légers pétales,Des gouttes de rosée qui parlent au soleil,Un nuage bas qui nous ouate le regard,Une pluie d’aigrettes s’éparpillant... [Lire la suite]
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lundi 18 février 2013

MILLIONNAIRE

J'ai sur moi une fourmilière de tristesse Je suis millionnaire Mais le meunier des regrets est trop loin Et j'ai peur de mourir De mourir de rire en chemin Je ne veux pas Je ne veux plus l'apporter au moulin Certains vendent pour vivre Le gros de leur tristesse sur pied Aux marchands de chagrins Moi je n'en fais rien Et je sème sans jamais récolter Car   .   PAUL VINCENSINI   .          
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dimanche 1 juillet 2012

ARABIAN BLUES...EXTRAIT

Toi qui tisses mes tristessesaux cordes du luth désenchantéesespace la matière de ta voixet livre d’invisibles passagesde soie dénouéetoi qui recèles l’insensible incendiedes parfums oubliésqui jamais ne délivresla douce terre d’exilde tes penséestoi que nulle mainhumaine ne retienttu es exactement làoù j’ai perdu mon chemin . AMIN KHAN . Oeuvre James Abbot Mac Neil Whistler
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