samedi 14 mai 2016

L'ODE AU TEMPS QU'IL NOUS RESTE...Extrait

Le temps passe et nous te regardons depuis le nid ancien,comme un coquelicot dont les premières sèves ne s’oublientFleur fragile aux allures d’arbre, souriante sur nos désordres, pluies incessantes de la belle usureD’elle ou de moi, à qui ressembles-tu quand tu regardes de si près tes pasOù t’en vas-tu, si belle, dans le vaste couloirVers quel amour, quel labyrinthe choisiFier de toi ou orgueilleux de moi-même,combien me faudra-t-il de livres pour que cessent mes doutes et cette peur de te voir tomberNous te savons fidèle à tes... [Lire la suite]
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dimanche 26 octobre 2014

LES ESCALIERS

Foulés sans cesse, les escaliers cabossés, usés, déroulent une histoire à chaque marche. Des milliers de pas légers ou plus lourds les ont dévalés, pressés de rejoindre un amour. Des dizaines de fois de joyeuses descentes et remontées d'enfants ont  été martelés, musclant les petits mollets. Plus difficile, l'ascension journalière mais obligatoire, d'une vieille dame qui a contribué à lustrer la pierre, posant ses pieds toujours au même endroit...L'Automne les habille de feuilles finissantes, un instant protégés, un moment de... [Lire la suite]
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mercredi 26 février 2014

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

 (…) Quel est ton nom ?je suis l’usure des corps des pierres de l’ombremême de l’ombreje suis l’auxiliaire de la beautévous me saluez parfoissi vitela tête vous tournerait peut-être ?j’active la poussée des feuillagesvous ne dominez plus vos arbreseux aussi vous oublientje suis cette bouffée de tendressedans les corps la brume des regardsqu’ils reposent en paix !les voix se perdent dans l’espaceaccostent à la rive comblée de gravatslà le festin se déroulec’est toujours autour d’une tableque l’attente se fait... [Lire la suite]
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samedi 25 janvier 2014

CE A QUOI ON S'OPPOSE PERSISTE

Je suis là   je rêve  je pense j’aime à ne rien faire par moment j’aime perdre mon temps en pensant « ce à quoi on s'oppose persiste » tout le temps    je pense au temps au temps qui passe et s’écoule le temps   du sablier sans fin coule insensible le sable  et le sablier déverse sans état d’âme son flot de temps   avance à son rythme infatigable  l’immédiat le conduit   l’usure du temps à la fixe éternité est repère    .   JACQUES BASSE ... [Lire la suite]
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mardi 22 octobre 2013

TRAITE DU SAVOIR-VIVRE A L'USAGE DES JEUNES GENERATIONS

 « Que reste-t-il d’étincelle humaine, c’est-à-dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieue, assourdi par les fracas des machines, lessivé, bué par les cadences, les gestes privés de sens, le contrôle statique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gare, cathédrales de départ pour l’enfer des semaines et l’infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l’abrutissement ? […] De la force vive déchiquetée brutalement à la... [Lire la suite]
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mardi 27 novembre 2012

AGNES SCHNELL

Par la fenêtre ouverte la lumière pénètre avec le songe. L’heure est aux mains fermées en rupture avec la voix apprise et les masques si lourds à porter. Poids de sable en vain remué ou doux effacement des révoltes usées ?   .   AGNES SCHNELL   .  
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dimanche 19 août 2012

GARDEZ

Gardez pour moi un arbre seulement le plus loin de vos routes mon chemin passait ailleurs par les vergers d’étoiles les transhumances des mains Les lents balancements secrets des coquelicots entre terre de sang et ciel affolé feront le reste eux savaient pourtant le monde mal recousu gardez-le d’un étage à l’autre je l’ai si mal parcouru Je n’en ferai plus rien maintenant le legs de mes étincelles fera juste un feu quelques cendres contre l’oubli ne les remuez plus gardez-les Sur le dos courbé du temps j’ai vacillé tentant de faire... [Lire la suite]
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dimanche 15 avril 2012

VIVRE EST AUTRE CHOSE

Je me disais aussi : vivre est autre choseque cet oubli du temps qui passe et des ravagesde l’amour, et de l’usure – ce que nous faisonsdu matin à la nuit : fendre la mer, fendre le ciel, la terre, tour à tour oiseau,poisson, taupe, enfin : jouant à brasser l’air,l’eau, les fruits, la poussière ; agissant comme,brûlant pour, allant vers, récoltant quoi ? le ver dans la pomme, le vent dans les bléspuisque tout retombe toujours, puisque toutrecommence et rien n’est jamais pareilà ce qui fut, ni pire ni meilleur, qui ne cesse de... [Lire la suite]
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vendredi 9 décembre 2011

LE LABYRINTHE AU BORD DE LA MER...Extrait

Au contact des œuvres du passé, nous voulons être sûrs de leur authenticité, sûrs que personne ne les a corrigées, que personne ne s’est mêlé de les embellir, de les parfaire, de les rendre plus compréhensibles. Nous souhaitons seuls, sans intermédiaire, jeter un pont par-dessus l’abîme du temps entre nous et les hommes et les dieux d’il y a plusieurs millénaires. N’étant pas un pur esprit, j’ai toujours cherché des traces matérielles, pour fonder une entente et une alliance. C’est pourquoi j’ai toujours été ému par les ornières des... [Lire la suite]
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dimanche 25 octobre 2009

ABOYANT

Cet amour-ci que tu ne fus Et jamais ne seras De tant l’aimer Tu l’as épuisé En regardant à froid Ton délire.            Cet amour-ci que tu ne fus Et jamais ne seras De tant le toucher Tu l’as éteint En un chemin contraire, Inusité.              Cet amour-ci que tu ne fus Et jamais ne seras De tant l’écrire Il s’est usé, Au labeur D’une surdité gelée.         Cet amour-ci... [Lire la suite]