jeudi 27 août 2020

MRS DALLOWAY...Extrait

"C’est ainsi que par un jour d’été les vagues se rassemblent, basculent et retombent ; se rassemblent et retombent ; et le monde entier semble dire : « Et voilà tout », avec une force sans cesse accrue, jusqu’au moment où le cœur lui-même, lové dans le corps allongé au soleil sur la plage, finit par dire lui aussi : « Et voilà tout. » Ne crains plus, dit le cœur. Ne crains plus, dit le cœur, confiant son fardeau à quelque océan, qui soupire, prenant à son compte tous les chagrins du monde, et qui reprend son élan, rassemble, laisse... [Lire la suite]
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vendredi 17 juillet 2020

L'OBSCUR VERTIGE DES VIVANTS...Extrait

"La science n'étouffe pas le chant de l'océan dans les coquillages.Savoir qu'on y entend les vibrations de sa propre oreille ne réfute pas les vagues qui roulent en nous leur nostalgie. Les chiffres forent des puits comme les mots écoutent le monde : dans la fascination de sa beauté.Ainsi, révélée ronde, la Terre enfanta encore des aventuriers au coeur plus vaste, à qui le vertige continua de fouetter le sang.Le réel ne condamne pas la poésie. Il l'appelle, comme le vent la voile lui donnant force, le savant la formule qui creuse... [Lire la suite]
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samedi 7 mars 2020

ÎLE

Ile, m’a semblé dans ta dériveMèches que le vent égareTa chevelure cuivre, tes rivesEt tes lunes éparsesBruiner le givre à l’onde de tes yeuxSur tes cils, tes ailes gracilesQui papillonnent la baie de ton regard ;A l’ogive des jours, j’ai vu hyalineLa danse de la pluieUn rideau d’amertume assombrirL’étende de tes beaux rivagesLa lame fluer et refluer en ruisseauxD’agates, tes larmes ;Et dans tes coquillages j’entendsJ’entends encore,L’inconsolable mélancolie de tes vaguesL’orageIle que le vent égare,J’entendsDans... [Lire la suite]
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samedi 9 novembre 2019

JOEL GRENIER

Parfois il tutoie la lumière quand il se perd dans les étoiles. Il a le cœur à la dérive dès qu'il entend le cri des vagues. Et il s'en va tout seul vers l'inconnu, quand la pluie voudra tomber pour mettre son rêve dans ce ciel noir où son envie va le trimbaler.Parfois il parle à tous les vents de ses voyages dans l'oubli. Parfois il en oublie le jour quand la lune veut se coucher. Et il boit le sel à l'embrun quand son regard sait où se perdre.Il a le ciel dans son œil bleu dès que les vagues le font chialerTous les nuages gros de... [Lire la suite]
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mercredi 9 octobre 2019

A L'INFINI...

... Le bruit de l'eau.... Le chant de la rivière,le grondement du torrent, le souffle d'une cascade ....oui... Mais c'est en écoutant les vagues qu'Elle est comblée. Composé d'instruments inconnus qui déroulent une fluide mélodie, une chevauchée diabolique, ou un drame effroyable , avec la puissance qu'aucun Wagner n'a égalée, ce concert marin l'enivre.  A l'infini la mer dispense son dialogue, ses plus belles histoires ,les plus tristes aussi, y sont contées. Galion, Capitaine, équipage, tempête ,ces mots jaillissent des... [Lire la suite]
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samedi 5 octobre 2019

JOËL GRENIER

Un jour, il partira au bord des rives roses, le corps à moitié nu pour se vêtir de vent. Avec une envie folle de chasser les nuages de quelques traits lancés au hasard des mots.S'il lui faut prier pour défaire la mer de ces tâches rouges qui racontent le sang de tous les opprimés, il le fera, je crois, le doute agenouillé sur un mauvais prie-dieu.Mais les vagues retireront sa plainte en dénonçant les hommes et leurs idoles.Alors, le corps à moitié nu pour se vêtir d'oubli, il entrera dans l'eau pour vivre dans la paix des profondeurs.... [Lire la suite]
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mardi 16 juillet 2019

L'OBSCUR VERTIGE DES VIVANTS...Extrait

"La science n'étouffe pas le chant de l'océan dans les coquillages.Savoir qu'on y entend les vibrations de sa propre oreille ne réfute pas les vagues qui roulent en nous leur nostalgie. Les chiffres forent des puits comme les mots écoutent le monde : dans la fascination de sa beauté.Ainsi, révélée ronde, la Terre enfanta encore des aventuriers au coeur plus vaste, à qui le vertige continua de fouetter le sang.Le réel ne condamne pas la poésie. Il l'appelle, comme le vent la voile lui donnant force, le savant la formule qui creuse... [Lire la suite]
jeudi 7 février 2019

LA PLUIE MAUDITE ET AUTRES POEMES...Extrait

Sur la plage où l'ombre de la baie s'allongeIl est couché tel une vigne en son clos,Solitaire et tourné du côté des vagues.Son visage est empreint d'une grâce grave,Le vent de midi à ses traits se caresse,Il est plus beau que branche de grenadierGorgée de pépiements d'oiseaux, et sa taillePlus souple que l'ondulation d'un lézard.J'écoute la rumeur basse de la merQui surgit de la vague et se répercute,Masquée par un agave antique, j'épieSa gorge qui se change en une mouettePour s'envoler avec un gémissementVers l'or des nuages. Et de... [Lire la suite]
dimanche 14 octobre 2018

LA VAGABONDE...Extrait

Je te désirerai tour à tour comme le fruit suspendu, comme l’eau lointaine, et comme la petite maison bienheureuse que je frôle… Je laisse, à chaque lieu de mes désirs errants, mille et mille ombres à ma ressemblance, effeuillées de moi, celle-ci sur la pierre chaude et bleue des combes de mon pays, celle-là au creux moite d’un vallon sans soleil, et cette autre qui suit l’oiseau, la voile, le vent et la vague. Tu gardes la plus tenace: une ombre nue, onduleuse, que le plaisir agite comme une herbe dans le... [Lire la suite]
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mercredi 10 octobre 2018

ALFONSINA ET LA MER / ALFONSINA Y EL MAR

  Sur la sable doux que caresse la merSes traces sont sans retour,Un chemin solitaire de peine et de silenceEst arrivé jusqu’à l´eau,Un chemin solitaire de peine silencieuseEst arrivé jusqu’à l´écume des vagues.Dieu sait quelle angoisse t’accompagna,Quelle longue souffrance ta voix a tué,Pour que, bercée, elle se réfugieDans le chant des coquillages,La chanson que chantent au fond de la merLes coquillages. Tu t´en vas, Alfonsina, avec ta solitude,Quels nouveaux poèmes es-tu allée chercher,Une voix lointaine de vent et de selA... [Lire la suite]