mardi 7 août 2018

TERRE VIVE ...Extrait

Où la mer lentement progresse,là-bas, reposent les îles.        Sur l'eau accablé de ténèbres,l'homme recueillait les promessesd'un soleil bientôt absent.De ce temps-là, le vent des démesures se laissait boire,les colonnes du silence veillaient. Au loin, la mer délaisse son noueux combat ;Embrasse l'île envoilée. Se confie, éprise. Là-bas,la terre ne parle pas pour rien.     .     ANDREE CHEDID     .    
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dimanche 5 août 2018

MATHÉMATIQUE GÉNÉRALE DE L'INFINI...Extrait

En chantanton se séparesans bouger les lèvresde ce qui nous embrassecar nous avons faim d'avoir faimet nous vengeons le ventd'être la feuillequ'il n'a pas choiside faire tomberEn jetantnos yeux dans le cielnous voyons l'infinimarcher comme un mendiant aveugleLa nuit lui donne parfoiset avant nousla monnaie d’une étoile   . .   . SERGE PEY   . .   .                
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jeudi 26 juillet 2018

ILS SE TIENNENT PAR LA MAIN

  Ils se tiennent par la mainFragiles​D’avoir traversé le tempsSur des échasses de sableEt des marées d’amour Ils vont dans leur lueurComme un soleil couchantChavire un bord de mer Les feuilles d’érable ont rougi leurs paupièresEt quand souffle le ventLeurs yeux s’envolentTourbillonnentComme les plumes du tempsOù l’oiseau saluait leur printempsD’un chant de sentinelleGardienne de leurs minuits Etonnés du voyageIls se tiennent par la mainLeurs pas fidèles racontentUn chemin sans retourUn chemin quotidienBordé de... [Lire la suite]
mardi 24 juillet 2018

UNE MISSIVE D'ARGILE

Je t'adresse une missive d'argilesur la pointe de nos pieds fragilesnous la bercerons - vasque docile Chaque jour une flamme nouvelleréveillera les mèches anciennesdes charbons d'étoiles c'est myriades ! Dés l'aube, nous bénirons une fleurchoisie parmi les mots de notre jardinsecretnous l'aiguillerons de nos regards aimants Nous serons au vent, à son souffle arrimés     .     CARMEN PENN AR RUN     .        Oeuvre Margarita Sikorskaia      
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lundi 23 juillet 2018

POEMES POUR RAOUDHA...Extrait

J’habite les rires de l’eau les veines du marbre le secret des voûtes les cordes vocales des fenêtres et du vent  en présence du voyageur perplexe des signes je bois le sourire berbère de Farah la mer blanche du milieu notre mémoire bleue et la tragédie des brûleurs de vagues qui n’auront jamais touché leur Ithaque fantasmée ô Lampedusa madre il te reste le silence l’absence et des cadavres sans linceuls     .     AHMED BEN DHIAB     .   Sculptures... [Lire la suite]
samedi 21 juillet 2018

AGNES SCHNELL...Extrait

Voici que déjà mon noms’effaceet rompt avec la partitionque j’avais déroulée. Je l’ai jouée à m’y perdrea cappella à l’envers sans répit. Voici que déjà s’amenuisel’espace tel un feu que l’on couvre brusquement,des pattes d’oiseauxsur l’humidité du sable,le fantôme d’un arbreoù le vent reste prisonnier.     .     AGNES SCHNELL     .   Oeuvre Paul Delvaux
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mardi 17 juillet 2018

POESIE VII...Extrait

  Matin d’aurore fraîche lune des grandes fuites je m’éveillais le vent cachait le feu la table beige du bois luisant les herbes hautes dans le pré à jamais l’heure des joies un silence de roses l’escalier, l’évier, libre de son eau un ailleurs qui consume l’absence lente nous imaginons le monde à notre image vertiges des hasards croyons nous aux mêmes légendes, aux ombres rugueuses dans le livre des courbes bleues devant la source   .     PATRICK ASPE     . ... [Lire la suite]
mardi 17 juillet 2018

HENRI GUERIN...Extrait

Comme une couturière en journée Le vent a coupé, taillé, rogné Tout au long du jour Dans le coupon du ciel. Dès le soir venu, Il a ramassé minutieusement Toutes les chutes d’étoffes épandues Pour en faire un petit tas coloré Qu’il a poussé Dans un des coins de l’horizon. Il est parti en emmenant Pour tout paiement de sa journée Dans son vieux cabas de couturière Le soleil, rond et doré Comme un écu.     .     HENRI GUERIN 1952 http://www.henri-guerin.com      .   ... [Lire la suite]
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samedi 14 juillet 2018

A LA FIANCEE DU VENT

Et ce n’était rien la pluie. Sinon la touche du vent, la cillée des nuages, les mains aux nœuds défaits, légères à pétrir le ciel de leurs doigts de fontaine. Rien sinon ce qui échappe. Et s’abandonne à l’air. Rien sinon ma danseuse d’automne. Suspendue. Flottante. En devenir dans le tourbillon de son âme déchirée. Rien sinon votre chair qu’aucun mot n’habille. Votre feu qu’aucun regard n’éteint. Votre sang et vos larmes qu’aucune bouche jamais ne parviendra à sécher. Ma danseuse, tout feu, tout... [Lire la suite]
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samedi 14 juillet 2018

JOINTURES

Entre la nuit et l’aube le choc des pierres comme mots mats lancés par la vague puis restés sans réponse (lettres passées sur papier jauni au fond d’un tiroir qui sent la cire) Épris de ce goût du vent où roulent les nuages À l’infini de fenêtres fermées À tâtons Nous cherchons sur la couture d’un drap Le fil d’une histoire qui s’épuise Et le nom de ces choses très simples qui s’échappent glissent (bleue et grise l’eau de la mer et sur la peau l’odeur du... [Lire la suite]
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