vendredi 6 avril 2018

L'AMER NOUS GUIDE...

Je suis né d’une erreur du vent et de la mer c’est pourquoi j’ai vécu au rythme des marées entre les hommes et dieu je n’ai pas pu choisir poisson-lune égaré sur un trottoir vitreux je n’ai fait que passer sans pouvoir respirerun enfant replié s’est pris dans ma mémoire qui m’empêche d’atteindre au pays d’où je viens quand trouverai-je enfin de quoi crever mes yeux sur le plancher glissant d’une barque fantômesi je viens à mourir qu’on me jette à la mer dans l’aube bleue des sables je trouverai... [Lire la suite]

vendredi 6 avril 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

Le livre que j’ouvre à présent Est celui de l’arbre et du vent,Des saisons et du ciel infini,Des moissons du silenceDont toutes mes racines ont soif. Si je marche en claudiquant Sans me hâter vers la ligne des grèvesCe n’est pas pour comprendreMais pour laisser aller : Creuser mon ignoranceNe m’est plus nécessaire. Portées par l’aile de l’instant Des pages détachées volent dans ma mémoire ;Je me fie à leur errance.Aucun traité ne me donnera plus le goûtDe ces paraboles incendiées. Des visages me... [Lire la suite]
vendredi 30 mars 2018

VAHE GODEL...Extrait

  Nul ne perçoit l'appel du nomade perdusans viatique en un désert sans borneshors cet oiseau sans nom dont la couleur est celledu vent – seul lui répondent sans cesse de partoutde nulle part ces invisibles oiseauxdont le chant n'est autre que celui de l'espaceaiguisé par le vent .   VAHE GODEL   .   Oeuvre Henrik Simonsen's  
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vendredi 30 mars 2018

STEFANO VILARDO...Extrait

Le vent tisse les chants des grillons et porte le bruit du ressac.L'air déjà plus tendrebrille dans les zones d'ombre au jeu alterné des luciolesla mémoire harcèle et se dilatedans le lacis profond du souvenir. .   . .   STEFANO VILARDO .   . .     Oeuvre Christian Arjonilla  
mercredi 21 mars 2018

JEAN LAVOUE...Extrait

Où se fera le don,L’offrande fraternelle,Qui brisera la coqueOù notre cœur attend ? Nous naissons d’un oubliSous les branches du gel, D’une marche ajourée Dans l’eau vive du temps. Nous allons au plus vaste,Nous y semons le chant,Arrimant à nos pasLes odes du soleil, Mais nous ne savons pasLa patience des aubes,Nous voudrions germerSans visiter la nuit. Nous ne percerons pasLa croûte des silencesSans que le pain rompuNous dévoile un sillon. Nous sommes ici-mêmeD’un royaume à venirDont le miracle s’ouvreAu plus secret... [Lire la suite]
dimanche 18 mars 2018

ARCHIVES DU SABLE ...Extrait

Au bout de mes doigtsces blancs oiseaux cunéiformesmon souffle mon amourmon désir voyageurces oiseaux effilant le loinfortuits et brefs entre l'incessantcombat du feu et de la merces moments d'ailes donnant cielà mes mots les voici insoucieux de moidésormais si lointainscomme les vagues et le ventet miens oh rythmiquement miens   .   RAYMOND FARINA   .  
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jeudi 8 mars 2018

CHANTS DE LA BALANDRANE...Extrait

A la proue du toit la hulotte, De son œil accoutumé, Voit l'aube assombrir la prise Que la nuit lui livrait sans leurre.   Après l'écho écartelé, L'arrachage des mûriers ; L'oiseau dont seul le cœur transpire Présage un cruel demi-jour, Le ciel où s'embrase Corinthe.   L'un l'autre avons même souffrance Et le vent est bien léger, Le vent à tête de méduse, Qu'à Martigues en peine d'enfance J'avais pris pour un cri d'oiseau Alertant la voûte cendreuse.     .     RENE CHAR   ... [Lire la suite]
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vendredi 23 février 2018

LE DERNIER JOUR DE MA VIE

Je n’éteindrai jamais l’incendie qui m’habite, ni la chaux vive de mes ailes, ni l’incandescence sur ma peau qui se souvient de caresses anciennes. Je ne désarmerai jamais mes saines colères autour des cercueils d’enfants, ni mon dégoût de toute l’injustice arrogante des hommes. Mes fatigues traverseront ce désert où seul je cherchais l’ombre d’une oasis et l’eau fraîche d’un frère choisi. Non je n’effacerai jamais les mots absents de mon père, leur naïve ferveur sur des pages sans voix. Pour que revienne l’enchantement d’une autre... [Lire la suite]
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samedi 17 février 2018

LE SEUIL

L'âme frissonnante de froid (dehors ce serait le gestede qui se blottit dans son manteau)nous hésitons sur ce seuil vide(faut-il entrer ? faut-il fuir ?)avec la sensation d'être épiés,dès que nous tournons le dospar une oeillade, furtive, décochée depuis un rideau ou un abat-jour,prompte à se retirer comme une lamede canif se refermant en un déclic.Qui nous attend et pourquoi ? Viendra-t-il à notre rencontreen hôte amicalpour nous conduire à son feu à sa table ?Ou jaillira-t-il de l'ombre pour nous saisir aux poignetset... [Lire la suite]
mardi 30 janvier 2018

LES MOYENS D'EXISTENCE, ANTHOLOGIE...Extrait

Il faudrait être encore plus simple,Si simple que l'on puisse entrerDans la simplicité du vent,Du soleil poussiéreuxDu linge qui pantèle sur la corde sans se plaindre.Il n'y a pas de désespoir dans le monde,Ni d'espoir.Il n'y a que la simplicité du vent,Du soleil,Du linge,De la corde ;Il n'y a que la simplicité de l'eau,Ses vergetures d'accouchée;Il n'y a que l'eau,Le caillou,Le simple nécessité de brûler et de mourir.Il faudrait pouvoir entrer sans frémirDans les chosesComme les choses,Entrent dans les choses.   .   ... [Lire la suite]
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