mercredi 9 août 2017

CATHERINE MONCE...Extrait

Sur le fil du temps sèchent des bouts de rêves oubliés ;des non-dits s’étirent, trop longtemps supendus,jamais repris ;des lambeaux de prières s’y accrochent parfois,portés par les vents.   . CATHERINE MONCE .   Photographie Bernard Liégeois      
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samedi 8 juillet 2017

DES VILLAGES VERS LA MER...

La mer    les vagues la monodie des ventsles nuages qui filent sur l'azur et solfient les accords azuréensdu chant des îles et des pêcheurs Frissons    L'oiseau convoleAu royaume de la LyreCetera  cistre et gaita  irisent l'horizoninterrogent le ciel à la source des étoiles L'embrun vole    l'embrun neigequelle harpe  alors  larme de joieentonne depuis le ponantla mélodie  des contrées que l'océan souligne Bretagne  Biscaye  AsturiesGalicie   Île de Corse et de... [Lire la suite]
mercredi 31 mai 2017

A THIERRY METZ

J’habite un rêve sans finune maison ouverte aux vents de passageun espace sans cesse menacéj’habite un temps ennuagéune saison hasardeuseun temps voilé de silenceles routes ne conduisent plusn’innervent plus la vie en bouleta voix me saisit…   .   AGNES SCHNELL   . Thierry Metz
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samedi 8 avril 2017

JE VAIS PARLER DE L'ESPERANCE

« Je contemple la douleur de l’affamé et m’aperçois que sa faim est tellement éloignée de ma souffrance que je pourrais bien jeûner jusqu’à en mourir, de ma tombe jaillirait toujours au moins un brin d’herbe. Il en va de même de celui qui aime. Quel sang que le sien, si bien engendré pour le mien qui n’a ni source ni fin ! » Je n’éprouve pas cette douleur en tant que César Vallejo. Je ne souffre pas de moi en tant qu’artiste, en tant qu’homme, ni même en tant que simple être vivant. Je n’éprouve pas cette douleur en tant que... [Lire la suite]
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samedi 26 novembre 2016

PIERRE BERGOUNIOUX...Extrait

Nous avons perdu la félicité indistincte qu'on voit aux bêtes, aux poissons enchâssés dans l'eau cristalline, aux bêtes des bois couleur de feuilles mortes, aux oiseaux ivres d'air. Nous sommes devenus pensifs et, par­tant, étrangers, frêles, frileux, vulnérables. Il nous faut une table, un toit, du feu, une maison. Nous nous souvenons parfois d'avoir été au monde pleinement, sans états d'âme, d'un très lointain commencement. Je rêve, pour finir, d'une lande ouverte à tous les vents où l'on verrait ce qu'il en est de nous et de tout... [Lire la suite]
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mardi 8 novembre 2016

LA SAISON DES MOTS...Extrait

... quand sur le front lisse de l'Ouessantle soleil-tika rouvrira ses portes d'écumeau large du pas de mermes pieds largueront les amarreset traverseront les quatre océansderrière le paille-en-queue en quête de prières…et quand sur le front lisse de l'Ouessantle soleil fermera ses portes d'écumela nuit profilera sa lueurau large du pas de meret proue à l'estpar-dessus latitudes et longitudes décroiséesje voguerai sur les vents sorciers ...   .   VINOD RUGHOONUNDUN   .   Paille-en-queue

vendredi 4 novembre 2016

PROPHETIE

Moi démineur des vents Homme des mille chemins de l’homme Et des mille carrefours Je joue à vivre sur la marelle d’une île Mon sang éteint la nuit qui se rebelle En une seule violence d’abeilles descellées J’écorche patiemment la nuit Rêve à rêve Et  je recommence avec toi la naissance du monde J’aurais payé comptant l’oiseau levé dans L’aiguille du jour Et qui brode tes yeux d’araignée fabuleuse Moi démineur des vents J’ai pris racine dans la flambée des lèvres J’ai jeté l’ancre J’ai pavoisé la route de soleils... [Lire la suite]
mardi 5 juillet 2016

UNE COLOMBE UNE AUTRE...Extrait

... Vous migrateurs que l’aube esquisse dans les pressentiments d’hiver sûrs d’épouser le pur tracer de l’infaillible main de l’air visible songe sagittal vecteur d’un ouvrage majeur sur le souffle secret des dieux pilotes calmes & lucides parmi ces méandres célestes ces labyrinthes cristallins où des vents furieux désespèrent élan dont la cadence va soudain s’amplifier comme sensible à l’impatience d’un berger abyssin ou d’une aube de Casamance vous n’êtes pas l’Exode d’une bible invisible ni le dernier symbole d’un... [Lire la suite]
lundi 7 mars 2016

IL ETAIT NE...

Il était né d'une poussière d'écume et d'un bloc de craie sur le bord d'une mer qui lui donna le sein. Et chaque vague le poussait à regarder plus loin, au delà des frontières qu'il ignorait encore. Le ciel était lourd de souvenirs à grandir. Toujours il garda son cœur de falaise, rempart à la tourmente mais friable au zéphyr et chantait souvent des airs de marins en baissant le front comme pour une prière à la vie. Humble dans le soleil couchant. Et sa peau de sel avait soif d'amour et d'histoires de vents. Quand celui du noroît lui... [Lire la suite]
dimanche 22 février 2015

LE POETE

Il connaît tous les chemins tous les vents, les vents et leurs jardins, les jardins où les mots croissent et les chemins du mot jusqu’à l’espoir. Le chemin l’emporta sur la pente du monde, l’emporta le diable parmi les mots, pour qu’il fasse la cour à sa propre ombre, pour qu’il chante dans le jardin chimérique: les fantaisies de son clair de lune magique, la rose de chien et son dégoût, pour qu’il aveugle le paysage même arraché de l’oeil d’autrui, pour qu’il rende la nuit au nom de la tendresse.   .   BRANKO... [Lire la suite]