jeudi 21 novembre 2019

EXISTIAN TUS MANOS/IL EXISTAIT TES MAINS

  Un día el mundo se quedó en silencio.Los árboles, arriba, eran hondos y majestuososy nosotros sentíamos bajo nuestra pielel movimiento de la tierra. Tus manos fueron suaves en las míasy sentí al tiempo la gravedad y la luzy que vivías en mi corazón. Todo era verdad bajo los árboles,todo era verdad. Yo comprendíatodas las cosas como se comprendeun fruto con la boca, una luz con los ojos.     .     Un jour le monde devint silencieux ;les arbres, là-haut, étaient profonds et majestueux,et nous sentions... [Lire la suite]

mercredi 18 septembre 2019

LES PAS DE L'EAU...Extrait

Ecoute c'est l'oiseau le plus lointain du monde qui chante Je n'ai jamais vu la haine de deux peupliers.Je n'ai jamais vu un saule vendre son ombre à la terre.Et gratuitement l'orme offre sa branche aux corbeaux;Partout où frémit une feuille, s'épanouit aussi le bourgeon de l'ardeurL'ivresse d'un pavot m'a baptisé déjà dans le vertige du devenir Ιl ne nous appartient pas de percer le mystère de la rose.Nous ne pouvons à la rigueurQue nous baigner dans la magie de la fleur.Dresser notre tente par-delà le savoir.Ou tremper notre... [Lire la suite]
jeudi 24 janvier 2019

EDWIN MUIR...Extrait

C'est moi qui éprouve du remords pour tout ce que le Temps  T'a fait, mon amour, comme si je t'avais  Imposé l'usure du soleil sans-repos Et tous ces jours mortels pour accomplir ce crime-là.   Pour ne pas conserver ce qui nous fut donné  Par pure grâce et l'abandonner  A l'oisiveté des heures, laissant l'automne enterrer  Notre été paradisiaque: A une telle accusatîon, que puis-je répondre   Sinon le vieux dicton surgi du cœur : « Le Temps épargne l’amour » Mais nous, l’aimée et l’amant,... [Lire la suite]
dimanche 30 décembre 2018

LE SOUFFLE ET LA SEVE...Extrait - HOMMAGE A UN AMI DISPARU EN 2018...BRUNO ODILE

  Ce matin, la vitalité de la beauté me communique son désir d’élévation. Feuilles d’automne tombées dans le miroir des saisons, je vous aime fringantes et craquantes lorsque le pas du marcheur vous écrase. La rosée toute nue s’adosse aux premières lueurs du jour et le mur sur lequel je m’appuie se repeint à la clarté des ombres traînantes. L’esthétisme a le goût des rencontres. Pour lui, la solitude n’est pas un lieu privilégié, au contraire elle s’accapare l’objet même du beau pour le couvrir de toutes nos zizanies... [Lire la suite]
jeudi 6 décembre 2018

LE LEGS

Que faire maintenant de tous ces graffiti des adieux encombrants des choses des oiseaux des hasards désormais interdits dans cette cruauté d'horloge   & à l'enfant seul comme une île -à son effroi & à sa soif- quel sésame quel schiboleth quelle chose apaisante & douce quel bienveillant symbole laisser   si l'on n'a plus que l'art de questionner l'écho de voler au reflet ce qu'il sait du parfait aux maisons envolées le secret d'habiter & à la nostalgie la vérité d'ici   comme un... [Lire la suite]
mercredi 7 novembre 2018

SI PARMI VOUS UN JOUR JE MOURAIS

 Si parmi vous un jour je mourais mais mourrai-je jamaisne récitez pas sur mon cadavredes versets coraniquesmais laissez-les à ceux qui en font commercene me promettez pas deux arpents de paradiscar je fus heureux sur un seul arpent de terre. Ne consommez pas le troisième jour après ma mort le couscous traditionnelce fut là en effet mon plat préféréne saupoudrez pas ma tombe de graines de figuespour que les picorent les petits oiseaux du cielles êtres humains en ont plus besoin. N'empêchez pas les chats d'uriner sur ma... [Lire la suite]
Posté par emmila à 08:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 15 août 2018

PREFACE

  La poésie contemporaine ne chante plus ... Elle rampe Elle a cependant le privilège de la distinction... elle ne fréquente pas les mots mal famés... elle les ignoreOn ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du Codex. Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou... [Lire la suite]
mercredi 18 juillet 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI

Il y a ce ravageque la raison écarteun temps ; il y ace grésil craché du ciel, et l'aile alourdie de cendre est sang sec ; les eaux mêlées du fleuve viese figent dans les veines. La vérité est blanche ou noire ;solarisée, la vérité crève les yeux :dans le réduit cubique de la question,la lumière blanche ensanglante les murs,la tache noire au fond de l'oeilabsorbe le cri,le lisse, le lyse,le silence-on-tue ; le silence honteuxdéchette. Ici naît l'homme-guenilled'âme sans mémoire.Sur la terre piétinée pousse l'herbe... [Lire la suite]
samedi 7 juillet 2018

BRUNO ODILE...Extrait

Nous portons nos enfances jusqu’aux bords ruisselants de nos frontières. Des bouts de fils et de laine blanche tricotent ensemble des longs cordages extravagants. Nos candeurs exhalées dévisagent le monde et tirent la langue aux passants incongrus. Nous portons nos enfances comme le charretier conduit son attelage, se frayant un chemin parmi les ombres et les ravins. Nous détenons dans le regard toute la source de nos magnificences et c’est de ce reflux d’images, tantôt normales, tantôt subliminales, que nous extirpons des vagues... [Lire la suite]
lundi 11 juin 2018

ENCRUCIJADA / CARREFOUR

¡ Oh, qué dolor el tenerversos en la lejaníade la pasión, y el cerebrotodo manchado de tinta !¡ Oh, qué dolor no tenerla fantástica camisadel hombre feliz : la piel,alfombra de sol, curtida !(Alrededor de mis ojosbandadas de letras giran.)¡ Oh, qué dolor el dolorantiguo de la poesía,este dolor pegajosotan lejos del agua limpia !¡ Oh dolor de lamentarsepor sorber la vena lírica !¡ Oh dolor de fuenteciega y molino sin harina !¡ Oh, qué dolor no tenerdolor y pasar la vidasobre la hierba incolorade la vereda indecisa !¡ Oh el más profundo... [Lire la suite]