mardi 16 juillet 2019

L'OBSCUR VERTIGE DES VIVANTS...Extrait

"La science n'étouffe pas le chant de l'océan dans les coquillages.Savoir qu'on y entend les vibrations de sa propre oreille ne réfute pas les vagues qui roulent en nous leur nostalgie. Les chiffres forent des puits comme les mots écoutent le monde : dans la fascination de sa beauté.Ainsi, révélée ronde, la Terre enfanta encore des aventuriers au coeur plus vaste, à qui le vertige continua de fouetter le sang.Le réel ne condamne pas la poésie. Il l'appelle, comme le vent la voile lui donnant force, le savant la formule qui creuse... [Lire la suite]

dimanche 22 octobre 2017

LA NAISSANCE DU JOUR...EXTRAIT

 …Un faible sirocco, silencieux, va d’un bout de la chambre à l’autre. Il ne ventile pas plus la pièce que ne ferait un hibou prisonnier. Quand j’aurai quitté ces pages, couleur de jour clair dans la nuit, j’irai dormir sur le matelas de raphia, dehors. Le ciel entier tourne, sur la tête de ceux qui reposent à la belle étoile, et, si je m’éveille une ou deux fois avant le grand jour, la course des larges étoiles, que je ne retrouve plus à la même place, me donne un peu de vertige… Certaines fins de nuits sont si froides que la... [Lire la suite]
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mardi 18 juillet 2017

LE CARNET DES METAMORPHOSES...Extrait

Le vertige suffocant du mystère de la vie bat dans mes veines   Mon corps entier n'est plus qu'attente.         Je porte la graine      dans mes racines Je soumets ma substance à l'ordre qu'elle instaure   Ces instants de fusion suscitent la métamorphose.     L'inconnu qu'il me faudra déchiffer arrondit en moi le silence de sa sphère   Cette aube à l'affût accueille une autre lumière où conduit toute naissance. .   ... [Lire la suite]
vendredi 14 avril 2017

COLETTE GIBELIN...Extrait

Nous cherchons ce lieu de vertige où les rumeurs de la vie s’irisent de lumière, ce lieu de nulle part, oiseau fulgurant et avide, étrange et mauve, aux ailes déployées vers l’absence et le rêve. Chasseurs entêtés de l’ailleurs, nous flottons, îles de solitude au-dessus des grands fonds où grouillent tant de présences que le regard évite. Ici, le monde est plein. Le monde craque, éclate, pourrit. Le monde étincelle et jaillit. Ici. Le silence nous lance le cri des fontaines. Ici. Nous ne l’entendons pas,insensés que nous sommes,... [Lire la suite]
jeudi 30 juin 2016

PATRICK ASPE

La revanche est amère aux pas du condamné retour sans larmes éloge d'une mélopée la réalité c'est prendre possession des proximites retourner sur soi la flamme des brasiers la rose sur le chemin secourue porte frappée aux errances apparues la source le socle d'une charrue la seule page qui va au cahiers des vertiges vertu maladive maladresse tes lèvres comme tes cuisses avancent à mes lèvres reflets incertains toujours nos corps virages brefs   .   PATRICK ASPE   . Photographie Andréa Kiss ... [Lire la suite]
dimanche 5 juin 2016

LA MAIN PAYSAGE

La main paysage, paume de sables et de brumes Les blancs coteaux de solitude Une femme endormie au soleil du silence Une verdeur exquise enfantée dans l’ivresse Au rivage de la colline, une mouette, immobile Veille les blés, gourmands de rondeur clair de lune La danse parfumée du chèvrefeuille courbe le vent Les corolles enflammées au crépuscule exultent Un oeil ouvert au creux des pierres grises Pupille d’ocre Noir Les vertiges du matin, conteurs de promesses Un carnaval de nuages déguisés en pluies Derrière un mur, les... [Lire la suite]

lundi 2 mai 2016

EN PAYS DE VERTIGE...Extrait

Les chemins mènent tous au secret. Ils s'infléchissent à quelque tournant, on marche ainsi en pays réel et puis soudain hors du temps mesurable. On se retrouve enrichi de quelque épaisseur de vie étrange comme si l'on avait déjà vécu plusieurs existences. Pays à la brisure du crépuscule comme s'il voulait signifier qu'il est tard mais toujours temps. On ramène alors de ces sortes de regards, de ces voyages, la connaissance de l'être dilaté, perméable au possible, un réel annexé, magnifié. Dans ces randonnées en pays de vertige,... [Lire la suite]
dimanche 17 avril 2016

ESPASMES

Le vent, au loin, fleurit Dans le pollen des rumeurs. Les darboukas habillent nos vertiges De pagnes et de papillons. La muse, dans les bras d’Eole, Edifie un pont de guitares, Entre nos systoles et diastoles. Un paon floral, Possédé par la coquetterie du lierre, S’élance dans les vapeurs montantes D’une musique Où se multiplient les étoiles, Dans le sel luisant, D’une eau complice.   .   © MOKHTAR EL AMRAOUI "Arpèges sur les ailes de mes ans"   .   Oeuvre Peter Mitchev
dimanche 27 septembre 2015

LE BAISER

ô vous divine discrète réservée jusqu’à l’extrêmequi osera faire vibrer l’intimeà l’émoi dissimulé si sublimeô vous tourterelle sur sa tigeau seuil du vertigele baiser qui tout à coup se livreperturbe et trouble tout équilibretroubadour de l’espace il soupireaprès cette vérité qui l’inspiretroublante envolée sensiblevers les limites du cessiblesur la margelle du cœurlà il paresse avec douceuril tisse la pensée dans un rêveInattendu en se donnant à EveTenter un baiser est une avancée troublantec’est un peu comme cueillir une étoile... [Lire la suite]
Posté par emmila à 14:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 12 novembre 2014

T'ES SI JOLIE QUAND TU PLEURES

T'es si jolie quand tu pleures. Rome s'en désurbanise. En sources, chaudes d'ampleurs, Manon, même Amour te prise. La beauté se divinise Aux charmes de la douleur: Le vent, s'il les fragilise, Donne aussi une âme aux fleurs.   T'es si jolie quand tu pleures Que mon Paris est cerise Sous tes chagrines liqueurs A la douceur de la brise. Mon Amour, quand tu te brises Et prends pour mouchoir mon coeur, Paris, pareil à Venise, Croule sous tes profondeurs   Et je suis un fond sans forme L'oreille de Van Gogh qui... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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