mercredi 12 novembre 2014

T'ES SI JOLIE QUAND TU PLEURES

T'es si jolie quand tu pleures. Rome s'en désurbanise. En sources, chaudes d'ampleurs, Manon, même Amour te prise. La beauté se divinise Aux charmes de la douleur: Le vent, s'il les fragilise, Donne aussi une âme aux fleurs.   T'es si jolie quand tu pleures Que mon Paris est cerise Sous tes chagrines liqueurs A la douceur de la brise. Mon Amour, quand tu te brises Et prends pour mouchoir mon coeur, Paris, pareil à Venise, Croule sous tes profondeurs   Et je suis un fond sans forme L'oreille de Van Gogh qui... [Lire la suite]
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samedi 9 novembre 2013

DEVENIR UN JOUR VENT...Extrait III

Aéroport II. Salle d'attente.Vol AR 1821.Un poème s'assoit. Hautementcroisées : ses jambes - sans bas ni gêne.Être son hôteune heure en l'air.De son regard vertigineux ôter le dardet comme un astronaute en lune de miel,la désabeiller, puis     voler vers ... .   JEAN-FRANCOIS AGOSTINI   .    
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lundi 9 septembre 2013

L'ARBRE PARLE...Extrait

Je n’ai pas été Don Quichotte,je n’ai redressé aucun tort (même si parfoisles forçats m’ont jeté des pierres) mais je veux,comme lui, mourir les yeux ouverts. Mouriren sachant que mourir c’est revenirlà où nous ne savons pas, là où,sans espérance, nous attendons. Mourirréconcilié avec les trois tempset les cinq directions, l’âme- ou ce qu’ainsi nous appelons -devenue une transparence. Je demandenon l’illumination : ouvrir les yeux,regarder, toucher le mondeavec un regard de soleil qui se retire ;je demande à être la quiétude... [Lire la suite]
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mercredi 4 avril 2012

LA POESIE

La poésie est un songe au revers des étoiles Difficile le chemin qui écrit nos mémoires Qui construit notre nos histoires Comme trait de craie sur l’ardoise Comme trait de plume sur les pages Qui dans ses voyages portera une terre sans limite S’exiler dans une langue étrange Celle qui nous tient qui brûle notre sang D'autres mois d'autres sois d'autres fois Mots-valises en carton bouilli d’autres mots d'autres vies Le monde comme théâtre D’adieu de bonjour de rencontre D'ombres de lumières D'applaudissements Si ce n’est timide ou... [Lire la suite]
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mardi 25 octobre 2011

XIIIeme POESIE VERTICALE

Toujours au bord.Mais au bord de quoi ? Nous savons seulement que quelque chose tombe de l’autre côté de ce bord et qu’une fois parvenu à sa limite il n’est plus possible de reculer. Vertige devant un pressentiment et devant un soupçon : lorsqu’on arrive à ce bord cela aussi qui fut auparavant devient abîme. Hypnotisés sur une arête qui a perdu les surfaces qui l’avaient formée et resta en suspens dans l’air. Acrobates sur un bord nu, équilibristes sur le vide, dans un cirque sans autre chapiteau que le ciel et dont les... [Lire la suite]
lundi 4 janvier 2010

CERTITUDES OU FAIBLESSES

J’erre au cœur froid, désolé du coup de vent virant en tempête. Les lames déchirent un horizon bas, lacèrent la surface de la mer limoneuse. Alentour, c'est le vertige irisé, les traînées d'écume, la chute et le rappel embusqués, l'ascension aussi de la mer qui se confie aux ciels et lui donne ses larmes d'embruns. Les flots gardent la tessiture mélancolique des voix d'outre tombe. Ils susurrent l’eau brisée de trop courir, de braver la terre. Derrière moi, une trace d'absences, une marque de passage qui virevolte dans la bourrasque,... [Lire la suite]
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