vendredi 18 août 2017

CINQUIEME MEDITATION...Extrait

Les arbres de l'infinie douleur,Les nuages de l'infinie joie,Se donnent parfois signe de vie,À la lisière du vaste été.Les alouettes passent à traversSans rien saisir de leurs paroles,Une source les retiendra seulePour donner à boire aux morts.   .     FRANCOIS CHENG   .   Photographie Thami Benkirane  
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mercredi 16 août 2017

LE COEUR RIANT

Ta vie c’est ta vie ne la laisse pas prendre des coups dans une moite soumission. guette. il y a des issues. il y a une lumière quelque part. ce n’est peut-être pas beaucoup de lumière mais elle brise les ténèbres. guette. les dieux t’offriront des chances. connais-les. prends-les. tu ne peux pas battre la mort mais tu peux battre la mort en vie, parfois. et plus tu apprendras à le faire, plus il y aura de lumière. ta vie c’est ta vie. sache-le pendant qu’elle t’appartient. tu es merveilleux les dieux attendent de se réjouir en toi. ... [Lire la suite]
lundi 14 août 2017

DEBRIS

Je ne sentirai plus Sous mes pieds la Terre qui tremble et se rebelle Voulant Cesser d’être ronde Ni mes côtes s’ouvrir devenues la carène d’un coraque Ou de la felouque où s’allonge le batelier Pour enlacer sa belle lorsque le Nil devient Fleuve de sang et de boue Je ne caresserai plus Ni les joncs de la rive et l’odeur de l’eau Ni rien qui soit vivant ni les déserts ni l’écume Ni la cime des arbres et les bras des statues Y sentant le frisson de la pierre qui prie sa délivrance Je regarderai Cachée, La main qui écrivait... [Lire la suite]
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samedi 12 août 2017

PIERRE-ALBERT JOURDAN...Extrait

Ne cherche pas, oublie tout ce fatras. Approche-toi seulement de cette touffe de thym. Il y a tant à oublier. La démesure de l’action, la plaie de l’action. Réduis tes gestes. Reste là, proche de ce balancement des herbes à hauteur de ton visage. Enfonce-toi. Accède à ce seul rythme. ...   .     PIERRE-ALBERT JOURDAN     .          
samedi 12 août 2017

JEAN ROUSSELOT...Extrait

Nous mourrons sans avoir apprivoisé les choses Qui nous cernent en attendant De nous incorporer Elles n’ont pas même un regard Pour les moignons d’âme qui nous restent Et laissent pourrir à leurs pieds Nos humbles propositions de trêve. Celles qui nous doivent la vie Ne sont pas les moins odieuses On peut mourir de l’indifférence d’un arrosoir Aussi bien que du poids d’une avalanche.   .     JEAN ROUSSELOT     .     Oeuvre Omer Amblas
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jeudi 10 août 2017

AU FIL DE L'HEURE PÂLE

Un jour, au crépuscule, on passe, après la pluie, Le long des murs d’un parc où songent de beaux arbres... On les suit longtemps. L’heure passe Que les mains de la nuit faufilent aux vieux murs... Mais qu’est-ce qui vous trouble au fil de l’heure pâle Qui s’ourle aux mains noires des grilles ? Ce soir, le calme après la pluie a quelque chose Qui fait songer à de l’exil et à la nuit... On entend le bruit nombreux Des feuilles partout Comme un feu qui prend... Des branches clignent. Le silence Épie Et il passe des odeurs... [Lire la suite]
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mercredi 9 août 2017

LES PETITES TERRES...Extrait

Il y aura ce que nous avons été pour les autres, des bribes, des fragments de nous que parfois ils crurent entrevoir. Il y aura ces rêves de nous qu’ils nourrirent, et nous n’étions jamais les mêmes, nous étions chaque fois ces inconnus magnifiques qu’ils inventaient, ces idées de nous telles des ombres fragiles dans de vieux miroirs oubliés au fond des chambres, et qui ajoutées à nos propres rêves, nos propres et inlassables tentatives de nous-mêmes, composeront durant quelques années encore de la vie sur cette terre, cette étrange... [Lire la suite]
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vendredi 4 août 2017

MICHEL DIAZ...Extrait

certains jours de partage on s’habille si justement de la simplicité du vent ou de la lumière exacte du ciel qu’on habite son seul silence au cœur du nœud léger du Temps comme un lit d’écume initiale une énigme délicieuse que la vie tout entière ne pèse pas plus lourd dans l’assiette bleue de sa paume que la langue d’un chien ami     .     MICHEL DIAZ     .
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vendredi 4 août 2017

DANS L"INACCESSIBLE PRESENCE...Extraits

Nuit trop lucide La vie bat sous l’écorce des heures Elle bat simple à fleur de temps et s’use lentement s’éloigne à pas de neige La mémoire est une chemise froissée longtemps portée et qui encore le sera jusqu’à la déchirure Mais voilà la nuit qui s’écarte un peu pour nous laisser passer nous laisser retrouver la première étoile du jour et le chemin de l’aube Quand la rumeur du monde nous rejoint nous regardons monter la flamme du soleil et nous étonnons d’être encore   ...   Tous ces mots la plupart inutiles ... [Lire la suite]
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jeudi 3 août 2017

MA MAISON GERONIMO...Extraits

Dans ma maison de Geronimopersonne ne sait comment j'apprivoise le journi avec quelle violence je l'agrippeet le défiepour l'épingler finalement sous mes paupièresPersonne ne connaît le nom de l'oublietted'où je remontele coeur en pendule au bout d'une cordepieds et mains bras et jambesdans un désordre si inconcevablequ'il faut reconstituer le puzzle à chaque coup...   A qui parlons-nous lorsque nous nous taisonsDans ma maison de Geronimoje garde un troupeau de silenceque parfois je mène boire à la merQui vient paître trop près... [Lire la suite]