jeudi 10 août 2017

AU FIL DE L'HEURE PÂLE

Un jour, au crépuscule, on passe, après la pluie, Le long des murs d’un parc où songent de beaux arbres... On les suit longtemps. L’heure passe Que les mains de la nuit faufilent aux vieux murs... Mais qu’est-ce qui vous trouble au fil de l’heure pâle Qui s’ourle aux mains noires des grilles ? Ce soir, le calme après la pluie a quelque chose Qui fait songer à de l’exil et à la nuit... On entend le bruit nombreux Des feuilles partout Comme un feu qui prend... Des branches clignent. Le silence Épie Et il passe des odeurs... [Lire la suite]
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mercredi 9 août 2017

LES PETITES TERRES...Extrait

Il y aura ce que nous avons été pour les autres, des bribes, des fragments de nous que parfois ils crurent entrevoir. Il y aura ces rêves de nous qu’ils nourrirent, et nous n’étions jamais les mêmes, nous étions chaque fois ces inconnus magnifiques qu’ils inventaient, ces idées de nous telles des ombres fragiles dans de vieux miroirs oubliés au fond des chambres, et qui ajoutées à nos propres rêves, nos propres et inlassables tentatives de nous-mêmes, composeront durant quelques années encore de la vie sur cette terre, cette étrange... [Lire la suite]
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vendredi 4 août 2017

MICHEL DIAZ...Extrait

certains jours de partage on s’habille si justement de la simplicité du vent ou de la lumière exacte du ciel qu’on habite son seul silence au cœur du nœud léger du Temps comme un lit d’écume initiale une énigme délicieuse que la vie tout entière ne pèse pas plus lourd dans l’assiette bleue de sa paume que la langue d’un chien ami     .     MICHEL DIAZ     .
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vendredi 4 août 2017

DANS L"INACCESSIBLE PRESENCE...Extraits

Nuit trop lucide La vie bat sous l’écorce des heures Elle bat simple à fleur de temps et s’use lentement s’éloigne à pas de neige La mémoire est une chemise froissée longtemps portée et qui encore le sera jusqu’à la déchirure Mais voilà la nuit qui s’écarte un peu pour nous laisser passer nous laisser retrouver la première étoile du jour et le chemin de l’aube Quand la rumeur du monde nous rejoint nous regardons monter la flamme du soleil et nous étonnons d’être encore   ...   Tous ces mots la plupart inutiles ... [Lire la suite]
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jeudi 3 août 2017

MA MAISON GERONIMO...Extraits

Dans ma maison de Geronimopersonne ne sait comment j'apprivoise le journi avec quelle violence je l'agrippeet le défiepour l'épingler finalement sous mes paupièresPersonne ne connaît le nom de l'oublietted'où je remontele coeur en pendule au bout d'une cordepieds et mains bras et jambesdans un désordre si inconcevablequ'il faut reconstituer le puzzle à chaque coup...   A qui parlons-nous lorsque nous nous taisonsDans ma maison de Geronimoje garde un troupeau de silenceque parfois je mène boire à la merQui vient paître trop près... [Lire la suite]
vendredi 28 juillet 2017

EPITRE LANGUE LOUVE - FRAGMENT I - UN BESOIN DE LUMIERE

…où l’homme ne loue plus les immortels qu’en soupirant sans cesse Hölderlin . De lumière un besoin de lumière dans une obscurité un sentiment d’obscurité un besoin de lumière lucide au vif argent des oliviers d’une lumière équitable dans une obscurité où passe le noir de femmes endeuillées un besoin d’ouvert de la lumière Qu’arrive-t-il lorsque la vie se déserte ? questionne-t-elle. Quand la vie se déduit d’elle-même ? Et qu’elle éclabousse ou de sang ou de larmes. Lorsque les mots vont comme chat à la litière.... [Lire la suite]
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lundi 24 juillet 2017

PIERRE REVERDY...Extrait

Toute la distance de vous à moi— de la vie qui tressaille à la surface de la main au sourire mortel de l'amour sur sa fin — chancelle, déchirée. La distance parcourue d'une seule traite sans arrêt, dans les jours sans clarté et les nuits sommeil. Et, ce soir, je voudrais, d'un effort surhumain, secouer toute cette épaisseur de rouille—cette rouille affamée qui déforme mon cœur et me ronge les mains. Pourquoi rester si longtemps enseveli sous les décombres des jours et de la nuit, la poussière des ombres. Et pourquoi tant d'amour et... [Lire la suite]
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samedi 22 juillet 2017

ANDREE CHEDID...Extrait

L'arbre tenait par ses racinesMais les cendres asphyxiaient l'écorceLes branches renonçaient à l'oiseauLes feuilles se gaspillaientAlors j'ai criéCrié à travers chosesLes déserts par instantsReculaientJe m'attelais au criRêvant échosMobilisant étoilesTaillant passerellesCreusant galeriesJe me rivais au criAmeutant l'eau qui stagneRaccordant l'astre aux bergesMe liant aux visagesDressant voûtes et fondementAlors la vieFit plus loin dans sa réponsePlus loin que tout l'imaginéDes branches enfantèrent d'autres branchesLes paumes... [Lire la suite]
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mardi 18 juillet 2017

LE CARNET DES METAMORPHOSES...Extrait

Le vertige suffocant du mystère de la vie bat dans mes veines   Mon corps entier n'est plus qu'attente.         Je porte la graine      dans mes racines Je soumets ma substance à l'ordre qu'elle instaure   Ces instants de fusion suscitent la métamorphose.     L'inconnu qu'il me faudra déchiffer arrondit en moi le silence de sa sphère   Cette aube à l'affût accueille une autre lumière où conduit toute naissance. .   ... [Lire la suite]
mardi 18 juillet 2017

ANTI PROCES-VERBAL

Je constate, je n'en bâtis pas un système au sommet duquel je NOUS place je constate,  mais qu'un chat me prenne pour un chat, pis encore une chatte. Qu'un chien veuille pour mon bien m'imposer sa vue de chien, qu'une grenouille me reproche mes poils, qu'un corbeau me vante la charogne ou un lion les entrailles chaudes d'une antilope. NON Et pourtant voilà où nous en sommes dans les manuels scolaires, les cénacles, les tables rondes, les programmes de n'importe quel parti. Il n'y eut jamais que la prise du pouvoir ... [Lire la suite]