mardi 18 juillet 2017

A PEINE UN SOUFFLE, OEUVRE POETIQUE COMPLETE...Extrait

Un livre va s'écrire sur une feuille de porphyre Pourquoi la colère qui monte adoucit les mots et les chante Pourquoi le sourire sur le visage qui va mourir métamorphose en soleil un dernier râle La vie vécue recommence le destin d'une autre vie Elle ensemence son cresson sur un lit de tessons Un livre est un ramier au plumage de papier Mais dans ce lieu providentiel l'abeille ne reconnaît pas son miel   .     ABDELAZIZ  MANSOURI     .   . Photographie Thami Benkirane ... [Lire la suite]

samedi 15 juillet 2017

TANT DE CORPS ET TANT D'ÂME

Captifs de l'étrange machine Qui nous mène de vie à trépas En quel lieu de ce corps en fonction De ce sang qui déambule Se fixe l'être Bâti d'élans de songes de regards Qui parle les langues du silence Qui devance mots et pensées? Qui prononce notre mort Qui instaure notre vie Qui présence ou absence Dans la mêlée des vallées et des gouffres Nous prodigue Cette sarabande de rixes et de roses Nous assigne Ce pêle-mêle de discordes et d'harmonies? Qui tissant ensemble tant de corps et tant d'âme Nous imprègne de passé Nous génère... [Lire la suite]
samedi 15 juillet 2017

TOI MOI

Par l'univers-planète univers à toute bride Par l'univers-bourdon dans chaque cellule du corps Par les mots qui s'engendrent Par cette parole étranglée Par l'avant-scène du présent Par vents d'éternité Par cette naissance qui nous décerne le monde Par cette mort qui l'escamote Par cette vie Plus bruissante que tout l'imaginé TOI Qui que tu sois! Je te suis bien plus proche qu'étranger.   .     ANDREE CHEDID     .       Oeuvre Montserrat Gudiol  
samedi 15 juillet 2017

UN AUTRE SANG

Le corps des fleuves sommeille Plus déserte que l'os la branche s'est engourdie Le cadavre de l'été a plombé son pelage Nos mémoires dilapident le cadavre des humains Indifférence des actes du ciel Et de nos mondes couvant trop de plaies! Morte morte terre Sous l'aveugle neige un autre sang mûrit-il? Je le savais jadis je le saurai plus loin Sous sa gangue d'argile la vie toujours s'explore et se retaille Vie.     .     ANDREE CHEDID     .       Photographie Nathalie Magrez ... [Lire la suite]
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samedi 15 juillet 2017

L'ECART

Souvent j'habite mon corps jusqu'aux creux des aisselles Je me grave dans ce corps jusqu'aux limites des doigts Je déchiffre mon ventre Je savoure mon souffle Je navigue dans mes veines à l'allure du sang Sur mes pommettes la brise prend appui Mes mains touchent aux choses Contre ma chair ta chair m'établit Souvent d'être mon corps j'ai vécu Et je vis Souvent d'un point sans lieu Ce corps je l'entrevois martelé par les jours assailli par le temps Souvent d'un point sans lieu J'assourdis mon histoire De l'avant à l'après je... [Lire la suite]
samedi 15 juillet 2017

L'ILLUSION

Bleutée Fragile L'Illusion Racole Sur nos chemins de terre Porteuse de risques et d'étoiles Elle naît d'entre les dunes Comble nos vides Rachète nos chagrins Si l'œil lucide La traverse Elle s'écroule Essaimant voiles et chimères Blessant le souvenir Chute provisoire En attente Du prochain envol. .     ANDREE CHEDID     .     Photographie Nathalie Magrez mondessensibles.canalblog.com        

mercredi 12 juillet 2017

PAR-DELA LES MOTS...Extrait

Recueillir le grain des heures Éteindre l’étincelle Ravir un paysage Absorber l’hiver avec le rire Dissoudre les nœuds du chagrin S’imprégner d’un visage Moissonner à voix basse Flamber pour un mot tendre Embrasser la ville et ses reflux Écouter l’océan en toutes choses Entendre les sierras du silence Transcrire la mémoire des miséricordieux Relire un poème qui avive Saisir chaque maillon d’amitié   .   ANDREE CHEDID « Par-delà les mots »   .   Photograhie Hengki Koentjoro    
dimanche 9 juillet 2017

ECLAT D'UNE POETIQUE DE L'INACCOMPLI, LIVRE 5...Extrait

No siempre se puede tocar el alma profunda. — Robarte de tus labios un beso abrasador. * S.V. . Nous avons traversé des orages, des tempêtes, les hautes solitudes, les profondes douleurs. Ne fût-ce que cela la vie ? La mort, n'était-ce que cela. — Vers l'haut-delà ? Des joies, — l'éclair, du bonheur, — l'éblouissement. — Or, j'avance somnambule, entre rêve et réel. Et j'ai outrepassé le visible, — le cap vers l'inconnu, — l'invisible. Nous serions donc passés, comme des fantômes pressés. Pourquoi ce brouillard, ce perpétuel... [Lire la suite]
samedi 8 juillet 2017

ICARE OU LA CHUTE...Extrait

Les ailes pèsent sur ses veines.Debout le corps tendu de désiril se détache du stablese projette vers le vide.Muscles os souffles'allongent jusqu'à la douleur.Il s'arracherejette les entravesemporte l'aride de ses désertssa haute solitude aussi.Long cri d'oiseaucoléreux impatient.Long cri d'avidité de terreur.Bras étendushappé par l'invisibleil rythme battements et souffle.Le poids inerte des ailes- si pesant puisqu'il est étranger -le poids le freine un peu.Lente montéetrop lente pour l'exalté,ce n'est pas l'ivresse attenduemais des... [Lire la suite]
vendredi 7 juillet 2017

DERRIERE LA PORTE OUVERTE...Extrait

J'ai trempé ma vie au langage secret des lavoirs mes bras dans la douceur et la lavande et dans la pitié tombante du jour j'ai vu un vent inconnu descendre de vos yeux et les oiseaux du soir qui volent bas dans le silence et nos vies couchées sous l'envol des oiseaux et le silence qui vient quand aucune vie ne commence.     .      LIONEL JUNG-ALLEGRET Editions Al Manar, 2015, page 29.     . Lavoir de Nonza ( Cap Corse )
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