dimanche 2 juillet 2017

LES PETITES PERSONNES: EN DEFENSE DES ANIMAUX ET AUTRES ECRITS...Extrait

 Je considère les Animaux comme des Petites Personnes, des “frères” différents de l’homme, des créatures dotées d’un visage, de beaux et bons yeux qui expriment une pensée, et d’une sensibilité enclose, mais qui a la même valeur que la sensibilité et la pensée humaines ...   Torturer ou tuer la vie vivante, c’est se mettre du côté de la non-vie, du côté des cavernes ou des apocalypses. Qui aime vraiment l’homme l’aime tout entier, avec ses oiseaux et ses racines de rêve. ... En quantité désormais apocalyptique, ils... [Lire la suite]

dimanche 2 juillet 2017

DE VEILLE ET DE SOMMEIL...Extrait

... La terre comme chose - l’homme comme propriétaire de cette chose  -, l’utilisation de la Terre et de toutes les créatures comme exercice du droit absolu de propriété. L’établissement de territoires, l’exploitation de la terre, la déportation et l’utilisation des peuples   - des êtres doués ou non de parole - découlent de cette croyance délictueuse : à savoir que la vie est une chose   - au lieu d’un souffle et d’un songe -, et que la propriété (sur ce souffle et ce songe) est un droit. ... [Lire la suite]
lundi 26 juin 2017

SOUFFLES ET SONGES...Extrait

L’air m’enveloppe, me berce comme l’eau maternelle douce et sauvage au fond du rêve Je suis sans nom Aigle et poisson dans la tentation du vide et le bouillonnement des choses… Pierre dissoute Liquéfiée dans le vent Le solide n’a plus de base Plus de mémoire Éclatement Pierre torche dans le bouillonnement du monde… Le poème est un court-circuit qui porte l’incendie jusqu’au cœur de nos plus lourds sommeils Rapt et ravissement Il fonce, rapace au bec de braise, sur la vie léthargique…   .     ... [Lire la suite]
samedi 24 juin 2017

AUX SILLONS DU LIRE

«Toi qui sais pétrir la «pierre errante» La ciseler au ciel de l’enfance De «la semence de l’eau » surgit Transparence à l’aube des solitudes tues Faut-il attendre la moisson des orages Pour décloisonner éclairs et appels de la mort ? Ceux qui illuminent les ténèbres de l’exil Miroir fugace à la parole risquée Ton verbe tranche la fulgurance mue Afflue la source de l’immuable agonie Le Poème la reflue gravée entre mer et désert Ainsi rayonne une obscure clairvoyance Polyphonique le poème sonate Retrace la... [Lire la suite]
samedi 24 juin 2017

MARGUERITE A LA SOURCE...Extrait

«Il me revient parfois à la saison des transhumances une soif de pays sans cartes ni barbelés un désir de terre à façonner comme glaise redonner souffle aux choses mortes faire vivre les pierres au-dedans de moi-même afin que se bâtisse un cloître de soleil où les haies d’herbes folles seraient une prière et la branche brisée une chanson d’été   .   CLAUDE BENADY     .    
vendredi 16 juin 2017

JE COURS LES MAINS VIDES

J’ai l’intention de toucher à la larme des fleurs, à l’épaisseur du moindre souffle empoté comme une confiture de muguet. Certains creusent, d’autres amassent la terre du trou. La terre, notre terre est à chacun. Je glisse sur le dos du monde et mon corps avance tout seul. L’enfance que je n’ai pas eue se cache dans le foulard de son anniversaire. Je tiens la vie comme une culbute, comme une dégringolade du vertige que le chaos embrassait. Je porte en moi l’immense récipient de la foudre et des feuilles mouillées. Dans le parfum du... [Lire la suite]

vendredi 16 juin 2017

LETTRES A UN JEUNE POETE...Extrait

« Vous avez eu de nombreuses et grandes tristesses qui sont passées. Et vous dites que même le fait qu’elles aient passé vous a été pénible et fut débilitant. Mais demandez-vous, je vous en prie, si ces grandes tristesses ne vous ont pas traversé plutôt qu’elles n’ont passé ? Si bien des choses en vous ne se sont pas transformées, si vous-même quelque part, en quelque endroit de votre être, vous n’avez pas changé tandis que vous étiez triste ? Seules sont dangereuses et mauvaises ces tristesses que l’on porte avec soi parmi les gens... [Lire la suite]
mardi 13 juin 2017

POUR MILA...

Pour ma petite Mila qui fête ses 13 ans aujourd'hui . Comme il s'atténue vite Le bruit sourd qui cogne À la porte du cœur, Dès que la vie nous hèle, Dès que l'espace est là, Fruit ouvert tout entier, Ce printemps de feuillages, De balançoires et de ramiers, Ce feu d'enfances éblouies, Cet orchestre habité, Comme il devient ténu Le tic-tac du temps, Et comme on rejoint vite Cette passion gourmande Et cette rage de vivre, Nougaro au piano, Les trompettes du vent Et les tam-tam maudits, Mais rien n'arrête en fait Le... [Lire la suite]
lundi 12 juin 2017

LE TEXTE NATAL

Ne désespère pas d’enfin trouver la métaphore de ce qui apparaît sans naître et n’ose vraiment apparaître : vie de plume, vie de vent, vie soufflée, vie rêvée, en filigrane ou murmurée et quand la séquence s’efface dans les brumes d’et caetera, fatigué de ces tropes qui le tirent vers le Sensible, retourne vers son lieu, texte flou, texte trouble, son texte d’origine, traduit de ce qui pourrait être une langue ou un idiolecte d’un âge présymbolique, linéaire B d’une enfance qui cherche vainement son sens dans les yeux éteints d’un... [Lire la suite]
lundi 12 juin 2017

CHANTS NOUVEAUX

Le soir a dit : Je suis altéré d’ombre ! La lune a dit : Moi, d’étoiles brillantes. La source cristalline veut des lèvres Et des soupirs le vent. Mais moi, j’ai soif de parfums et de rires, J’ai soif de chants nouveaux Sans lunes et sans lys Et sans amours défuntes, Soif d’un chant matinal qui troublerait Les eaux dormantes De l’avenir, emplissant d’espérance Leurs ondes et leurs fanges. Il serait lumineux et pacifié, Plein de riches pensées, Virginal dans sa mélancolie, Son angoisse et ses rêves. Exempt de pesanteur, il... [Lire la suite]