jeudi 7 juillet 2016

UN ARPÈGE DE FEUILLES DANS L'AILE BLEUE DU VENT

Un jour la vie sera comme une main ouverteNos royaumes réels tous les chants déchiffrés Je serai parmi vous comme un arbre immobileEt le soir tombera très doux sur une épauleAlors je chanterai comme on parle à l’oreilleUn arpège de feuilles dans l’aile bleue du vent Quelque part le bonheur en nous fera ses nidsLe soleil entrera partout dans les mémoiresEt chacun vibrera de sa harpe profondeChacun sa dissonance en l’accord inouï J’entends depuis toujours un impossible orchestreJ’entends depuis toujours nos échos se brisantEt tu... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , ,

jeudi 30 juin 2016

AIME CESAIRE...Extraits

  " Briser la boue. Briser dans l'acceptation humble et patiente d'un long chemin à rempierrer. Briser la boue pour fonder un nouveau ciel et une nouvelle terre si bien qu'on ne pensera plus à ce qui était avant. Homme du oui dans le refus retentissant." ...   C’est quoi une vie d’homme ? c’est le combat de l’ombre et de la lumière… c’est une lutte entre l’espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur… je suis du côté de l’espérance, mais d’une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté. ~   ... [Lire la suite]
dimanche 26 juin 2016

ASCENDANCE

Nos pères et mères sont notre premier patrimoine, celui, inquantifiable, de la mémoire tacite. Nous avons avec le passé inconnu de notre famille, un lien fort (fort inconfortable aussi!) que nous ne maîtrisons faute de connaissance. Jamais tout n'est dit. Comme un iceberg, nous avons un aperçu superficiel de la vie de ceux qui nous ont façonnés et si, parfois, on entrevoit des couloirs inconnus dans le dessous d'une histoire, ils se perdent souvent trop vite dans le silence ou le secret d'un ressenti jamais transmis. Il y a les... [Lire la suite]
jeudi 23 juin 2016

L'ECRIN VERT...Extrait

La pulsion première de la vie palpite dans la moelle des figuiers, ses harmoniques insonores vibrent nuit et jour au fond du ciel – et mes veines jusque dans les fibres résonnent d’elle ; et dans les profondeurs du conscient une danse se compose de figures invisibles au chant du feuillage susurrant. Volubiles sont ces arbres, ces plantes en feuilles et en fleurs- au fond de l’abysse de silence où le verbe est roi, au travers des terres et des eaux silencieux j’écoute la respiration première sacrée, j’entends la muette rumeur de la... [Lire la suite]
mercredi 22 juin 2016

RONDEUR DES JOURS...Extrait

Comme les hommes, les pays ont une noblesse qu'on ne peut connaître que par l'approche et la fréquentation amicale. Et il n'y a pas de plus puissant outil d'approche et de fréquentation que la marche à pied. (…) Le plus magique instrument de connaissance, c'est moi-même. Quand je veux connaître, c'est de moi-même que je me sers. C'est moi-même que j'applique, mètre par mètre, sur un pays, sur un morceau de monde, comme une grosse loupe. Je ne regarde pas le reflet de l'image; l'image est en moi. Le grossissement, c'est au milieu... [Lire la suite]
lundi 20 juin 2016

CHAOS

Il n'y a personne pour nous dans le monde tant l’incandescence emporte tout passage ardent, amour fervent, j’ai cru à la rédemption des sillons de feu du poème j’ai cru à la tourmente des ailes de papillon dans la lumière j’ai cru à la nostalgie de l’enfant du vieil homme et la mer s’est levée la tempête, le bateau de l’amour s’est heurté au réel des torches brûlantes ont incendié les habitudes et nul n’a su dompter les mots de l’horreur Pour vous les brulées vives D’avoir résisté au viol Pour vous les égorgés, D’avoir osé votre... [Lire la suite]

jeudi 16 juin 2016

CE QUI SE MEURT PARLE PLUS FORT

" L’abandon se cambre de lui-même. Il nous offre sa face tactile et nous sommes rongés d’une corrida de gestes immobiles. Tout ce qui rompt avec la possession et le sentiment d’appartenance nous dépite. C’est la grande cascade de la mort qui ne se voit pas. L’engagement se débride et nous sommes contraints de nous en retourner seuls tout au fond de nos âmes. L’estocade trempe sa lame dans la nuit d’encre et t’écrire devient un râle, un entre-deux dans le creux de la fracture que je remplis de mots. Tu vois, il nous faut remplir, puis... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , ,
jeudi 16 juin 2016

VIVANTE PIERRE...Extrait

Frémissements de galets lavés par la marée Fissure en marche vers l’aurore Quel vent des origines anime la matière insuffle la vie à la roche blessée ?   Alluvions, sédiments, éboulis, effritements Le temps gerce la chair minérale, s’infiltre dans l’énigme O mémoire du monde close comme un fruit mûr avant la chute. Cœur de granit et regard transparent du cristal accrochant la lumière pour ne pas renoncer Turquoises, saphirs, opales Ultimes flamboiements des grandes forces telluriques Stries, strates, rayures vitales,... [Lire la suite]
samedi 11 juin 2016

LETTRE A LA FEMME AIMEE AU SUJET DE LA MORT

Je veux te dire cette sorte de secretqu’on ne lit qu’en soi loinderrière les paupières ferméeslongtemps après que sur le cercueilse sont reformés les liens du jour   tes morts ne sont qu’à toitoi seule sais leur nom véritablecelui qu’on n’écrit pas aux registresparce qu’il n’est signe dans nulle langue humaineet qu’il n’est pas d’oreilles pour la voix qui le dittoi seule les vois tes mortshors leur visage de cendreset les vois sans faillir dans l’absence mêmetoi seule l’ombre plus claire dans l’ombreoù leur regard paraîtet... [Lire la suite]
mercredi 8 juin 2016

MON AMOUR...

Mon amour, le désespoir est une discipline du soir de ce moment soudain léger où les poids semblent envolés de ce moment perfide dont j'essaye d'écrire la couleur Mon amour, l'ivresse des choses uniques installe sa dentelle La vie soudain exaltée est sublime et dérisoire Tu entres dans l'inconstance du temps, les solides se liquéfient, l'air est sensible au geste   ...   Mon amour, j'ai parcouru toutes les pages en vain mais sans regret, étais-tu là, tapi dans la pénombre des lettres usées, dans... [Lire la suite]