mardi 4 décembre 2012

1993- EN COMPAGNIE D'ANTONIN ARTAUD

Posté par emmila à 23:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

jeudi 29 novembre 2012

RENE-GUY CADOU

Celui qui entre par hasard dans la demeure d'un poète Ne sait pas que les meubles ont pouvoir sur lui Que chaque noeud du bois renferme davantage De cris d'oiseaux que tout le coeur de la forêtIl suffit qu'une lampe pose son cou de femme A la tombée du soir contre un angle verni Pour délivrer soudain mille peuples d'abeilles Et l'odeur de pain frais des cerisiers fleuris Car tel est le bonheur de cette solitude Qu'une caresse toute plate de la main Redonne à ces grands meubles noirs et taciturnes La légèreté d'un arbre dans... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:11 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 24 novembre 2012

UN CAHIER DE PIVOINES...Extrait

Pivoines cœurs jaillis jetés Dans les désordres de leur joie Ce matin ils sont tous à moi Tous à toi rouges dédiés Boules de neige de ferveur Brûlots de soie dans la tenture Époustouflée de la verdure Mots rouges  La page en a peur Laisse-moi glaner silencieuse Cette folle explosion de fleurs Ces mots déchiquetés à leur Feu te diront – Je suis heureuse Pivoines gavées – trop de vie Et vite épuisées – trop d’amour Époumonnées dans le grand jour Célébrantes de la folie Pivoines goulues d’émerveillement affamées de grandeur ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mercredi 21 novembre 2012

DANS LE TYMPAN DU COEUR...Extrait

J’ai toujours attendu que quelque chose sauve la vie. J’ai toujours été étonné, quand un livre me brûlait les mains, de voir que d’autres pouvaient en parler calmement, et que cela ne les faisait rasseoir que dans leur propre vie éteinte. Quand on leur amène leur propre cœur dans des mains blanches, et que les gens n’en veulent pas, il n’y a plus rien à espérer pour eux. Par l’amour c’est comme si j’avais été mis une fois de plus en haut d’un arbre, à l’abri de tous les dangers. Quelqu’un m’a aimé, par cet amour j’ai été sauvé de ma... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mardi 13 novembre 2012

AMINA SAÏD

(...) nous n’avons pas la réponse aux questions que pose le silence ni d’explication aux rêves à peine devinons-nous certains signes que savons-nous du miracle qui nous réunit puis de ce qui lentement nous sépare de ce qui se dit à travers nous lorsque nous tentons d’écrire de l’objet réel de notre quête ou de ce qu’est la plus belle chose du monde nous ne connaissons ni la part non vécue de nos vies ni ce que nous ne sommes pas ni même ce que nous sommes vraiment ou ce que nous aurions pu être nous ne connaissons ni la raison du... [Lire la suite]
dimanche 11 novembre 2012

ETAT CHRONIQUE DE POESIE 1706

Juste petits pas pressés A la lisière de jour et nuit Petits chuchotis De mots chaloupés Entre sommeil et veille Et Par dessus Longues envolées En moteurs majeurs Roues infinies Sur asphalte et bétons Un petit nuage rose Se pose sur les cils du jour Juste à l’aplomb Des chevelures rousses Feuillages de rouille Lentement déshabillés En transit de saison Une pie perchée Entre deux trainées Jongle avec le temps Qui passe Petite douceur A déguster sans mesure Lente montée de jour tendre Fuite en avant des ombres ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:25 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

dimanche 4 novembre 2012

LE PHENIX...EXTRAIT

 Toutes les choses au hasard tous les mots dits sans y penser et qui sont pris comme ils sont dits et nul n'y perd et nul n'y gagne   Les sentiments à la dérive et l'effort le plus quotidien le vague souvenir des songes l'avenir en butte à demain   Les mots coincés dans un enfer de roues usées de lignes mortes les choses grises et semblables les hommes tournant dans le vent   muscles voyants squelette intime et la vapeur des sentiments le coeur réglé comme un cercueil les espoirs réduits à néant ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:31 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mercredi 10 octobre 2012

FERNANDO PESSOA

 Je ne veux point me souvenir ni me connaître. Nous sommes en trop quand nous voyons en qui nous sommes.             Ignorer que nous vivons           Remplit assez notre vie.   Tout autant que nous vivons, vit l'heure en laquelle Nous vivons, et qui meurt, de la même façon,           Quand elle passe avec nous           Qui... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
samedi 6 octobre 2012

DANS LA PEAU DU MONDE

  Pour Cristina     Dans l'arbre qui se désenglue de nuit chaque feuille est douce paupière prête à l'amour du jour pâle comme une fiancée...         La boule grise se dénoue lance un bec une patte essaie une gamme de griffes... Une aile jusqu'ici secrète s'étire lentement comme une fille de Degas à sa toilette...         Il est temps de reprendre ciel d'oser le cri de posséder l'espace.      .   ARMAND MONJO   ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 5 octobre 2012

LA VIE EST DANS LA VIE

La vie est dans la vie Ce qui est entré dans la mort Nous parle toujours ailleurs Une certaine musique Une équivalence de lumière -Mais si cela est vrai Où est le lieu réel -Dans l'amour qui perdure Et trace dans la ressemblance l'unique L'identité est dans la douleur Et les couleurs éparses du monde Sous l'angle du cøur Peignent une seule rose . . . HEATHER DOHOLLAU . . . Oeuvre Jaya Suberg    
Posté par emmila à 22:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,