mercredi 3 octobre 2012

TOUS LES DECHIREMENTS, MIGRATION - OEUVRE POETIQUE I

Soudain, la viela rose de liberté, quand elle s'ouvrene se referme plusrose persistantenée de trois élémentsau même instant que le malsans lequel elle serait invisiblesans parfum, trompeusetelle une fleur artificielleAvec elleprends ton temps, l'étrangercar dorénavant elle te seraunique trésorunique héritagedepuis que Fès est sortie de la merpour t'y jeteravec un pétale de reconnaissanceet la parole secrètequi demeurera secrètejusqu'à l'autre départle véridiquequand ta voix s'effilochera peu à peuau levant de l'oubliquand ton odeur... [Lire la suite]

vendredi 28 septembre 2012

JOURNAL 1995...Extrait

« Par ailleurs, ma vie est verticale. Ma vie est une totalité verticale. Il faut rompre avec cette vision horizontale des choses qui privilégie la chasse, sur une mer plate, d’une impossible proie. Il ne faut plus chasser la vie devant nous. Il faut cesser d’user de ces yeux de tueurs. Chacun de nos regards vers l’avenir plante un harpon de plus dans notre vie présente, notre seule vie. Ah, comme les enfants sont heureux, qui savent que la vie se dresse tout entière vers le haut, pareille à une fontaine » . NICOLAS... [Lire la suite]
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dimanche 23 septembre 2012

ROBERT MARTEAU...

Nous allons la même route, la mésange et moi:Elle de fil en piquet, moi posant un pas après l'autre.Le poney somnole derrière les barbelés. La saugeFait des cartes de marine en bordure du pré.Les vaches, les genêts adoubent de beurre ta campagneQue le ciel embrasse dans la brume. Le frêne pencheSur la mare ses pendentifs. Le corbeau décortiqueDéjà les châtaignes d'automne, éraille le concertDont l'agneau se mêle, et le ruisseau qui descendDu bois vert, triangle incliné dont une pointe toucheL'enclos où la ferme se pose à l'abri des... [Lire la suite]
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dimanche 9 septembre 2012

OEUVRES POETIQUES COMPLETES...Extrait

Tu as sali la mer par tendresse, Etranger, mais tu ne savais pas qu’elle est espace vide, qu’elle est tout ce qui reste du chemin nécessaire à la respiration des bibles, au pacte entre nous et nous, à la mort fertile et qui devient jardin de sommeil et d’eau pour délivrer les races, nécessaire au sens de chaque pierre dont je suis la neige royale, pour que la terre apprenne à vivre avec son double, ne plus connaître absence. Etranger, le sable est langage du... [Lire la suite]
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dimanche 9 septembre 2012

LE PRINTEMPS DE LA VIE - JEAN-BAPTISTE COROT

 Dans une robe rose, pâle comme la mort, destinée aux salons, elle s'est enfuie au fond des bois. Elle soulève sa robe ourlée de noir pour tenir ses fleurs, des rubans noirs autour de ses cheveux, elle fixe ses yeux baissés sur eux, graves comme un cortège funèbre au-dessus d'une tombe.Les fleurs tombent d'elles-mêmes. . SUSANNE DUBROFF .   Oeuvre Jean-Baptiste Corot  
mercredi 5 septembre 2012

LE RÊVE DE GRAMSCI...Extrait

Oublier ces bris de vie temps de soi rassemblés ?   notre ciel phénicien d'où roulaient les étoiles notre raison travaillée par les vents et cernée par le sec l'exception des feuilles à mon sud   toi n'osant pas dire ta peine prenant la vie en conte en vers et contre tout demeurent le fracas où se cassent mes frères et le livre invisible   mais qui s'en est allé ? qui désormais n'est plus qu'images mais de refus  mais de lutte claquant dans quelques mémoires ? . RAYMOND FARINA . ... [Lire la suite]
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lundi 3 septembre 2012

SANS ESCLAVAGE

 Ulysse dans la mer des visagesDans la mer des écueils dans la mer de la peineMon frère dans le mal des épavesLa peur chantant parmi les incidentsEt mes doigts à tâtons autour de la tiédeurJ’ai rampé sur les échelles de la chairUlysse frère et prochain mon semblableEntre deux cris d’oiseaux Apprends-moi la présence parmi ceux qui se noientNos mains sont pleines de la rumeur des lèvresNos mains pleines aussi du silence qui mange entre nos yeux Nos mains vivantes sur les ondesNos mains cherchant la vie sur les visagesEt la mer tend... [Lire la suite]
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lundi 3 septembre 2012

CHANT III

Le verre se brisait d’une eau si pure ; il fallait un verre comme ta voix, une cruche comme le matin, ma soif autour de la terre déserte. Le jour se fêlait d’un son si clair ; il fallait un verre comme ton silence, une coupe comme l’automne, me taire d’un pôle à l’autre. La nuit se brisait d’un vol si subit ; il fallait un verre comme ta vie, un récipient comme ton sang, mon vide tombant dans le vide. Le ciel est resté derrière, le corps devance le futur, l’éternité passe. De toi à moi l’air tombe blessé. La terre est un oiseau... [Lire la suite]
mercredi 29 août 2012

LES CAHIERS DE MALTE LAURIDS BRIGGE 1910....Extrait

"Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin. Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne... [Lire la suite]
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mercredi 22 août 2012

FEUILLES D'HERBE...Extrait

"Le plus timide bourgeon est la preuve qu'il n'y a pas de mort réelle, Laquelle ne vint un jour que pour introduire la vie et non viser à son interruption finale, Mais bien pour, dès sa parution, s'effacer devant elle. Non! tout marche vers l'avant, tout s'en va vers le large, rien ne s'effondre"   .   WALT WHITMAN   .   Photographie Emy Hell
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