lundi 13 avril 2020

GUERIR

Un formidable poème de Kathleen O ' Meara ( 1869 ), née le 1839 à Dublin, Irlande, et décédée le 10 novembre 1888, Paris, France   .   Et les gens se confinèrent chez euxEt ils lurent des livres et ils écoutèrentEt ils se reposèrent et ils firent des exercicesEt ils firent de l’art et ils jouèrentEt ils ont appris de nouvelles façons d'être.Et ils s’arrêtèrent Et ils écoutèrent plus en profondeurCertains méditaientCertains priaientCertains dansaientCertains rencontraient leur ombreEt les gens ont commencé à penser... [Lire la suite]
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samedi 11 avril 2020

LE SENS INNE...BEAUTE

Un coeur d'oiseau bat sous la plumeUn coeur d'oiseau bat frêle sous la plumeIl chante, brisé et brisantRamage grêle du soleilRoulant vers les grèves du couchantSeule j'aimeJ'aime comme on tisseToute la nuit j'aimeUn duvet de lumière sur les feuillesEclaire mon ouvrage de deuilJe ne vais guère viteMes doigts sont fatiguésDe jouer avec les cordes du métierMa vigueur ploieLe coton ne file pas droitDe ces trames empeséesDont je redresse le biais Je n'ai plus le teint fraisSauf à user de fardsInfiniment je tisseDieu sait qu'il est trop... [Lire la suite]
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dimanche 5 avril 2020

NOUS, AMANTS AU BONHEUR NE CROYANT ....MARCEL MOREAU...HOMMAGE

Cette nuit là, j'ai gardé les yeux grand ouverts. Pour laisser passer la mort se retirant en moi. en un sens inverse pour laisser entrer la vie, ne venant que de toi. La mort me quittant, ta vie m'envahissant se sont sans doute croisées, dans mes yeux grand ouverts. Se sont-elles parlé? si oui. Comment savoir ce qu'elles se sont dit? Le pire serait que que la mort ait dit à ma vie " je reviendrai ". Mais le pire du pire serait que ta vie ait dit à ma mort " je repartirai ". Car alors, vraiment, je n'aurais plus qu'a m'en aller tout de... [Lire la suite]
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samedi 4 avril 2020

POESIES...Extrait

« De moi je ne sais rien d’autreque ce que le vent murmurele soir quand tout se tait ce que les nuagesme disenten sillonnant le ciel Aujourd’huij’ai aussi comprisce que les oiseauxont écrit pour moien décrivant leurs cerclesdans le bleu de mon jour. »     .     LUISA FAMOS 1930-1974   .   Oeuvre Catherine Reineke - Manry  
mercredi 1 avril 2020

CLAUDE ROY....Extrait

Les racines du vent se glissent dans un cœur se nourrissent d'un sang encore embué de nuit et ramènent au jour ombragé de douleur un enfant ébloui Soleil dans ses yeux purs jette ton sable d'or et tes pigeons de neige au front du bel enfant éclabousse de feu le trébuchant essor de l'ange adolescent Le soleil et le vent ont des philtres trompeurs pour écarter de nous les menaces du temps La mer chante à ses pieds quand Narcisse se meurt et plonge à contre-temps La mer chante à ses pieds et tresse son écume sa broderie jaunie de... [Lire la suite]
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jeudi 26 mars 2020

SOLAIRE...Extraits

Un jour je suis entrée dans la maison de ton nom, c’était l’exact de ce que j’attendais. J’y suis restée et plus jamais je n’ai eu froid et plus jamais je n’ai eu peur. Qu’on ne me parle pas de cage, il s’agit là de la plus haute, de la plus absolue des libertés. ...  Des traces de mots sur la neige de papier. Un chant d’alouette dans la gorge. Des miettes de paix sur le fracas des hommes. L’eau, le sel, le pain. Et même si le fer-blanc du jour fait muraille, même si la terre crevasse, même si les mains rident comme... [Lire la suite]

dimanche 22 mars 2020

JUDITH CHAVANNE...Extrait

Chutent les pétales du cerisier, ailleurs, un enfant naît ; de légers pétales dans le vent, une déflagration pour la femme de douleur, douceur infinie comme doit l’être le velours des fleurs. Le cerisier naît peu à peu à son été, l’enfant à la vie, soudainement ; c’est l’événement d’un jardin un instant et de qui le regarde, l’évènement d’un âge, de toute une vie durant. Mais la femme est présente au pétale comme à l’enfant. Avec le temps, s’approfondit l’espace de résonance ; il n’y a peut-être pas de moindre ni... [Lire la suite]
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dimanche 22 mars 2020

ANGEL BONOMINI

... Nous serons de retour chaque foisjusqu’à tarir l’être que nous sommesafin que, de pure vie,nous puissions gagner le sensde nos naissances répétées   ... .     ANGEL BONOMINI     .       Photographie Gaëlle de Trescadec
vendredi 13 mars 2020

ON NE VOIT PAS LE TEMPS PASSER

On se marie tôt à vingt ans Et l'on n'attend pas des annéesPour faire trois ou quatre enfantsQui vous occupent vos journéesEntre les courses la vaisselle Entre ménage et déjeunerLe monde peut battre de l'aileOn n'a pas le temps d'y penserFaut-il pleurer, faut-il en rireFait-elle envie ou bien pitiéJe n'ai pas le cœur à le direOn ne voit pas le temps passerUne odeur de café qui fumeEt voilà tout son universLes enfants jouent, le mari fumeLes jours s'écoulent à l'enversA peine voit-on ses enfants naîtreQu'il faut déjà les embrasserEt... [Lire la suite]
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jeudi 12 mars 2020

PAT RYCKEWAERT...Extrait

Tu voudrais la pluie douce sur tes lèvresla terre sous tes pieds, épaisse et tendre la pourrissure aussi à coller un peu à la peauà faire la vie quelque chose qui te rappelle d’où tu viensle jour à peine écrit les premières sueurs du printempset le pollen des mots. Tu voudrais te sentir vibrante en dedanslà où ça respire, là où ça veut l’effervescence et l’envietous les sursauts. Habiter le naissant du mondesans jamais en connaître la fin.     .     PAT RYCKEWAERT     .   Oeuvre... [Lire la suite]
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