jeudi 8 novembre 2018

A L'ECHAPPEE

L’heure est ouverte. Toujours. La seconde offerte à la vie, la durée la zappe et ne s’en souvient que si elle subjugue. Sur la table, proche du mur où repose l’horloge, un vase et un bouquet de fleurs. Au fond de l’écuelle, un peu d’eau pour maintenir la vie et la couleur. Une gorgée de lumière dans le sillon qui traverse la pièce. Tout est calme et silencieux lorsque le temps sonne la cadence. Le rythme régulier du tic-tac ressemble à celui des vagues uniformes venues mourir sur la plage. Il est midi, il est minuit. C’est... [Lire la suite]
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mercredi 7 novembre 2018

ZOHRA MRIMI...Extrait

Terre sauvageterre désordre pour les femmeslieu d'épouvante pour les fleurselles naissent et meurent sèchesJ'allais, désir dans le creux de mes mains, répandre à la fontaine un vœuLe temps récupère l'infini, les secrets et la viequ'est ce qu'une vie au milieu de l'infini ?Elle est si volontaireil lui confie l'ennui d'un sommeil centenaireelle est si solennelle dans sa solitude, si belle qu'elle bouleverse l'étoileElles rejoignent le point existentielEn bas tout est dit   .     ZOHRA MRIMI     . ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 7 novembre 2018

HOMMAGE A GERALD BLONCOURT PAR ISABELLE BLONCOURT ( REPITON )

  5 novembre 2018 Hommage à Gérald Bloncourt par Isabelle Bloncourt (Repiton) Prononcé dans la salle de la Coupole du crématorium du Père Lachaise, Paris 20e . " Honneur Respect " Gérald aurait commencé ainsi, en vieil haïtien qu’il était, lui a qui on demandait si souvent ces dernières années de prononcer des hommages funèbres. « Je suis Haïtien, Natif Natal », comme il disait avec sa façon bien à lui de faire sonner les A. Pas Franco-Haïtien, comme on l’a qualifié ces jours derniers dans la presse. Sans renier la... [Lire la suite]
mercredi 7 novembre 2018

LA FÊTE DE L'EAU

  L’on chante une rivière mal chantée car trop chantéecomme un mantra qui de tout l’affirmerait victorieuse,car ce n’est plus par réflexe qu’il faut nous y pencher : plutôt rompre la mécanique des automatismes,penser son cours comme notre propre réseau sanguin irriguant les tissus les plus essentiels de notre être ; autour les sources sont sèches, l’aridité ruisselleen un pays d’illusions comme de réalitéoù le mistral abrite les foulques et l’éphémère ; l’on chante la rivière aux factionnaires disparusdans un... [Lire la suite]
mercredi 7 novembre 2018

SANS RETOUR...

On est là, en équilibre. La lumière est traversée d’ombres brèves. On reste encore pour l’espace, pour les branches, pour l’ombre bleue, pour le merle, pour les visages un instant dans le jour sans nom. Pour ce qui ne revient pas. On reste encore pour ce qui vient.   Où il y a l’attente, longtemps, et sans retour, où il y a dire, et puis ne plus pouvoir dire, où il y a écouter et puis ne plus pouvoir écouter, où il y a regard et puis tenter de regarder encore, et sans retour. C’est un chant, et... [Lire la suite]
vendredi 2 novembre 2018

POURQUOI LES MORTS...Extrait

Pourquoi les morts           toujours           nous devancent .           Pourquoi leur silence           comme un visage           nous blesse .           Pourquoi ne sont-ils plus séparés . Pourquoi les morts ... [Lire la suite]

jeudi 1 novembre 2018

LE CORPS DU DELIT

Je veux traîner le monde derrière mes yeux, toucher avec ses mains le corps du délit. On ne comprend pas le désert sans manger la poussière. On ne sait pas l’assiette sans façonner l’argile. Mon chemin passe par les jardins, le silence, l’odeur de terre. Il rejoint par le vent le sillage des oiseaux. Il dort quelque fois à l’auberge des brouillards. Il s’éveille entre les lignes d’un poème. Il fait fondre la neige avec sa main de feu. Il court avec la biche sans écraser les mûres. Il traverse les murs. Il repère les portes. Il emporte... [Lire la suite]
dimanche 28 octobre 2018

NULLE PART

Nous n'habitons nulle part nous ne brisons de nos mainsrouges de ressentiment que des squelettes de ventnous tournoyons dans un désert d'images diffusées par lesinvisibles ingénieurs du monde de la séparation permanenteretranchés dans les organismes planétaires planificateursinfatigables du spectaclenous ne sommes rien nous ne sommes qu'absenceune brûlure qui ne cesse pas nous n'embrassons nulle bouchevraie nous parlons une langue de cendres nous touchonsune réalité d'opérettenous n'avons jamais rendez-vous avec nous-mêmesnous nous... [Lire la suite]
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dimanche 28 octobre 2018

ON

À courir plusieurs lièvres à la fois, on loupe sa vie et tout le reste. On s'encombre d'illusions que l'on érige en rêves. On triche sur le fond, on joue avec la forme. On installe le mensonge en gardien  d'artifices. On cueille la marguerite jusqu'à la fin du champ. On fait pleurer Margot dans la chaumière du cœur. On invente des histoires, des excuses, et parfois on y croit. On piétine, trépigne, rapine. Le temps d'une entourloupe, on justifie les stratagèmes. A petit feu on éteint la lumière. On trahit je et nous. On, on,... [Lire la suite]
dimanche 21 octobre 2018

LE JOUR, NI L'HEURE...Extrait

L’oiseau de Braque d’un cri raye l’espacede la fenêtreje voisj’écrisj’essaie de figer dans le tremblement des mots le pur éclairde son    passage  Mais comment dire le perpétuel ailleurs de cet oiseau mentalqui traverse le tempspar la trame déchiquetée du hasard ?   .     JEAN-CLAUDE XUEREB     .  
Posté par emmila à 17:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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