vendredi 28 septembre 2018

INGEBORG BACHMANN...Extrait

Mon oiseau Quoiqu’il advienne – le monde dévasté revient s’enfoncer dans le crépuscule ; les forêts lui préparent quelque boisson pour s’endormir, et du haut de la tour que le veilleur a quittée, tombe, tranquille et fixe, le regard de la chouette. Quoiqu’il advienne – tu connais ton heure, mon oiseau, tu prends ton voile et tu t’envoles, à travers le brouillard, vers moi.     .     INGEBORG BACHMANN     . Oeuvre Susan Hall 

mercredi 22 août 2018

PHILIPPE TANCELIN...Extrait

Sur ta rose d’engagementl’histoire prend cette altitudede légendequi entre dans la clarté de peuples futurs Comme s’invente sur l’aire de révoltel’intarissableprésence à cueillir son mystèretu es cette branche qui tend à l’oiseauson libre vol    .   .  PHILIPPE TANCELIN       .          Oeuvre Federico Infante       
samedi 14 juillet 2018

LE BATEAU DE TERRE CUITE...Extrait

Ombres minuscules sur la blancheur du mur labyrinthe éphémère de l’instant nous avons besoin de la mer non pour laver nos oreilles mais pour plonger dans les confins des profondeurs les yeux fermés sous l’eau de notre soif au milieu du bleu le corps dressé par l’éphémère le regard aiguisé par le lointain nous avons besoin de la mer pour renaître sur la plage à l’ombre d’un murmure en fleur la matière de nos paroles est la lumière la matière... [Lire la suite]
samedi 28 avril 2018

ANNE MARGUERITE MILLELIRI... Extrait

" Les mots, on voudrait s'en faire des amis. Les êtres humains aussi. " A.D. . Peut-être en un trillesais-tu le songe des oiseaux.Leur vol haut vers l'infiniment bleu --d'une aile sûre car les oiseauxne meurent. Il est long temps que je parte. Il est long temps. Les mots ne savent.Les mots ne peuvent. Ils n'ont pas même cette chaleurpeau à peauqui vous accompagnent.     .       ANNE MARGUERITE MILLELIRI A.D.     .      Oeuvre Françoise de... [Lire la suite]
samedi 8 juillet 2017

ICARE OU LA CHUTE...Extrait

Les ailes pèsent sur ses veines.Debout le corps tendu de désiril se détache du stablese projette vers le vide.Muscles os souffles'allongent jusqu'à la douleur.Il s'arracherejette les entravesemporte l'aride de ses désertssa haute solitude aussi.Long cri d'oiseaucoléreux impatient.Long cri d'avidité de terreur.Bras étendushappé par l'invisibleil rythme battements et souffle.Le poids inerte des ailes- si pesant puisqu'il est étranger -le poids le freine un peu.Lente montéetrop lente pour l'exalté,ce n'est pas l'ivresse attenduemais des... [Lire la suite]
vendredi 2 juin 2017

AU PAIN, LA JOIE...

On a si souvent touché du bout seulement des lèvres au pain, la joie ; une audace de moineaux, comme à terre il en est dans le soleil qui piétinent pour des miettes. Rien que l’on savoure, qui demeure au fond de soi, se dissout, résout les murs de la grotte : le cœur peu à peu transparent que la saveur de la joie emporte ; plein champ alors sur la clarté du ciel. Rien comme cela. Mais les oiseaux, eux, sont bientôt enlevés par le vol.     .     JUDITH CHAVANNE     . ... [Lire la suite]
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samedi 1 avril 2017

HISTOIRE DE MA VIE..Extrait

Merci à Marie-Paule F.   L'oiseau, je le soutiens, est l'être supérieur dans la création. Son organisation est admirable. Son vol le place matériellement au-dessus de l'homme, et lui crée une puissance vitale que notre génie n'a pu encore nous faire acquérir. Son bec et ses pattes possèdent une adresse inouïe. Il a des instincts d'amour conjugal, de prévision et d'industrie domestique ; son nid est un chef-d'œuvre d'habileté, de sollicitude et de luxe délicat. C'est la principale espèce où le mâle aide la femelle dans les... [Lire la suite]
lundi 19 décembre 2016

LUIS MIZON

Je voudrais quitter ma villeet mon corpspour aller vivre ailleurssi le ciel était lumière de l'instantje partirais en quête du cielsi le ciel habitait notre regardje chercherais la transparencepour voir le vol des oiseaux traverser tes yeuxet l'instant de lumièrese poser près de nousjour après jourj'imite je colle je reconstruis avec des motsles morceaux dépareillés de l'instantune maison éphémère entourée de cigalesde bidons et de vieux pneus     LUIS MIZON       Oeuvre Elfi Cella
dimanche 30 octobre 2016

COLETTE GIBELIN...Extrait

Le monde, mon ami, n'appartient à personne Il est échange et changement, bourrasques et racines Il frissonne au-dessus des rivières, libellule irisée en son vol éphémère Regarde-le courir sur les plages de l'avenir et s'effriter quand tu veux l'attraper Regarde-le pleurer et rire Le monde, mon ami, appartient à chacun Même détresse Même espoir Il est le cri des cistes et la poussière du désert quand tu rêves d'eau pure Nous partageons le vent, avec son goût d'ailleurs, ses odeurs de jasmin Nous partageons l'âpre morsure du soleil,... [Lire la suite]
jeudi 26 mai 2016

L'HIRONDELLE - Un extrait de ton chant, sommairement traduit...

Survoler les pays pour effacer les guerres,partir, non juste vers la paix, mais vers la vie,être partout sœur absolue de la colombe,jamais un épervier pour les autres oiseaux.Humains qui me lorgnez avec cette constanceà ceux que l’on respecte et aime réservée,je suis perplexe en observant votre mélangede goût du vivant et de plaisir à tuer.Je tournoie sur vos fronts à quelques hauteurs d’homme,partout je me rapproche de vous et vous crains,goûte la belle part de vous que j’affectionnemais évite de m’abîmer dans vos brisants.Je niche... [Lire la suite]