6 juillet 2025
YANNICK BOVAY... Extrait
Ici, la mer s’ouvre comme une plaie bleue sur la chair du monde,
Et la roche, fauve et rêche, gémit sous l’éclat du silence.
Le sentier court, haletant, entre les ronces d’un maquis fiévreux,
Où chaque feuille semble avoir bu la lumière jusqu’à la transe.
Le ciel se penche — complice — sur cette crique dormante,
Et l’eau, turquoise alchimie, fond les songes dans son miroir.
Ô Corse ! terre de feu, d’écorce et de murmures,
Te voilà nue, sauvage, offerte comme un vers oublié.
Là, le regard s’égare, ivre, dans l’aquarelle vivante
D’un monde sans frontières, ni cris, ni heure.
Tout s’efface, sauf ce vertige paisible,
Et l’éternité s’écrit ici — en bleu.
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YANNICK BOVAY
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Photographie Yannick Bovay
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