POEME A L'OISEAU
Toi l’oiseau
Je ne sais où tu es même si
Posé là, je te sens
Et pourtant
Pas le jour dans les brumes rougies
Ni la nuit
Déchirée de diurnes en mal de Si
Malgré tout
Toi l’oiseau
Posé là
Tu es présent
Pour qu’à chaque matin je souris
Au monde fou
Dont tant résistent à l’ineptie
Néant - moins
Toi l’oiseau
Tu dois sûrement
Traverser mes rêves par défi
Au-dedans
Loin des parangons d’ici
Au-dessus
Des tourbières
De la Terre
En guerres
Toi l’oiseau
Patient
Tu attends
Que nos idéaux puissent voler sans filaire
Enfin libres de frontières
Car
Or - Ni
Quand tu n’es pas là
L’oiseau
C’est la vulgarité du fric
de la violence
de l’indécence
qui me prennent en étau,
gorge nouée tripes révulsées cœur écharpé.
De ton absence
Dans le jour aux brumes rougies
Et les nuits déchirées de diurne
En mal de Si
L’oiseau
J’ai le
Mal de Toi
Colère de Nous
Du vague à l’âme, l’oiseau.
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CORINNE GRANDEMANGE
AUTEURE
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