1 août 2009
ILE....
Le paysage s'est arrêté. Une rumeur revient, toujours la même, la soif
des fontaines sur un pays sans eau. Si je bouge, je tombe. Nul rebord. Le
loup amoureux, le chaperon, le beurre et la grand-mère sont au fond du
panier, recouverts de quotidien. Je marche à l'avant du déchir. Le jour glisse
et quand j'essuie mes yeux c'est du bleu que j'arrache. Une couleuvre
change de pierrier, un oiseau se fracasse contre la vitre. Elle copiait le ciel.
Le sang ne bat plus à la tempe des doigts, la buée d'un bain chaud
n'efface pas l'escalier qui longe le néant. Des coquelicots meurent à peine
regardés.
L'amour n'était qu'une enfance qui jouait à la marchande. Derrière moi,
la mort d'une femme.
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ILE ENIGER
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J
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