9 août 2012
MAHMOUD DARWICH - " ISRAËL A PEUR DE LA PAIX "
« Tout influence mon monde poétique, mais la poésie ne peut pas tout soutenir. Souvent, on demande au poète ce qu’il pourrait faire en temps de guerre. A mon avis les poètes ne devraient pas utiliser la langue de la guerre pour refuser la guerre. Un poème, si fort soit
-il, ne peut jamais faire tomber un avion, mais il peut influencer la mentalité du pilote, donc le poète devrait chercher les aspects humains, les éléments universels dans les événements. Il devrait entrer dans l’univers intime de la victime de la guerre. La poésie devrait être un hymne à la gloire de la vie, lutter contre les choses laides avec la beauté, et contre la guerre à travers la paix. Le plus grand cadeau que la littérature palestinienne pourrait faire à l’occupation israélienne serait celui de rester prisonnière des arguments de la guerre, et de ce qu’inflige l’occupation. De cette façon, le monde intérieur du palestinien demeurerait entièrement voilé et les personnes deviendraient des copies, des masques. Nous avons beaucoup écrit contre l’occupation, l’humiliation, l’injustice, mais maintenant le palestinien a le droit, le devoir même, d’écrire un poème d’amour »
.
.
.
.
.
MAHMOUD DARWICH
.
.
.
.
Commentaires
