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EMMILA GITANA

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10 mars 2024

AVERTISSEMENT AUX LECTRICES ET LECTEURS

Nous tenions à prévenir les lecteurs de ce blog que certains " incidents " et changements de cet espace poétique et littéraire sont indépendants de notre volonté...En effet suite à la migration des milliers de blogs de " Canalblog " vers la plate-forme...
12 octobre 2026

ALEJANDRA PIZARNIK ... Extrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


«Tout peut mourir et disparaître : derrière, il y a toujours les remplaçants, un peu comme dans les fêtes foraines, ces figurines qui s’abattent après chaque tir de carabine et qui sont immédiatement remplacées par d’autres, d’autres toujours et encore. Il n’y a donc rien qui oblige à vivre et rien qui n’y oblige pas. » 

 

 

 

 

 

 

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ALEJANDRA PIZARNIK

-Journaux (24 mars 1961) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ALEJANDRA PIZARNIK, RECOMMENCEMENT , EXISTENCE, VIE, MORT

Photographie Rachael Talibart
 

12 octobre 2026

CARNET 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Que faire du passé ; y revenir sans cesse maintient une certaine dépendance.

 

En fait nous sommes dépossédés de notre existence par la chute essentielle des heures. Que dire ? Il est midi, j’écoute Henry Purcell. Je suis dans une latitude impossible. Je ne suis nulle part sinon dans le fracas des mots silencieux de la page. Je n’ai plus l’angoisse de la page blanche ni des nuits blanches. Je me suis sevré des somnifères. Sommes-nous des accros de la vie ? Je n’écris plus trop de poésie, j’ai atteint une porte qui s’est refermée sur moi. Je voulais écrire d’une façon de plus en plus dépouillée tellement que je me suis retrouvé dépouillé moi-même.

 

La poésie c’est écrire des choses qui font que l’on ne manque plus à personne. J’ai relu Rilke « Les élégies de Duino », quelques vers piqués de ci de là, c’est dur de s’aligner derrière, ce n’est pas faire preuve d’humilité que d’affirmer que nous sommes des auteurs secondaires. Nous sommes des figurants qui passons dans l’intervalle de la page. Nous traversons une époque vaniteuse où les vaniteux dirigent le monde.

 

Quoi de plus horrible que la publicité, cet apartheid quotidien qui choisit les élus ceux qui ont du fric en se moquant de ceux qui galèrent. Nous sommes chaque jour les victimes sur lesquelles tombent les pierres lourdes de la modernité. Les pierres tombent depuis des siècles mais aujourd’hui nous avons la possibilité de visionner notre chute. Nous n’avons même plus les moyens d’être Sisyphe.

 

J’écris, je me sens relié à un invisible qui me garde en vie. Tout est là ; dans l’invisible. Les mots dont nous nous sommes déjà servis reviennent sous le joug de l’obsession. Et puis les mots reposent, comme nous nous reposerons l’heure venue.

 

 

 

 

 

 

 

 

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© PATRICK CHEMIN
Le 24 septembre 2026

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PATRICK CHEMIN, PASSE, INVISIBLE, MOTS, VIE, EXISTENCE, FIGURATION, POEME

Photographie Rachaël Talibart

12 octobre 2026

POURQUOI LES GENS NE GUÉRISSENT PAS ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"Parce que la guérison est très désagréable ! »

 


Les obstacles à la guérison comprennent le fait d’abandonner de vivre dans le passé, de cesser d’être une victime et la peur du changement.
Diriger notre pensée et notre énergie sur notre passé se fait au détriment de nos cellules et de nos organes qui ont besoin d’énergie pour fonctionner et guérir.
La guérison exige de vivre dans le présent et de récupérer l’énergie piégée dans nos traumatismes et dans nos blessures.

 


La seule raison de nourrir et de garder le passé vivant, c’est l’amertume de ce qui s’est passé.
Refuser de pardonner à un évènement ou à une personne du passé produit des fuites d’énergie. 
Le pardon guérit les fuites.
Le pardon n’a rien à voir avec le fait de ne pas responsabiliser les autres pour les blessures qu’ils ont causées.
Quand nous arrivons à voir un évènement douloureux de notre vie comme un message ou un défi plutôt que comme une trahison personnelle, l’énergie de vie liée à cet évènement reflue vers les circuits énergétiques de notre corps physique.

 


Les gens ne guérissent pas parce qu’ils ne se sont pas libérés de l’illusion d’être une victime.
La guérison exige souvent des changements de mode de vie, d’environnement et de relations.
En cela, le changement peut être effrayant !
Il est facile de rester dans un circuit d’attente, en affirmant que l’on ne sait pas quoi faire, alors que c’est rarement vrai.
En fait, lorsque nous restons dans un circuit d’attente et que nous savons exactement ce qu’il faut faire, c’est que nous sommes terrifiés par le fait d’agir en conséquence.
Le changement est effrayant, et le temps d’attente donne un sentiment de sécurité, alors que la seule façon d’acquérir véritablement ce sentiment de sécurité est d’entrer dans le tourbillon des changements et de se sentir vivant à nouveau.

 


La guérison nécessite une action : manger correctement, l’exercice quotidien, penser autrement, … produisent des changements sains dans le physique.
Relâcher le passé, laisser tomber les emplois stressants ou les relations inappropriées sont des actions qui libèrent l’énergie du corps.
Ce qui améliore l’une améliore l’autre, la puissance physique et l’Énergie sont intimement liées."

 

 

 

 

 

 

 

 

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MARIA DE LOS ANGELES RODEIRO

Médecin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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MARIA DE LOS ANGELES RODEIRO, GUERISON, PSYCHISME, VOLONTE, PASSE, AVENIR, PARDON


 

12 octobre 2026

CORINNE GRANDEMANGE ... Extrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me souviens 

 


Nous nous nichions dans ce grand lit de tendre, l’un et l’autre de chaque côté. 
Il y avait place pour la truffe du chien les ronronnements du chat et les bouquins autour - éparpillés d’attendre.

 


C’était un rite de bonheur à prendre quand sous la couette en écoutant la pluie, nous avions chaud mes petits de l’entendre, dans la douceur de ce temps palissandre.
Chacun un livre sagement dans les mains.
Chacun son tour pour lire à haute voix. J’avais le cœur qui battait la chamade à les écouter
 claires - chantonner - tout bas.
Vous choisissiez une histoire aimée; nous partagions ce bonheur éthéré. Parfois les paupières closes, je me laissais bercer par le timbre de l’enfance, vos odeurs sucrées. 

 


Et puis mon tour venant, je vous faisais lecture de quelques pages arides pour aider à grandir. Nous savions tous les trois la suspension du temps, le chat ferait le con et le chien japperait. 
Alors dans un foutoir très bien organisé, vous sauteriez du lit pour prendre la tangente ... retrouver l’herbe tendre et le bois des forêts, dès qu’un rayon soleil convierait à l’envi.
Je me souviens de ces années de tendre où nous lisions ensemble le bonheur d’exister.
Je garde au cœur la lumière indicible de ces premières lectures comme voyage à rêver.

 

 

 

 

 

 

 

 

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CORINNE GRANDEMANGE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CORINNE GRANDEMANGE, MEMOIRE, FAMILLE, ENFANCE, NOSTALGIE, ANIMAUX, COCON

 

12 octobre 2026

LES YEUX OUVERTS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant.
Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.

 


Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.
On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.

 


On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie.

 


 ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.
On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.
On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.

 


Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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MARGUERITE YOURCENAR

 

 

 

 

 

 

 

 

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MARGUERITE YOURCENAR, EDUCATION, ENFANCE, MONDE, EMPATHIE, APPRENTISSAGE,

 

Photographie  I A

10 octobre 2026

DIT DE L'AIMER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au surgir du désir
tes courbes d’absolu
où j’aborde de mal-monde
nos temps d’innocence
croyant en l’horizon
de rêves qui ne mentiraient pas…

 

 

 

 

Au surgir de tes détresses
quand la nuit
passe à ton cou
son collier de silence
pour adoucir les larmes
de noces qui ne saigneraient plus…

 

 

 

 

 

Que voyons-nous l’inséparable
de toi
de moi
nous confier ses croquis
aux couleurs de vertiges
pour la mémoire ensemble
d’aimer sans lèvres au rouge
de quelques braises retournées

 

 

 

 

 

L’authentique nuit d’amour
monte à l’abordage mystérieux
des grands fonds de confiance
que ne double sur la vague
aucune ombre de formes

 

 

 

 

Aucune esquisse
d’aucune nuit
n’éclaire la chose étreinte
et le dit ne retient
que les plis en mémoire

 

 

 

 

 

Je ne crois pas l’amertume
savoir abuser la beauté
pour lui donner séjour parmi les défaits
Je sais le ressentir d’infini
consoler le cœur de ses brisures 

 

 

 

 

Je nous vois plus loin qu’à portée de poème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PHILIPPE TANCELIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PHILIPPE TANCELIN, COUPLE, AMOUR, ABSOLU, POEME, BEAUTE, BRISURES, MEMOIRE

 

10 octobre 2026

L'IN-SÛR ET CERTAIN AUX MARGES DEBORDANTES ... Extrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rien ne sera ravi à la lumière
qui crie de Gaza
le nom retrouvé d’un enfant
de l’espoir au milieu des ruines

 

 

 

Nous avançons sur le fil d’histoire
avec le visage incandescent du rêve
irréductible à la douleur du jour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PHILIPPE TANCELIN

Col,  Poètes des 5continents l’Harmattan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PHILIPPE TANCELIN, GAZA, ENFANTS, ENFANCE, ESPOIR, VIE, RUINES, DOULEUR, RÊVE

Enfants de Gaza

10 octobre 2026

STIG DAGERMAN ... Extrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n’est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours par les nuits, c’est un voyage imprévisible entre les lieux qui n’existent pas »

 

 

 

 

 

 

 

 

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Stig Dagerman

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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STIG DAGERMAN, EXISTENCE, VIE, MORT, VOYAGE, IMPREVISIBILITE

Oeuvre Véronique Gerbaud-Lambert

8 octobre 2026

BOIS VERT ... Extrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Hommes de main
Hommes de peine
Il y a de l’espoir sur la planche 
Des rêves à nourrir 

 

 


Des chansons à pleins bras 
Et pas de regard en arrière 
Où l’orage et le sang s’évaporent déjà 
On a laissé flétrir la rose de colère 

 

 


Retranché les élans qui n’en finissaient pas 
On a changé de mains au coin de la misère 
Tout remis au courant 
Au droit fil de la chaîne 

 

 


Et au tas 
Et puis plus rien 
Plus rien à dire 
Le monde a fixé sa terreur 

 

 


Hors de l’espace où je respire 
S’étale un long crêpe de deuil 
Quand j’aurai rebondi au delà de la sphère 
Où l’épouvante engourdissait l’aile du temps 

 

 


Je dirai le chagrin qui tissait ma lumière 
La détresse infinie qui me liait les mains 
Dans ce sous-sol d’éponge 
de ténèbres 

 

 


Toute étincelle était une ombre 
Toute vitre tombeau linceul 
Dans la ruelle au son des pas qui le martèlent 
Un cœur qui éclate et se vide 

 

 


Une bouteille en butte aux fureurs de la mer
Je n’ai que d’ennemis en tête 
Quand ils inventent le passé 
Quand ils torturent leur légende 

 

 


Mensonges lourdement tressés 
Ces hommes-liens sans caractère 
Quand ils ouvrent leurs mains de pierre 
Et leurs armures fracassées 

 

 


Ce qui leur manque tombe à terre 
Masque de la mort rejeté 
Il y avait au front de tous les hommes une lumière 
Une étoile vivante au creux de chaque nuit 

 

 


Un astre camouflé au fond du lourd ciel d’encre 
Quel vol de main saura rallumer cette lampe 
Repolir l’étoile et le ciel 
Desserrer l’étau de ma tempe

 

 

 
Et rouvrir dans mon cœur une porte au soleil 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PIERRE REVERDY

1889~1960
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Photographie  p.migas_photography  https://www.facebook.com/nexpophotos

Photographie p.migas_photography https://www.facebook.com/nexpophotos

8 octobre 2026

ENTRELACS...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’odeur du foin coupé ce matin de septembre
M’a rappelé l’enfance immense que j’avais,
Quand, suçotant longtemps la menthe ou le gingembre
Je craignais l’amertume aqueuse du navet.

 

 


Ma vie n’était alors que saveurs et chansons
Rêveuses remâchées dans ma future barbe.
Les dimanches avaient une odeur de chausson
Aux  pommes et l’ennui le goût de la rhubarbe.

 

 


J’aimais le myosotis et je croyais en Dieu
Car il était Celui qui colore et parfume.
Ayant pris fièrement Sa parole au sérieux
Je pardonnais toujours, sans garder d’amertume.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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GRÉGOIRE LEPRINCE-RINGUET
« Entrelacs », © La Rumeur libre, 2024 

 

 

 

 

 

 

 

 

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GRÉGOIRE LEPRINCE-RINGUET, ENFANCE, MEMOIRE, FOIN, MENTHE, PARFUMS, GOURMANDISE, FOI

 

8 octobre 2026

L'ANTHROPOLOGIE DE L'EAU ... Extrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Je me suis réveillée avant l’aube.
La lumière était une fine lame de nickel
posée sur le bord du monde.

 

 

 

On ne possède rien.
Pas même ce moment de passage,
où l’eau de la rivière devient l’eau de la mer,
où le sel commence à mordre la douceur.

 

 

 

 

La mémoire est une fatigue des yeux.
Elle cherche une forme là où il n’y a que du mouvement.
Elle cherche une rive là où tout est dérive.

 

 

 

 

 

 

 

 

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ANNE CARSON 

Prix Nobel de Littérature 2026

 

 

 

 

 

 

 

 

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ANNE CARSON   Prix Nobel de Littérature 2026, EAU, RIVIERE, MER, DOUCEUR, MEMOIRE, DERIVE

 Artiste Inconnu

4 octobre 2026

JOURNAL D'UN ANIMAL MARIN ... Extrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À ceux qu'on tue pour le plaisir 
d'enlever une aile au bonheur 
de voir le sang doubler la rose 
à ceux qu'on tue sur un bûcher 
laissant jusqu'au bout la flamme 
faire son tour de chant de cœur 
cette petite lampe sur la mer.

 

 


À ceux qu'on tue au jour le jour 
à chaque jour sa fine goutte 
de froid de fiel de félonie 
de feu bilieux de cigarette 
d'escarbille de jalousie 
cette petite lampe sur la mer.

 

 


À tous les soldats inconnus 
de l'amour et de la douleur 
du racisme et de ses guerres 
aux innocents morts à minuit 
à leur sang perdu dans la nuit 
cette petite lampe sur la mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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RENE DEPESTRE
Préface de Jean D'Amérique 
Poésie/Gallimard

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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RENE DEPESTRE, MER, LUMIERE, DOULEUR, GUERRES, RACISME, MORT,

 

4 octobre 2026

LES NAUFRAGES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils sont mille
et huit cents
partis de loin
sur des barques pourries
pour un lointain plus inhumain
que la misère qui les poursuit

 

 

 

Ils sont mille
et huit cents
ce jour
à ne plus respirer l’air du large
ni entendre ce qui des abîmes
les attend tous ensemble

 

 

 

Ils sont mille
et huit cents
abreuvant de leur rêve
l’indifférence de l’autre monde
qui s’étend invisible
à leur espoir

 

 

 

Ils sont mille
et huit cents
martelés par la soif
sur les miroirs brûlants
dont les flots accompagnent
leur danse à corps et cris

 

 

 

Ils sont mille
et huit cents
à scruter au-delà
l’horizon qui les cache
à ce côté pour eux perdu
consentant à la fatalité

 

 

 

Ils sont mille
et huit cents
peu à peu
peur à peur sans demain
leurs paumes serrées 
contre la nuit qui s’offre
intense et éternelle

 

 

 

Ils sont mille
et huit cents
ni les mêmes ni autres
qu’ils voulaient devenir
une ombre dessine
en-deçà de leurs barques
leur âme vendue aux requins

 

 

 

Ils sont mille
et huit cents
détaché déchirés
largués en pages du naufrage
qu’écrivent à l’infini
nos rivages protégés

 

 

 

Ils sont mille
et huit cents
confondus sur la mer-encre
murmurant entre midi minuit
l’adieu des humbles
qui perdent en silence
la nudité de leur espoir

 

 

 

Ils étaient mille
et huit cents
combien seront demain après demain
dont leur mort arrime nos lits
bat nos lèvres muettes
défient les mots
accourus de l’amour

 

 

 

Ils sont par milliers
anonymes, interdits
sur la grève 
relégués à l’écume
puis happés par les fonds
où triomphe leur supplice
entre hélices de tankers
et de bâteau-plaisance

 

 

 

Leur fin dernière n’annonce plus
ses chiffres d’infortune
elle suit la bourse des pertes
et profit de nos passeurs de calme
siégeant parmi les dieux nouveaux
qui les broient en toutes nos certitudes

 

 

 

Nous voici parvenus 
au moment extrême
de vos lambeaux de ciels
dispersés par les vents prédateurs

 

 

 

Quel oiseau de ses ailes translucides
réfléchira les ombres
de vos mers d’embarque?

 

 

 

Quel horizon sous vos doigts tendus
trace encore vos exils
attache sur nos cils
vos mémoires
du grand large souffert !

 

 

 

Quelle de nos mémoires
devant vos clairs perpétuels
d’autres mondes
saura donner vos noms
de vivre aux mers étrangères !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PHILIPPE TANCELIN

https://pamelachrabiehblog.com/

 

 

 

 

 

 

 

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PHILIPPE TANCELIN, NAUFRAGES, EMIGRANTS, MORTS, NOYADE, MEMOIRES, OMBRES

Oeuvre Pamela Chrabieh
 

4 octobre 2026

LE MONDE EST STONE - NELSON CHARLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai la tête qui éclate
J'voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir

 

 


Stone, le monde est stone

 


Je cherche le soleil
Au milieu de la nuit
J'sais pas si c'est la terre
Qui tourne à l'envers
Ou bien si c'est moi
Qui me fait du cinéma
Qui me fait mon cinéma

 

 

 


Je cherche le soleil
Au milieu de ma nuit
Stone, le monde est stone
J'ai plus envie de me battre
J'ai plus envie de courir
Comme tous ces automates
Qui bâtissent des empires
Que le vent peut détruire
Comme des châteaux de cartes

 

 


Stone, le monde est stone

 


Laissez-moi me débattre
Venez pas me secourir
Venez plutôt m'abattre
Pour m'empêcher de souffrir

 

 


J'ai la tête qui éclate
J'voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir

 

 


Laissez-moi me débattre
Venez pas me secourir
Venez plutôt m'abattre
Pour m'empêcher de souffrir
J'ai la tête qui éclate

 

 


J'voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir
Et me laisser mourir

 

 

 

 

 

 

 

 

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MICHEL BERGER

LUC PLAMONDON

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 octobre 2026

LA MORT VOUS VA SI BIEN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Plus je respire, moins je m’inspire.
Le pire n’est jamais sûr, entends-je dire parfois.
Mais au moins, si le pire ne dépare pas, on fige l’esprit.

 


Mort aux rats.
Mort de rire.
Marre de tout.
Mur qui se défonce.
Sol qui se dérobe.
Mort si rêche.
Mort sans soupir.

 


Je vous veux sans dépérir.
En toute franchise.
Sans grands discours.
Il y aura toujours quelqu’un pour tirer la gueule.
Pas besoin de m’accompagner,
Je trouverai le chemin.

 


Seul comme depuis mon enfance.
Mort en silence.
Mort sans agitation.
Seul un souffle s’éteignant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PAULO JORGE LOBO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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PAULO JORGE LOBO, ESPRIT, MORT, DEPRESSION, CHEMIN,


 

 
 

3 octobre 2026

C’EST LE BORDEL EN FRANCE ? C’EST LA FAUTE À MÉLENCHON…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ces temps " agités ", ces temps de crise ou l'on emprisonne des centaines de gamins déterminés à dénoncer,  à l'heure ou les dirigeants de cette  " belle France " n'hésitent pas à lancer leurs cerbères - le lendemain de la visite du Pape - contre des lycéens, les éborgnent, les frappent, bref anéantissent toute velleité d'évolution et de changement, je me fais un devoir de publier ces textes magistraux  de " Franki Vasko " ... N'en déplaise à certaines  âmes chagrines, ces textes ont largement leur place dans un blog littéraire....

 

 

 

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" Je ne veux pas écrire propre. Le propre me rend nerveux. Les phrases propres arrivent à l’heure, portent une chemise repassée et savent quelle fourchette utiliser pour le poisson. Elles ne renversent rien. Elles ne sentent rien. Elles meurent généralement très jeunes, mais personne ne s’en aperçoit parce qu’elles ont été correctement ponctuées.

Très peu pour moi. Je veux une écriture qui transpire. Une écriture qui défonce la porte ...."

 

Franki Vasko

 

 

 

 

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La France est dans la merde. Pas la petite merde élégante qu’on dissimule sous un communiqué de Matignon avec trois graphiques PowerPoint et un ministre qui répète « trajectoire budgétaire » jusqu’à ce que tout le monde s’endorme. Non. LA GROSSE MERDE. Celle qui colle aux godasses de la République.

 

 


Les lycées grondent. Les finances publiques toussent. Le gouvernement cherche du pognon derrière les radiateurs. Les gens gueulent. Les jeunes descendent dans la rue. Les vieux regardent leur retraite avec la même inquiétude qu’un naufragé regarde monter l’eau dans la cabine.

 

 


Et quand la France patauge dans son propre jus, il faut trouver un responsable.

 


Heureusement, on en a un.

 


JEAN-LUC MÉLENCHON.

 


Méluche. Le couteau suisse du désastre national. Le type est devenu tellement pratique qu’on devrait le ranger dans la boîte à gants de la République avec le gilet jaune et le constat amiable.

 

 


Un lycée bloque ? Mélenchon. Une manif part en sucette ? Mélenchon. Ton TER arrive avec quarante minutes de retard et une odeur de pisse dans les chiottes ? Mélenchon.

 

 


T’as perdu les clés de ta bagnole ? C’EST CE SALAUD DE JEAN-LUC. Il est venu à 4h18, probablement déguisé en facteur bolivarien, et les a foutues dans le bac à légumes pour déstabiliser l’ordre républicain.

 

 


Ta femme te casse les couilles depuis le petit-déjeuner ? Mélenchon. Il lui a envoyé un message sur Telegram : « Camarade, demande-lui encore pourquoi il n’a pas vidé le lave-vaisselle. La rupture commence maintenant. »

 

 


Ton café est froid ? LFI. Ton Wi-Fi rame ? LFI. Ta prostate gonfle ? Mélenchon. Ta belle-mère débarque dimanche avec son gratin de courgettes dégueulasse ? VIOLENCE POLITIQUE DE LA FRANCE INSOUMISE.

 

 


À ce rythme-là, demain, un type va glisser sur une crotte de caniche boulevard Saint-Germain et on aura six heures de direct :

 


« EXCRÉMENTS SUR LA VOIE PUBLIQUE : LFI SOUFFLE-T-ELLE SUR LES BRAISES ? »

 

 


Plateau spécial. Douze éditorialistes. Trois anciens ministres. Un préfet à la retraite. Un sondeur. Et un expert en merde canine expliquant, sourcils froncés, que Jean-Luc Mélenchon entretient « un rapport particulièrement ambigu à la défécation républicaine ».

 

 


Putain.

 


Le mec est partout.

 


La dette publique ? Mélenchon. Le déficit ? Mélenchon. Les hôpitaux qui tirent la langue ? Mélenchon. Les profs qui craquent ? Mélenchon. Le trou dans ta rue dans lequel pourrait disparaître une Twingo ? MÉLENCHON.

 

 


À ce niveau-là, arrêtons de déconner.
C’EST THANOS, ce super-vilain de l'univers Marvel.
Il possède les six pierres d’infinité du bordel français : dette, déficit, manifs, grèves, lycées, moustiques.
Un claquement de doigts et BIM : un éditorialiste hurle « bordélisation ». Un deuxième : bandeau rouge.

 


« MÉLENCHON VA-T-IL TROP LOIN ? »

 


Sauf qu’il y a un petit détail qui vient foutre une crotte dans cette magnifique mayonnaise médiatique :
MÉLENCHON N’EST PAS AU POUVOIR.
Eh ouais.
Ça, c’est emmerdant.

 

 


Parce que la dette publique française (3595,5 milliards d’euros) ne s’est pas matérialisée un dimanche soir après un apéro chez les Insoumis. Mélenchon n’a gouverné ni sous Sarkozy, ni sous Hollande, ni sous Macron. Il n’a pas dirigé Bercy pendant toutes ces années pendant que les gouvernements successifs empilaient crises, déficits, dépenses, choix budgétaires et promesses électorales comme un alcoolique empile les cadavres de bouteilles sous son évier.

 

 


Alors oui. On peut critiquer Mélenchon. Ses outrances, ses colères, ses provocations, ses stratégies, son ego suffisamment volumineux pour disposer de son propre code postal. On peut examiner les actes de LFI, les critiquer, les confronter aux faits. C’est même le boulot.

 

 


Mais transformer Mélenchon en SIPHON À MERDE UNIVERSEL DE LA RÉPUBLIQUE, celui dans lequel on évacue chaque dysfonctionnement du pays, devient tellement pratique qu’on finit par oublier la seule question qui compte :

 


QUI TENAIT LE VOLANT ?

 


Qui gouvernait ? Qui votait les budgets ? Qui avait Bercy ? Qui promettait de réduire la dette ? Qui décidait ?
Putain, que c’est chiant, les faits.
Il faut des dates. Des budgets. Des responsabilités. Des nuances. Alors qu’un bon vieux « C’EST LA FAUTE À MÉLUCHE », ça tient dans un bandeau télé. Ça claque. Ça évite de regarder la plomberie pendant que la baraque prend l’eau.

 

 


Alors demain matin, quand ton grille-pain sera mort, que ta femme fera la gueule, que ton gosse sera complètement déchiré au shit et à la 8.6 et qu’un putain de moustique t’aura bouffé la couille gauche pendant la nuit, ne cherche surtout pas d’explication compliquée.
Allume la télé.
Quelqu’un finira bien par prononcer son nom.

 


JEAN-LUC MÉLENCHON.

 


Celui qui a foutu la France dans la merde sans être au pouvoir. 

 


Trop fort ce mec. 

 

 

 

 

 

 

 

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FRANKI VASKO

https://www.facebook.com/franki.vasko.1

 

 

 

 

 

 

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Oeuvre Jean-Michel Basquiat

Oeuvre Jean-Michel Basquiat

3 octobre 2026

MACRON, NUÑEZ ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ces temps " agités ", ces temps de crise ou l'on emprisonne des centaines de gamins déterminés à dénoncer,  à l'heure ou les dirigeants de cette  " belle France " n'hésitent pas à lancer leurs cerbères - le lendemain de la visite du Pape - contre des lycéens, les éborgnent, les frappent, bref anéantissent toute velleité d'évolution et de changement, je me fais un devoir de publier ces textes magistraux  de " Franki Vasko " ... N'en déplaise à certaines  âmes chagrines, ces textes ont largement leur place dans un blog littéraire....

 

 

 

 

 

 

 

 

" Je ne veux pas écrire propre. Le propre me rend nerveux. Les phrases propres arrivent à l’heure, portent une chemise repassée et savent quelle fourchette utiliser pour le poisson. Elles ne renversent rien. Elles ne sentent rien. Elles meurent généralement très jeunes, mais personne ne s’en aperçoit parce qu’elles ont été correctement ponctuées.

Très peu pour moi. Je veux une écriture qui transpire. Une écriture qui défonce la porte ...."

Franki Vasko

 

 

 

 

 

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MACRON, NUÑEZ : ÇA VOUS FAIT BANDER, VOS ROBOCOPS CONTRE LES LYCÉENS ?

 


Alors les gars ? Ça vous fait quoi ? Un petit frisson républicain dans le slip quand vous voyez une ligne de CRS avancer vers des lycéens ? Casques. Boucliers. Matraques. Lacrymos. Fourgons.

LA PUTAIN DE RÉPUBLIQUE TRANSFORMÉE EN ROBOCOP.

 

 


En face ? Des mômes. Des sacs Eastpak, des Nike, des capuches, des pancartes écrites au marqueur. Des gamins qui gueulent parce que leurs lycées partent parfois en couille, que les profs manquent et qu’on leur vend l’avenir comme une boîte de raviolis : photo magnifique sur l’emballage, vieille sauce marron à l’intérieur. Et pour discuter avec eux ? CRS.

 

 


Bordel. Je sais. Il y a des casseurs. Des incendies. Des dégradations. Des connards qui balancent des trucs sur les flics, qui en profitent pour foutre le bordel et s’en branlent des revendications. Et non, avoir dix-sept ans ne transforme pas magiquement une connerie en acte révolutionnaire. Mais justement : L’ÉTAT, LUI, N’A PAS DIX-SEPT ANS. Il n’est pas censé avoir les nerfs d’un pitbull enfermé dans une Twingo en plein soleil.

 

 


Il a des ministres, des préfets, des recteurs, des conseillers, des médiateurs, des énarques, des experts. Probablement même un sous-directeur adjoint chargé de la coordination interministérielle du trombone à papier. Et avec toute cette putain d’intelligence administrative, on finit encore devant un lycée avec : « GÉRARD, PASSE LE LACRYMO. »

 

 


Magnifique. Bienvenue dans l’Éducation nationale 2026. Maths à 8 heures. Philo à 10 heures. Cantine à midi. Gazage pédagogique à 14 h 30. Interpellation à 16 heures. Devoir maison pour lundi : « La République écoute-t-elle sa jeunesse ? Vous avez quatre heures. Évitez de tousser sur la copie. »

 

 


Macron peut expliquer qu’il faut entendre les inquiétudes de la jeunesse tout en condamnant les violences. Nuñez peut mobiliser ses forces. Les communiqués peuvent ronronner. Les préfets peuvent préfectorer. Et les chaînes d’info peuvent inviter huit types de plus de soixante ans en costume à 1200 balles pour expliquer ce que ressent Kevin, 16 ans, qui court devant un nuage de lacrymo. Tout va bien. LA DÉMOCRATIE DISCUTE. Avec un casque, un bouclier et un putain de fourgon derrière.

 

 


Le plus obscène est peut-être là : cette facilité à transformer un problème politique en problème d’ordre public. Le gamin gueule ? Encadrement. Il bloque ? Évacuation. Il insiste ? Interpellation. Et après, on convoquera un GRENELLE DE LA JEUNESSE dans une salle climatisée avec badges plastifiés, jus d’orange beurk et PowerPoint : « RETISSER LE LIEN DE CONFIANCE AVEC LES 15-18 ANS. »

 

 


Mais allez vous faire foutre. Vous voulez retisser le lien ? Commencez peut-être par arrêter de le passer dans une putain de matraqueuse administrative. Un lycéen n’est pas un ennemi intérieur. Un lycée n’est pas Falloujah. Un CRS n’est pas un conseiller principal d’éducation avec une armure.
Maintenir l’ordre est nécessaire quand ça dégénère. Mais il existe une différence gigantesque entre maintenir l’ordre et considérer toute colère comme une saleté qu’on nettoie au Kärcher institutionnel. C’est là que ça devient dégueulasse. Quand le casque arrive avant l’écoute. Quand le bouclier arrive avant la discussion. Quand la République ressemble davantage à un vigile de boîte de nuit qu’à la mère patrie qu’elle adore foutre sur ses frontons.

 

 


LIBERTÉ. ÉGALITÉ. FRATERNITÉ. Et si ça gueule trop fort : DISPERSEZ-VOUS.

 

 


Macron. Nuñez. Il y a des casseurs ? Isolez-les. Des violences ? Poursuivez-les. Mais derrière la fumée, il y a aussi des gamins. La génération à qui vous répétez depuis l’école primaire que la démocratie, c’est parler, contester, débattre, manifester. Alors évitez de leur enseigner la deuxième partie du programme : COMMENT COURIR PLUS VITE QU’UN CRS.

 

 


Parce qu’un môme qui reçoit sa première leçon politique dans un nuage de lacrymo risque de s’en souvenir longtemps. Et quand, dans dix ans, vous organiserez un putain de colloque à 400.000 euros pour comprendre pourquoi cette génération ne croit plus aux institutions, gardez le PowerPoint.
Ils vous auront déjà donné la réponse. Trois mots :

 


ON ÉTAIT LÀ.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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FRANKI VASKO

https://www.facebook.com/franki.vasko.1

 

 

 

 

 

 

 

 

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Oeuvre Jean-Michel Basquiat

Oeuvre Jean-Michel Basquiat

                                                                                      

1 octobre 2026

IMPLICATIONS PHILOSOPHIQUES ... Extrait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Je dis : douceur des mots
Quand tu rentres le soir du travail harassant
Et que des mots t’accueillent
Qui te donnent du temps.
Car on tue dans le monde
Et tout massacre nous vieillit.

 

 


Je dis : douceur,
Pensant aussi
À des feuilles en voie de sortir du bourgeon,
À des cieux, à de l’eau dans les journées d’été,
À des poignées de main.

 

 


Je dis : douceur, pensant aux heures d’amitié,
À des moments qui disent
Le temps de la douceur venant pour tout de bon,
Cet air tout neuf,
Qui pour durer s’installera. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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EUGENE GUILLEVIC

 

 

 

 

 

 

 

 

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EUGENE GUILLEVIC, DOUCEUR, NATURE,

Oeuvre Georges Anatolievich de Pogedaieff

 
1 octobre 2026

UN AUTOMNE A TANGER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lui sous la pluie
D’un automne à Tanger
Lui qui poursuit
Son puzzle déglingué
Lui dans sa nuit
D’un automne à Tanger
Lui qui détruit
Son ombre inachevée

 

 


Nous venions du soleil
Comme des goélands
Les yeux fardés de ciel
Et la queue dans le vent
Mais nous nous sommes perdus
Sous le joug des terriens
Dans ses rades et ses rues
Réservés au pingouins

 

 


Lui sous la pluie
D’un automne à Tanger

Lui qui poursuit
Son puzzle déglingué

 

 


Les vagues mourraient blessées
A la marée sans lune
En venant féconder
Le ventre des lagunes
Et nos corps écorchés
S’immolaient en riant
Sous les embruns glacés
D’une chambre océan

 

 


Lui dans sa nuit
D'un automne à Tanger
Lui qui détruit
Son ombre inachevée

 

 


D'ivresse en arrogance
Je reste et je survis
Sans doute par élégance
Peut-être par courtoisie
Mais je devrais me cacher
Et parler à personne
Et ne plus fréquenter
Les miroirs autochtones

 

 


Lui sous la pluie
D'un automne à Tanger
Lui qui poursuit
Son puzzle déglingué
Lui dans sa nuit
D'un automne à Tanger
Lui qui détruit
Son ombre inachevée

 

 

 

 

 

 

 

 

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HUBERT FELIX THIEFAINE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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EMMILA GITANA
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