PATRICK ACOGNY... Extrait
Il m’arrive de me demander si, en enseignant, je risque d’essentialiser les danses africaines. Ces danses viennent de contextes précis, de fonctions sociales et rituelles. Elles portent des savoirs situés et des mémoires vivantes.
Et pourtant, je travaille avec le contemporain, avec la création, avec des corps venus d’ailleurs. Alors la question revient: où se situe la juste distance entre tradition et transformation
Ce que je constate, c’est que la tradition n’est pas immobile. Elle se réinvente, elle circule, elle se recompose. Transmettre, pour moi, c’est respecter les logiques profondes des danses sans prétendre les figer. C’est avancer avec elles, sans les réduire ni les sacraliser.
Je partage cette pensée ici comme un simple point de vigilance. Un rappel que la danse est un terrain vivant, en mouvement constant, qui demande autant de mémoire que de lucidité.
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PATRICK ACONY
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