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EMMILA GITANA

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17 novembre 2010

COMMUNE PRESENCE...Extrait

COMMUNE PRESENCE...Extrait
Les sentiers, les entailles qui longent invisiblement la route, sont notre unique route, à nous qui parlons pour vivre, qui dormons, sans nous engourdir, sur le côté." . RENE CHAR . Oeuvre Sébastien Jacqmin
17 novembre 2010

URGENCE DE L'INACCOMPLI

URGENCE DE L'INACCOMPLI
Écrire c'est brûler vif, mais c'est aussi renaître de ses cendres. Blaise Cendrars, L'Homme foudroyé, 1945 Ce goût de cendre, quand donc nous quittera-t-il ? Et cette mélancolie des plus noires, — celle des ruines. Faut-il toujours des ombres pour voir...
17 novembre 2010

COMME ELLE EST GRANDE LA SOLITUDE DU ROSSIGNOL

COMME ELLE EST GRANDE LA SOLITUDE DU ROSSIGNOL
Comme elle est grande la solitude du rossignol sous son modeste pennage roussâtre, il craint toujours les redoutables épines des roses, avec les chats grondants qui rentrent de leur escapade nocturne, l'odoriférant poil mouillé, museau et pattes tout...
17 novembre 2010

DANS LE RESPIR COMMUN...Extrait

DANS LE RESPIR COMMUN...Extrait
Ce n’est pas d’écrire qui est difficile, c’est de le faire sans mentir. Le courant de la vie nous porte vers la nuit. Une même génuflexion sert à prier ou épauler son arme. L’amour est fusillé d’une prière ou d’une balle. La moindre des caresses est fusillée...
17 novembre 2010

LE CHEMIN, ENCORE...Extrait

LE CHEMIN, ENCORE...Extrait
J'y pense souvent. Aux petits matins ruraux quand les platanes accompagnaient les écoliers. Quand les vélos d'enfance dévalaient les jeudis. Quand on mangeait des fruits au goût de fruits. Quand la terre n'était pas ce grand cri de blessure. Ils ont bitumé...
15 novembre 2010

REQUIEM...Extrait

REQUIEM...Extrait
Pourquoi errer, sans se fixer,Pourquoi regarder sans respirer ?Tu dois savoir qu’une seule âmePour deux est fortement soudée.Je te consolerai, je te consoleraiComme personne n’a rêvé de l’être,Et si tu m’offenses d’un mot violent,C’est toi qui souffriras....
15 novembre 2010

DE LA CITE DU OUI A LA CITE DU NON

DE LA CITE DU OUI A LA CITE DU NON
Depuis longtemps, je suis un train qui va et vient De la cité du OUI à la cité du NON Et les fils de mes nerfs ont tissé leur réseau De la cité du NON à la cité du Oui. Dans la cité du NON, c'est la peur et la mort Et les murs des salons y sont peints...
15 novembre 2010

DONNER A VOIR

DONNER A VOIR
Au fond du cœur, au fond de notre cœur, un beau jour, le beau jour de tes yeux continue. Les champs, l’été, les bois, le fleuve. Fleuve seul animant l’apparence des cimes. Notre amour c’est l’amour de la vie, le mépris de la mort. A même la lumière contredite,...
14 novembre 2010

CAHIER DU NOMADE...Extrait

CAHIER DU NOMADE...Extrait
Tu n’es pas venue aujourd’hui et m’as ainsi renduà la simplicité oubliée du tempset c’est comme si tu étais définitivement partie.Je ne sais plus aimer honorablement le coursnaturel des jours.Ma journée entière était une veille algidesous la clarté lointaine...
14 novembre 2010

POESIE VERTICALE ..." UN INFINI SANS NOM "

 POESIE VERTICALE ..." UN INFINI SANS NOM "
La part de ouiqu’il y a dans le nonet la part de nonqu’il y a dans le ouisortent parfois de leurs litset s’unissent dans un autre litqui n’est plus ni oui ni non.Dans ce lit court le fleuvedes plus vives eaux. . ROBERTO JUARROZ .
14 novembre 2010

VELTER

VELTER
Je dois à la poésiela grâce de ton amour.Je dois à son pouvoirl’offrande de ta voix,l’aimantation de ta voix,l’aimantation de ton pas,une passion fabuleuseet nos emportements.Au comble de l’accablementet du meurtre de nous,jamais je ne laisserai direque...
14 novembre 2010

BEATRICE LIBERT

BEATRICE LIBERT
Il y a, fragile, une portequi attend l’heure de ton passage. Il y a, profonde, une plaiequi s’écarte au moindre coup. Il y a, interdite, une fenêtrequi ne s’ouvre qu’à l’aveugle. . BEATRICE LIBERT . Oeuvre Janine Engelen http://users.swing.be/cs/je/i...
13 novembre 2010

A TOUS LES " PATRONS "

A TOUS LES " PATRONS "
"Monsieur, l'érotisme d'une serpillière vous échappe. La sueur des travailleurs d'entretien vous fait sourciller. Sachez que cette longue crinière de coton, épaisse comme une chevelure de femme, mouillée lourdement de détergents corrosifs, tordue comme...
13 novembre 2010

L'OR

L'OR
Issue de l'antre, ma vie s'inaugura par la force d'un martyr. Ainsi, je naquis en un curieux pays. Les hommes jouaient leurs vies pareils à des automates. Leurs yeux avaient la pupille creuse et les prunelles sans couleur. Tous avaient entendu parler...
12 novembre 2010

MEMORIAL POUR LES CHARNIERS...Extrait

MEMORIAL POUR LES CHARNIERS...Extrait
Les peuples que supprime Hier une joie fauve et pieuse en raison De l’Autre refusé pour la gloire du Même, Me lèguent l’ombre de leurs noms flammés par un meurtre aveuglant. Je me dis en mon cœur au deuil lourd tel un glas, Non pour moi seul mais pour...
10 novembre 2010

DEMEURES DU SOUFFLE...Extrait

DEMEURES DU SOUFFLE...Extrait
Rejoindre ce point d'or qui perdure avant le passé après l'avenir ce lieu où le temps n'a plus prise son noyau de vide émerveillé comme le franchissement d'un porche mystérieux qu'ouvrent les caresses donnant sur l'infini. . FRANCESCA YVONNE CAROUTCH...
10 novembre 2010

SONNET LIMINAIRE

SONNET LIMINAIRE
Loin de la joie du fruit possiblece vague à l'âme s'oblitèreévasion du doigt sensibleou le berceau de ton mystère O lente foi dans l'invisiblepierres muettes sous la terrecomme le cœur de l'invisiblederrière un sein qui veut se taire L'ère des êtres se...
10 novembre 2010

MANIFESTE

MANIFESTE
Ici La voix des Arabes libres. La voix de ceux, celles qui ont décidé de briser la loi du silence, combattre le mensonge, redonner la voix aux sans voix, faire entendre le cri des suppliciés, rejeter les chaînes de la soumission, dénoncer les grandes...
10 novembre 2010

L'INSENSE D'UN TEMPS D'INSENSES....Extrait

L'INSENSE D'UN TEMPS D'INSENSES....Extrait
La terre, la grande belle aux cheveux dorésQue pendant les mois d’été j’allais voir sommeillerEt dont je caressais chastement pendant l’étéLe tendre et tiède ventre si frémissant de blé,Dans les bras du plus laid des barbons a fauté.(…)Las ! On n’annonce...
10 novembre 2010

LE CHEMIN DE TETOUAN

LE CHEMIN DE TETOUAN
« Mange » disait grand-mère…Mais il y a si longtemps déjà…Grand-mère venait d’antiques hivers et de mémoires berbères. Un reste de Tétouan lui rappelait des moments heureux et de noires frayeurs.Un sultan avait coupé les oreilles de ses ancêtres pour...
EMMILA GITANA
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