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EMMILA GITANA
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existence
7 juin 2011

LE VOL ARRÊTE

Comme le fruit tombé sans avoir pu mûrir La faute à l’homme, la faute au vent Comme l’homme qui sait en se voyant mourir Qu’il n’aura plus jamais de temps Un jour de plus; il aurait pu chanter Faute au destin, faute à la chance Faute à ses cordes qui...
4 juin 2011

LA MARCHE A L'AMOUR...Extrait

LA MARCHE A L'AMOUR...Extrait
... que vais-je devenir dans ma force fracasséema force noire du bout de mes montagnespour te voir à jamais je déporte mon regardje me tiens aux écoutes des sirènesdans la longue nuit effilée du clocher de Saint-Jacqueset parmi ces bouts de temps qui...
3 juin 2011

L'UBIQUITE D'ETRE..Extrait

L'UBIQUITE D'ETRE..Extrait
J’ai investi sentiers, chardons, crayons et papiers. Ordre, j’ai détruit. Je ne dis pas : Arbre ou rocher, je suis. Ni soir, ni forêt, ni malin verger. Tout ce qui fut dit, tenté, écrit, en ce lieu m’a saisi. Là, je suis. Vision et visière. Déployez le...
3 juin 2011

DIFFICILE SEJOUR

DIFFICILE SEJOUR
Où s’achève-t-il, cet homme, qui dresse sur son visage toute une forêt de chardons pareils aux masques des oiseaux poignants ? Sur la pierre où son regard se casse, ou sur l’intense beauté des lèvres, qui imposent leur vitesse au rêve et tiennent le jour...
1 juin 2011

L'ARBRE

L'ARBRE
Voici venir l’arbre, c’est l’arbre de l’orage, l’arbre du peuple. Ses héros montent de la terre comme les feuilles par la sève, et le vent casse les feuillages de la multitude grondante, alors la semence du pain retombe dans le sillon. Voici venir l’arbre,...
31 mai 2011

RIEN QU'UN CRI

RIEN QU'UN CRI
Rien qu'un cri différé qui perce sous le coeur Et je réveille en moi des êtres endormis. Un à un, comme dans un dortoir sans limites, Tous, dans leurs sentiments d'âges antérieurs, Frêles, mais décidés à me prêter main forte Je vais, je viens, je les...
29 mai 2011

RECOMMENCER

RECOMMENCER
Peu importe où tu t’es arrêté… dans quel moment de ta vie tu t’es fatigué… ce qui importe c’est qu’il est toujours possible et nécessaire de « Recommencer ». Recommencer, c’est se donner une nouvelle chance à soi-même… c’est renouveler les espoirs dans...
27 mai 2011

PIERRE REVERDY

PIERRE REVERDY
Pour éviter l'écueil qui se tient en arrière Qui me suit Qui attend le pas définitif Pour éviter de jamais revenir en arrière Sur le flanc de l'amour qui glisse sans mourir Cet amour qui se dégage mal de tes viscères Ces regards qui n'ont plus ni rime...
25 mai 2011

LE PAYS PERDU...Extrait

LE PAYS PERDU...Extrait
Est-ce que nous vivons dans le monde ou dans son absence ? Dans le passé ou dans son refus ? Dans la peine ou dans son dépassement ? Choisis le privilège d’aimer. Choisis le regard sans distances qui te conduira au cœur des choses choisis l’enfance trop...
17 mai 2011

TU PENSES A QUOI ?

 TU PENSES A QUOI ?
Tu penses à quoi ? A la langueur du soir dans les trains du tiers monde ? A la maladie louche ? Aux parfums de secours ? A cette femme informe et qui pourtant s'inonde ? Aux chagrins de la mer planqués au fond des cours ? Tu penses à quoi ? A l'avion...
13 mai 2011

L'ENNEMI DU JOUR...Extrait

L'ENNEMI DU JOUR...Extrait
Je vis et je vais m’interrogeant de la vie, et l’image méconnaissable de moi-même, ce monde d’air, de roc, de maisons, de lumières, de millions de visages sans lois, sans voix ce cuivre, ce bois verni, ces souffles, ces cris, tournent, couleurs à fleur...
13 mai 2011

YVES HEURTE

YVES HEURTE
(...) Je suis malade de naissance.On me jeta hors de ma mère Comme d'une fenêtre Et je hurlai d'ensoleillance Au milieu de voisins buvant leur café noir. Bien le bonjour quand même O ma terre Petite pomme tiède encor Sur les branches du froid. J'ai grand...
11 mai 2011

ARMAND ROBIN

ARMAND ROBIN
Le temps m’a rajeuni jusque dans mon enfance,Je ne sais plus combien j’ai souffert, ni pourquoi,Mais je sais, aujourd’hui que je suis transparenceEt qu’à force d’oubli je reviens près de moi,Combien je vais bénir l’objet de ma souffrance. j’ai retrouvé...
11 mai 2011

L'USAGE DU MONDE...Extrait

L'USAGE DU MONDE...Extrait
« Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire, et vous replace devant ce vide qu’on porte en soi, devant cette espèce d’insuffisance centrale de l’âme qu’il faut bien apprendre à côtoyer, à combattre,et...
10 mai 2011

CARMEN CONDE...

CARMEN CONDE...
Le monde des autres s'écoule ( Le néant de la vie les noie.) Nul temps, si ample soit-il, ne les accueille pour jouir sans heurts de l'ailleurs. Tout va sans répit, l'impatience est l'ordre cardinal de leur existence. Tu es l'un d'eux, de ceux qui courent...
8 mai 2011

EN ETAT DE POESIE...Extrait

EN ETAT DE POESIE...Extrait
Seuls les oiseaux confiants de l’enfance peuvent aider un homme en exil à voyager jusqu’aux premières années de sa vie. Ce matin d'août le sûr radar d'un colibri guide mon sang dans l'espace le plus secret d'un amandier où je découvre enfin la rage et...
6 mai 2011

JUSTE LA

JUSTE LA
Dans la paisible douleur qui te perturbe quand tu saisis au loin comment vibre ou halète l’innocence de l’autre dans la désolation muée en chrysalide dans le silence plein de mots non-nés dans le creux des pleurs immérités dans ton absence de dieux dans...
3 mai 2011

UN SI LONG PARCOURS....Extrait

UN SI LONG PARCOURS....Extrait
(....) Nous cherchons ce lieu de vertige où les rumeurs de la vie s’irisent de lumière, ce lieu de nulle part, oiseau fulgurant et avide, étrange et mauve, aux ailes déployées vers l’absence et le rêve. Chasseurs entêtés de l’ailleurs, nous flottons,...
3 mai 2011

LE JEU DE LA VIE

LE JEU DE LA VIE
Le jeu de la vie, ses poids et ses mesures, tous ces mots que l'on ne comprend pas dans l'atelier du temps, la longue nuit qui précède la brise et les rayons lumineux d'un enfantement… Devant tout cela, les hommes ont besoin du calcul et des chiffres,...
26 avril 2011

COULEURS DU MONDE...Extrait

COULEURS DU MONDE...Extrait
Merveille comme une larme qui s’isole Sur une lame de l’hiver Le beau geste de pleurer réinventé La couleur devenue plus amère Avec ce bleu qui se décharne Mais comment se tenir sur le fil Où le ciel baisera la montagne ? Ce jour ne pleure pas Le vent...
EMMILA GITANA
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