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EMMILA GITANA
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20 décembre 2011

JACQUES ANCET

JACQUES ANCET
Printemps blessé. Vent labouré de songes.Parmi la boue et l'herbe du cheminle pas célèbre un rite très ancien. Braise qui meurt sous la cendre, la plaineau loin s'enfuit touchée par les nuages.Les champs roulent leur houle qui se brise immobile et brutale....
18 décembre 2011

EN CHEMIN

EN CHEMIN
Je marche sur les hauteurs des bois en avant des promontoires glissants, Vers les brouillards d’été qui s’enfument à l’approche des sommets et se lovent sur les parois douces des arbres ; Je progresse à l’avant des terres cadastrées par les loups et les...
12 décembre 2011

J'ADHERE

J'ADHERE
J'adhère au chant du berger solitaire qui use du bois de son propre coeur pour alimenter le feu du créateur J'adhère au voyou à l'oeil louche qui jette son mégot contre une meule de paille pour griller l'antre du métayer J'adhère à la jeune fille qui...
10 décembre 2011

LUMIERE NATALE...Extrait

LUMIERE NATALE...Extrait
Hier est le nom de la nuit. Les morts ont labouré la terre, Le grain demeure enseveli. Nul n’est venu, nul ne viendra Moissonner sa propre lumière. Souffle le vent d’une autre vie, Ce qui était, ce qui sera Retourne à la même poussière. Demain est le...
9 décembre 2011

RECUEILLEMENTS

RECUEILLEMENTS
à ma mère « Les oiseaux ignorants poursuivent leur chemin et nous, très humblement, le poursuivrons aussi, la neige de l’hiver blanchira nos cheveux et la rafale glacée blessera nos tempes. » (Pablo Neruda, Cahiers de Temuco) . ossature d’Ève pardonnée...
9 décembre 2011

ÎLE PRECAIRE...Extrait

ÎLE PRECAIRE...Extrait
Mais cela même Ton nom sur la page Comme une île infiniment Comme une île tout au bord Le temps à peine… L’écriture comme un regard S’injecte du sang nécessaire au souffle Ton cœur s’écarquille aux quatre vents . GUY ALLIX . Oeuvre Jean Chainey http:...
9 décembre 2011

GUY ALLIX

GUY ALLIX
Même si tout au bout s’effondre la main qui l’a porté, il reste ce geste à l’infini. Le vrai de toi qui s’imprime dans un souffle. La rumeur à l’œuvre de ton corps. . GUY ALLIX . Oeuvre Odilon Redon
3 décembre 2011

ODE A LA BLANCHEUR

ODE A LA BLANCHEUR
Je ne veux pas mourir comme on meurt en novembre avec ce rien de nuit qui nous remplit les yeux et cette fin du monde au bout de nos regards quand le souffle pesant qui trahit notre pose une dernière fois nous déçoit de silence et qu'il faut vérifier...
3 décembre 2011

ECRITS...Extrait

ECRITS...Extrait
Des cris jetés au feu des mots jetés aux fers des manches aux cognées des cognées aux forêts une ortie à l'enclume des marteaux aux marteaux des marteaux à la rouille du sel gemme aux vieux clous jetés, jetés en désespoir de l'Homme la femme après la...
2 décembre 2011

LETTRES AUX HIRONDELLES ET A MOI-MÊME

LETTRES AUX HIRONDELLES ET A MOI-MÊME
Mes chères hirondelles, Peu importe que le monde soit en guerre ou en paix, vous vous êtes les mêmes et aujourd’hui c’est vous qui m’évoquez ici celles de là-bas. Vous montrez que le ciel est une feuille sur laquelle penser, sur laquelle écrire, page...
27 novembre 2011

UNE COLOMBE,UNE AUTRE...Extrait

UNE COLOMBE,UNE AUTRE...Extrait
Comme est immense en toi le blanc cette neige à perte de dire Il faudrait un ciel hölderlin avec des visions majuscules des mots comme des angélus & des énigmes pour les anges Il faudrait un jour aussi vaste que la vaste nuit de l'aveugle ravi par des...
27 novembre 2011

ANACHRONIQUE...Extrait

ANACHRONIQUE...Extrait
Qui est innocent vraiment en ce monde Connais-tu un grillon qui le soit encore Quelle eau est pure vraiment aujourd'hui coule vers une mer vraiment pure Quel ciel respire ne donne pas du poison à ses hirondelles donne son bleu sans nuageuse arrière-pensée...
19 novembre 2011

L'OUTREPASSANTE

L'OUTREPASSANTE
À René Char Habiter la halte brèveLa rive avant la traverséeLa distance fascinée qui saigneEt la pierre verte à l'anse des ponts Dans la nuit sans fin du splendide amourPorter sur l'ombre et la détruireNos voix de lave soudain belliqueusesL'amont tremblé...
18 novembre 2011

LE POEME CONTINU...Extrait

LE POEME CONTINU...Extrait
L'eau possède un son. Mer intarissable glissant dans le silence. Je tends l'oreille à contre-courant du monde: je m'entends de l'intérieur. (....) Ma vie résonne du tumulte des plus anciens visages (...) Miroir qui regarde un miroir: image arrachant à...
18 novembre 2011

POESIE ET MUSIQUE...Extrait

POESIE ET MUSIQUE...Extrait
La langue primordiale, s'il en fut une, celle, peut-être d'avant la mythique Tour de Ba- bel,n'était-elle pas Musique, c'est-à-dire poésie, vibration incantatoire ? (Rappelons-nous le mot latin"carmen"qui signifie tout aussi bien "chant" que "incantation,...
13 novembre 2011

MATINALE DE MON PEUPLE...Extrait

MATINALE DE MON PEUPLE...Extrait
Que furent la terre qui s'ouvre, le typhon qui s'abat sur la maison natale, à côté de vous, Proconsuls des ténèbres ! Les enfants meurent de soif au milieu des fontaines. A la porte des camps, avant de disparaître, les jeunes hommes injurient leurs bourreaux...
13 novembre 2011

LE CONTE D'ETE...Extrait

LE CONTE D'ETE...Extrait
(...) sommes-nous cette fable que notre corps raconte sommes-nous le mot de l'énigme un presque vivre ou un presque mourir quelque chose d'étrange entre Dieu et poussière sommeil comme désert ou village sous la neige . RAYMOND FARINA .
8 novembre 2011

TESTAMENT PHONOGRAPHE...Extrait

TESTAMENT PHONOGRAPHE...Extrait
C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude....
4 novembre 2011

UN BRASIER DORT SOUS L'ECHO

UN BRASIER DORT SOUS L'ECHO
Cette effroyable résignation à être des consommateurs et des pourvoyeurs de mort, à sortir en rangs disciplinés des usines, des rues, des misères, des échecs, pour aller faire la guerre à l’autre, pour aller détruire et revenir sagement se faire enchaîner...
1 novembre 2011

LES MOTS TRACENT...Extrait

LES MOTS TRACENT...Extrait
Autour d’un mot comme autour d’une lampe. Impuissant à s’en défaire, condamné, insecte, à se laisser brûler. Jamais pour une idée mais pour un mot. L’idée cloue le poème au sol, crucifie le poète par les ailes. Il s’agit, pour vivre, de trouver d’autres...
EMMILA GITANA
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