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EMMILA GITANA

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21 août 2011

A L'OREE DU JOUR...Extrait

A L'OREE DU JOUR...Extrait
Attente de l’instant, oui attente avec des mots qui tremblent des souvenirs qui brûlent attente de ce retour sur la pierre du seuil en même temps qu’une respiration et l’ultime odeur de l’hiver C’est le printemps, c’est le retour et j’attends le premier...
20 août 2011

ALAIN BORNE

ALAIN BORNE
La musique même était noire c’est la nuit qui par elle criait si longue et sans étoiles semblable aux entrailles d’une bête qui nous aurait mangés. Et le jour serait de la même soie s’il revenait et maille à maille de la même soie serait la vie. Maille...
20 août 2011

ECRIRE ÊTRE AU MONDE...Extrait

ECRIRE ÊTRE AU MONDE...Extrait
Ecrire être au monde comme un carré de terre semé d’orchidées mauves et de plumes d’oiseaux Etre dans la sève pour revenir chaque saison dans les lumières dans les mémoires Ecrire les soleils et les océans écrire sous l’écorce l’histoire et l’imaginaire...
20 août 2011

RESERVES D'ALLIANCES...Extrait

RESERVES D'ALLIANCES...Extrait
« donnant du temps à toutes les feuilles de la rose épineuse à la tige et au terreau et toi lente pousse élan ne broute pas la prose prise de conscience ne récuse pas l’incalculable don redonne à chaque gorgée son lot de source comme à toute parole sa...
20 août 2011

OEIL DU COEUR

OEIL DU COEUR
La pluie dans la mémoire, est-ce que ça mouille ? N’est-ce pas déjà une éponge toute imbibée, la mémoire ? Jamais ne s’essore, la mémoire. L’œil, qui est celui du cœur est sans cesse ouvert ; j’y distingue l’homme sur son chemin de pluie, fantomatique,...
16 août 2011

PREMIERE DU MONDE

PREMIERE DU MONDE
A Pablo Picasso Captive de la plaine, agonisante folle, La lumière sur toi se cache, vois le ciel : Il a fermé les yeux pour s'en prendre à ton rêve, Il a fermé ta robe pour briser tes chaînes Devant les roues toutes nouées Un éventail rit aux éclats....
16 août 2011

ANGOISSE D'UNE SEULE FIN...Extrait

ANGOISSE D'UNE SEULE FIN...Extrait
Il s'aperçut, en vieillissant, qu'une question, pour lui, prenait, chaque jour, plus d'importance: comment ne pas vieillir? Mais il se trompait de question, celle qu'il aurait dû se poser est la suivante : comment, de la sagesse, conserver toute la jeunesse?...
15 août 2011

BAJAMAR

BAJAMAR
Con tijeras me corté del alfabeto Me castré de ma patrie de tinta y savia Sin que adónde y sin que nada en este Sur Exiliada del eco de mi alfa Soy un suicidio de metáforas Una letra ciega un verbo sin raíz El plenilunio materno erró su itinerario Y me...
15 août 2011

BASSE MER

BASSE MER
Aux ciseaux je me coupai de l’alphabet Je me châtrai de ma patrie* d’encre et de sève Sans où et sans rien dans ce Sud Exilée de l’écho de mon alpha Je suis un suicide de métaphores Une lettre aveugle un verbe sans racine La pleine lune maternelle se...
15 août 2011

POEMA DOBLE DEL LAGO EDEM

POEMA DOBLE DEL LAGO EDEM
Era mi voz antigua ignorante de los densos jugos amargos. La adivino lamiendo mis pies bajo los frágiles helechos mojados. ¡Ay voz antigua de mi amor, ay voz de mi verdad, ay voz de mi abierto costado, cuando todas las rosas manaban de mi lengua y el...
15 août 2011

DOUBLE POEME DU LAC EDEM...Extrait

DOUBLE POEME DU LAC EDEM...Extrait
[...] Je veux pleurer parce que j’en ai envie comme pleurent les enfants du dernier banc, parce que je ne suis homme, poète ni feuille, mais pulsation blessée qui sonde les choses de l’autre côté. Je veux pleurer en disant mon nom, rose, enfant et sapin...
15 août 2011

L'INEFFABLE, L'INAPERCU

L'INEFFABLE, L'INAPERCU
La blancheur – couleur d’absence de couleur – est tellement agressive que, pour être lus, les vocables l’attaquent de front, syllabe après syllabe, lettre après lettre ; jamais collectivement mais isolément. « Stratégie de l’écriture » disait-il. Violence...
14 août 2011

NOUS DEUX

NOUS DEUX
Ils sont partis sans crier gare Avec leurs mômes et leurs guitares Nos frères gitans de Saint-Ouen. Elles sont parties, à tire-d'aile Et sans retour, les hirondelles Paris n'en avait plus besoin. Flots de béton et de bêtise Faut des drugstores et du strip-tease...
14 août 2011

DESOBEISSANCE CIVILE

DESOBEISSANCE CIVILE
Trop nombreux sont ceux qui ont oublié le passé L'histoire de l'homme, une honte, faut-il te le ressasser ? Le monde, une spirale où les mêmes erreurs sont retracées A force de côtoyer l'horreur, nos cœurs sont devenus glacés Nous parlent que de profits,...
13 août 2011

LE FIGUIER

LE FIGUIER
Qu'est-ce qui fait retentir l'aubade du maestro qui souffle dans les nuages, brise légère ou fort vent du nord? Est-ce l'ange qui voltige, le vent léger qui folâtre de rameaux en rameaux, gais et contents ; ou bien la fleur qui envoie du gazon le fin...
13 août 2011

LES MOTS MANQUANTS...Extrait

LES MOTS MANQUANTS...Extrait
(...) il manque toujours un mot à la place du silence un seul mot pour vrai je cherche encore un mot qui serait fait pour moi juste un tout petit mot parmi les traîtres mots un mot réel et bien vivant un mot de rien qui dise tout je cherche encore un...
13 août 2011

LA TERRE CET ANIMAL...Extrait

LA TERRE CET ANIMAL...Extrait
" Quand on marche dans les aubes d’un continent vieux il arrive que des ancêtres nous bousculent en nous prenant les mains et nous tombons à genoux pour sentir le ciel dans le sol ." . LAURE MORALI .
13 août 2011

POEME

POEME
Pour Suzanne N. « Je ne connais pas les jours perdus en chemin le sifflement des oiseaux sur la terre de repos Je les sais tous les deux allongés en plein vent à l’ombre centenaire d’une église de mer Je ne connais pas le nom des gens qui passent sans...
12 août 2011

SOLO LE PIDO A DIOS

Sólo le pido a Dios Que el dolor no me sea indiferente, Que la reseca muerte no me encuentre Vacío y solo sin haber hecho lo suficiente. Sólo le pido a Dios Que lo injusto no me sea indiferente, Que no me abofeteen la otra mejilla Después que una garra...
12 août 2011

CHANTS DE LA BALANDRANE...Extrait

CHANTS DE LA BALANDRANE...Extrait
Ne vient pas trop tôt, amour, va encore ;L'arbre n'a tremblé que sa vie ;Les feuilles d' avril sont déchiquetées par le vent. La terre apaise sa surfaceEt referme ses gouffresAmour nu, te voici, fruit de l'ouragan !Je rêvais de toi décousant l'écorce....
EMMILA GITANA
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