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EMMILA GITANA
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23 octobre 2013

AGNES SCHNELL

AGNES SCHNELL
Soudain le vent s’affole et nous les bras chargés de silences nous aveugles consentants nouons nos voix à l’imprévisible d’autres voix. Nous et nos secrets nos ivresses à dissoudre le bleu à blanchir le soleil apprenons à ne pas trébucher. . AGNES SCHNELL...
22 octobre 2013

LES PEUPLIERS D'ARGENT

LES PEUPLIERS D'ARGENT
Les peupliers d’argent Qui s’inclinent sur l’eau Savent tout, mais ne parleront jamais. Le lys de la fontaine Tait sa tristesse. Tout est plus digne que l’humanité ! Face au ciel étoilé, la science du silence Appartient à la fleur tout autant qu’à l’insecte....
22 octobre 2013

L'IRREVERSIBLE ET LA NOSTALGIE...Extrait

L'IRREVERSIBLE ET LA NOSTALGIE...Extrait
Au premier abord on peut croire que l’irrévocable et l’irréversible se contredisent : selon qu’on insiste davantage sur la pérennité fidèle d’une durée conservatrice ou sur la fluidité insaisissable du devenir, on accentuera plutôt l’irrévocable ou plutôt...
21 octobre 2013

PATRICK CHEMIN - LE GRAND SOLEIL OCRE

20 octobre 2013

STOCKAGE

STOCKAGE
Le stockage d'arbres gelés dans les profondeurs glacées de la terre Le stockage d'animaux crevés dans les tuyères des fusées supersoniques Le stockage de plantes desséchées dans la racine morte d'une dent à abcès Le stockage défoliants dans les pinèdes...
15 octobre 2013

YVES NAMUR

YVES NAMUR
Combien de roses sont-elles À marcher encore dans le grand pré Et la solitude ? Combien sont-elles, Roses venues de mai Ou des lointaines terres blanches, Combien sont-elles, Qui ne seront jamais tout à fait ouvertes, Qui ne seront jamais que silences,...
13 octobre 2013

QUINZIEME POESIE VERTICALE...Extrait

QUINZIEME POESIE VERTICALE...Extrait
Chaque texte, chaque mot change selon les heures et les angles du jour et de la nuit, selon la transparence des yeux qui les lisent ou le niveau des marées de la mort. Ton nom n'est pas le même, ma parole n'est pas la même avant et après la rencontre...
11 octobre 2013

L'AIGUILLE AVEUGLE...Extrait

L'AIGUILLE AVEUGLE...Extrait
Qui est le fils de l’homme quand les roses déclinent et que la nuit ne ferme plus Le phare fidèle continue à balayer la peau du ciel avec la même application Tu es né ce soir ou ce matin dans tes habits de deuil une épée à ton flanc Regarde bien, si tu...
11 octobre 2013

CORPS DE GLOIRE...Extrait

CORPS DE GLOIRE...Extrait
... J'ai revu hier ma mort qui recousait mon ombre dans le silence étroit d'une porte qui s'ouvre et je lui ai montré l'ébauche de mon âme n'ayant que la notion de l'oiseau dans le vent afin que pourvoyeuse du mystère à venir elle guide mes pas au sortir...
11 octobre 2013

LE MAL DES FANTÔMES...Extrait

LE MAL DES FANTÔMES...Extrait
Ce n'est rien. Je vous dis que ce n'est rien ... A peineun souffle qui pourrait éteindre une bougie une ombre qui te suit sur les murs un peu de sable qui se creuse sous tes pas. Il ne te reste rien de tous ces beaux voyages que quelques timbres-poste...
11 octobre 2013

FIN DU VOL / FINAL DEL VUELO

FIN DU VOL / FINAL DEL VUELO
Faites-moi sous le sable des mers, un cloître tiède pour garder les rêves aux après-midis de pluie et de jasmins qui peuplent mes cheveux et mon front. Et à côté vous poserez l’huile qui nourrira la lampe ; sur un feutre subtil pour ramasser poussière...
10 octobre 2013

UN CHAMP D'ÎLES

UN CHAMP D'ÎLES
Savoir ce qui dans vos yeux berce Une baie de ciel un oiseau La mer, une caresse dévolue Le soleil ici revenu Beauté de l'espace ou otage De l'avenir tentaculaire Toute parole s'y confond Avec le silence des Eaux Beauté des temps pour un mirage Le temps...
6 octobre 2013

LA MORSURE DES MOTS SÛRS...Extrait

LA MORSURE DES MOTS SÛRS...Extrait
Il y a des mots qui font plus mal qu’une claque. Des mots qui claquent dans la malle de la mémoire. À la consigne de l’oubli, j’ai planqué ma mémoire. Elle est revenue puisqu’elle m’est recommandée, paraît-il. « Am’nez-y, am’nezy, elle est à lui ! » hurlait...
6 octobre 2013

ESTHETIQUE DU MAL

ESTHETIQUE DU MAL
Il ordonne le monde en deux catégories : Celui qui est peuplé, celui qui ne l’est pas. Dans les deux, il est seul. Mais il y a, dans le peuplé, Outre ses habitants, le savoir qu’il a d’eux. Et dans le dépeuplé, ce qu’il sait de lui-même. Quel est le plus...
26 septembre 2013

ANDRE MALRAUX

ANDRE MALRAUX
Lever la tête, lever les yeux et voir. Il est impossible de vivre une vie paisible, sans embûches, sans accidents, sans égratignures, sans épreuves. Ce qui est le plus dur est de les affronter, de pouvoir vivre avec, de pouvoir les faire siennes. Je crois...
26 septembre 2013

JULIE OU LA NOUVELLE HELOÏSE...EXTRAIT

JULIE OU LA NOUVELLE HELOÏSE...EXTRAIT
Le paradoxe du désir, c’est qu’il y a une extrême jouissance à ne pas encore jouir ! Ce bonheur de l’imminence doit beaucoup à l’imagination, qui donne à poursuivre des biens inexistants mais attrayants. Ainsi, la jouissance réside t-elle moins dans la...
22 septembre 2013

ANATOMIE DU MOUVEMENT

ANATOMIE DU MOUVEMENT
C’est bien avec le poing qu’on récite le jour quand les désirs sont à plain dre En mon tant le volume du corps les prix grim pent et la folie est à son plus bas Des for mes ter ro ris tes devan cent la mémoi re Est-ce bien utile d’inven ter de nou veaux...
22 septembre 2013

MANUEL DE SURVIE POUR ADULTE INADAPTE...Extrait

MANUEL DE SURVIE POUR ADULTE INADAPTE...Extrait
On nait tou jours d’un doute. D’une embus cade en coup de fusil au coin d’un lit Alors que la radio des autres hurle au quar tier tran quille per fo rant le silence tapis aux réver bè res. Sous le regard hor ri fié des anten nes du monde prê tes à ren...
21 septembre 2013

MARIA-DOLORES CANO

MARIA-DOLORES CANO
Je suis née et cela me surprend chaque jour les yeux ouverts sur des cils d’azur bleu le miroir j’ai peur d’aimer le monde qui me glisse entre les mains les mots bleus ceux griffés du souvenir des orages je les bois et me gorge de leur essence - terre...
13 septembre 2013

AGNES SCHNELL

AGNES SCHNELL
On n’ose dire les gestes froissés d’insignifiance ou l’arrachement d’un oiseau lourd … On s’enferme on cèle ses orages en un jardin d’absences en un creux froid toujours blessant on se bâtit une carapace un mur à calciner les regards un mur où s’écrase...
EMMILA GITANA
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